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Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC consolide sur les 5.400 pts avant le G7

Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC consolide sur les 5.400 pts avant le G7
Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC consolide sur les 5.400 pts avant le G7
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La semaine s'est soldée par une légère consolidation sans gravité du CAC40 en direction des 5.400 pts, avant un sommet du G7 attendu sous haute tension, et à quelques jours de la réunion monétaire de la Fed. Le CAC a ainsi régressé de 0,3% sur la semaine, mais il parvient en clôture ce vendredi à une progression symbolique de 0,03% à 5.450 pts... La cote américaine s'est quant à elle bien comportée cette semaine, le Nasdaq s'étant même autorisé de nouveaux sommets historiques sur les 7.600 pts...

Sur le marché des changes, l'euro se traite à environ 1,176$ ce vendredi. Sur le Nymex, le baril de brut (contrat de juillet) revient dans la zone des 65$, contre 76$ pour le Brent.

Les dirigeants de 7 des plus grandes économies mondiales se retrouvent ce vendredi pour deux jours à Québec. Ce G7 s'annonce sous haute tension, alors que Donald Trump a déjà annoncé qu'il repartirait plus tôt samedi matin du Canada pour se rendre à Singapour (et discuter dénucléarisation avec la Corée du Nord)... Le président américain se présente particulièrement isolé face à ses partenaires commerciaux ulcérés par les taxes sur les métaux infligées depuis le 1er juin par les États-Unis.

Un communiqué final signé par 6 pays seulement ne semble plus être un tabou, la France et l'Allemagne ayant prévenu les USA qu'ils ne signeraient pas d'accord commun sans concessions. De son côté, le conseiller économique de la Maison Blanche, Larry Kudlow, a averti que Donald Trump n'allait pas revenir sur ses positions... L'ambiance est donc posée.

Sur le réseau social Twitter aujourd'hui, Trump ne desserre pas les dents. "Dans l'attente de redresser les accords commerciaux injustes avec les pays du G-7. Si cela n'arrive pas, nous en sortirons encore mieux!"

"Veuillez dire au premier ministre Trudeau et au président Macron qu'ils facturent des prélèvements massifs aux États-Unis et créent des barrières non monétaires. L'excédent commercial de l'UE avec les États-Unis est de 151 milliards de dollars, et le Canada empêche nos agriculteurs et les autres d'en sortir", avait déjà lancé hier Donald Trump. "Réduisez vos prélèvements et barrières, ou nous ferons plus que compenser!", a menacé le président américain, qui évoque une taxe de...270% imposée par le Canada sur les produits laitiers...

"Si vous regardez ce que le Canada, le Mexique et l'Union européenne nous ont tous fait pendant de nombreuses décennies, nous devons changer cela", a également lancé le président américain.

Emmanuel Macron est arrivé dès mercredi soir à Ottawa, où il a rencontré le Premier ministre canadien Justin Trudeau... Les deux dirigeants ont affiché jeudi un front uni face à Trump, prévenant qu'ils étaient prêts à signer un communiqué final à 6, au lieu de 7, si Donald Trump persistait à vouloir taxer les importations d'acier à 25% et d'aluminium à 10%... La brouille entre l'Europe et Donald Trump porte non seulement sur le commerce, mais aussi sur le nucléaire iranien ou le changement climatique... Mercredi, la chancelière allemande Angela Merkel avait d'ores et déjà déclaré qu'elle était prête à ne pas adopter de communiqué commun au G7, si ce sommet devait acter de nouveaux reculs sur le commerce ou le climat.

MM. Macron et Trudeau ont prévenu en outre que les taxes douanières américaines allaient "faire du mal" aux Etats-Unis eux-mêmes... "Ces actions inacceptables sont en train de faire mal à ses propres citoyens. Ce sont des emplois américains qui vont être perdus", a affirmé M. Trudeau. Invoquer la sécurité nationale pour justifier ces taxes, imposées aux alliés de Washington, est "risible ", a renchéri le dirigeant canadien. Emmanuel Macron a souligné que "le marché des six autres pays du G7 est plus grand que le marché américain". Rappelons que le Groupe des sept (G7) est un groupe informel qui comprend le Canada, la France, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne, le Japon et l'Italie. L'Union européenne participe également aux rencontres du G7.

La Commission européenne a déjà annoncé mercredi la création de taxes additionnelles, dès le 1er juillet, sur une liste de produits fabriqués aux Etats-Unis, allant de l'acier et l'aluminium aux jeans, en passant par les motos ou les cranberries. Le montant des importations visées est de 2,8 milliards d'euros, un niveau toujours inférieur aux marchandises européennes concernées par les taxes Trump (environ 6,4 MdsE). De son côté, le Canada a annoncé des taxes de 16,6 milliards de dollars canadiens (12,8 Mds$ américains) sur des produits américains, un montant équivalent à ses exportations d'acier et l'aluminium vers les Etats-Unis... Quant au Mexique, il a lui aussi prévenu de la mise en place de taxes sur une série de produits américains.

Pour le mois de mai, la Chine a de son côté fait état d'un excédent commercial avec les États-Unis en croissance de 12% à 24,6 Mds$. Ces chiffres devraient conforter Donald Trump dans son opinion et sa résolution à imposer au pays de nouveaux prélèvements douaniers... Notons que l'administration américaine a annoncé un accord permettant de lever les sanctions contre l'équipementier télécom chinois ZTE. Ce dernier va verser une amende de 1 Md$, modifier sa gouvernance et se laisser contrôler par les États-Unis...

Enfin, la réunion monétaire de la Fed se tiendra mardi et mercredi. Elle devrait déboucher sur une hausse des taux d'un quart de point (probabilité de 91,3% selon l'outil FedWatch du CME Group). Le taux des fonds fédéraux serait alors porté entre 1,75% et 2%. La suite des événements sera plus compliquée. A l'issue de la réunion du 19 décembre 2018, qui sera la dernière réunion monétaire de l'année pour la Fed, la probabilité d'un taux des fed funds allant de 2,25 à 2,50% (et donc de deux hausses supplémentaires des taux) est de 36,1%, contre 44,2% pour celle d'un taux allant de 2% à 2,25%.

LES VALEURS

Eutelsat (+5% sur la semaine). Le titre a bénéficié ce jour d'une recommandation favorable d'UBS, qui a par ailleurs soutenu le dossier SES. La banque conseille l'achat du titre Eutelsat, après une sanction jugée excessive.

Ubisoft (+4% sur la semaine) intègre le CAC Next 20 aux côtés de LafargeHolcim, tandis que les dossiers Hermès et Iliad en sortent, selon les résultats de la recomposition des indices de la famille CAC annoncés hier par Euronext.

GTT (+4% sur la semaine) a reçu une nouvelle notification de commande de la part de Hyundai Heavy Industries (HHI) portant sur l'équipement d'une unité de stockage et de regazéification (FSRU) avec son système de confinement cryogénique à membranes Mark III. Ce FSRU de 170.000 m3 sera construit pour le compte d'un armateur européen. Sa livraison est prévue courant 2020.

Michelin (+4% sur la semaine). Jefferies a repris lundi la couverture de la valeur en adoptant une recommandation d'achat et en visant un cours de 135 euros.

Ingenico (+3% sur cinq séances). La remobilisation du courant acheteur s'explique par une note positive de broker. L'équipe d'analystes de Barclays vient en effet de relever de 'pondération en ligne' à 'surpondérer' sa recommandation sur le champion des terminaux et solutions de paiement. Le broker britannique a simultanément rehaussé son objectif de cours de 78 à 91 euros.

Casino (-12% sur cinq jours) était malmené en bourse cette semaine, victime de dégagements après deux notes d'analystes guère favorables. Barclays a réitéré son conseil 'sous-pondérer' sur le dossier tout en coupant sa cible de 38 à 34 euros. Le broker doute de la capacité du groupe à renouer avec un flux de trésorerie positif cette année et fait part de ses craintes sur les prochaines échéances de la dette de Rallye, la holding de contrôle de Casino... Le Credit Suisse reste pour sa part 'neutre' sur Casino mais réduit son objectif de 50 à 42,25 euros.

Eramet (-11% sur la semaine) accuse le coup à Paris. Le titre du groupe minier a corrigé suite à une note d'Exane BNP Paribas. Le broker a dégradé la valeur de 'neutre' à 'sous-performer', malgré un objectif rehaussé de 95 à 104 euros.

Accor (-9% sur cinq jours). Sébastien Bazin a tenté de calmer le jeu cette semaine en minimisant l'intérêt du groupe hôtelier pour une prise de participation dans Air France-KLM, affirmant qu'il existe d'autres moyens pour approfondir ses relations avec le transporteur en difficulté.

Hermes (-7% sur la semaine). Le titre trébuche, malgré la décision de son entrée dans le CAC40 à la place de LafargeHolcim. Le titre était pénalisé cette semaine par une nouvelle dégradation d'analyste. Exane BNP Paribas a, à son tour, abaissé sa recommandation sur le dossier. Le courtier est désormais à 'sous-performer' malgré un objectif maintenu à 498 euros.

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