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Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC 40 redonne un peu de terrain, Air France-KLM rebondit

Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC 40 redonne un peu de terrain, Air France-KLM rebondit
Marchés / bilan hebdomadaire : le CAC 40 redonne un peu de terrain, Air France-KLM rebondit
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les marchés se sont calmés cette semaine avec l'arrivée du mois d'août, même si les publications semestrielles ont encore animé ponctuellement la cote... Le CAC40 a reperdu au final 0,6% à 5.478 pts. Wall Street s'est aussi affiché en ordre plus dispersé, même si le Nasdaq a été soutenu en fin de semaine par l'envolée de Tesla et par les nouveaux sommets d'Apple dont la capitalisation boursière a franchi le cap symbolique des 1.000 Mds$ !

ECO ET DEVISES

Les opérateurs, qui suivent toujours avec inquiétude l'évolution des relations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, ont pris connaissance d'un déficit commercial américain plus lourd que prévu en juin, ainsi que d'un nombre de créations de postes sous les attentes pour le mois de juillet... Le taux de chômage US ressort tout de même conforme aux anticipations, sous la barre des 4% !
En réponse aux nouvelles menaces commerciales des Etats-Unis (relever de 10% à 25% les tarifs douaniers sur 200 Mds$ d'importations chinoises), la Chine s'est dit prête à imposer de nouveaux droits de douane sur des importations de biens américains représentant 60 Mds$...
A noter que la parité euro/dollar évolue désormais sous 1,16. La situation politique en Italie continue de perturber les marchés avec une tension palpable sur les taux transalpins. Les obligations souveraines de l'Italie subissent ainsi à nouveau d'importants dégagements dans un contexte de tensions croissantes au sein du gouvernement italien qui alimente les craintes de nouvelles élections dans le pays...

VALEURS EN VUE

Air France-KLM a rebondi de 12%, soutenu par des notes de brokers moins déprimantes depuis l'annonce des comptes du groupe aérien sur le second trimestre. HSBC a relevé ainsi de 9 à 11 euros son objectif de cours sur le dossier, tout en maintenant son avis à l'achat. Les comptes du deuxième trimestre sur la période avril-juin, malgré les grèves, ont fait ressortir des signaux encourageants, le transporteur aérien ayant affiché un résultat d'exploitation de 345 ME, en recul de 41% par rapport au 2ème trimestre de l'an dernier, mais qui se situe nettement au-dessus de l'estimation du consensus de place qui se situait à 271 ME.
Liberum, qui est à "conserver" sur le dossier avec un objectif de cours de 8,20 euros, a souligné de son côté la solidité des revenus unitaires par passager, comparable à celle de Lufhansa sur la période écoulée, malgré le fait que le groupe franco-néerlandais a été pénalisé par les grèves chez Air France.
Le coût des grèves a ainsi pesé à hauteur de 260 ME. Quant aux coûts unitaires, ils ont augmenté de 2,4% à change, prix du carburant et charges de retraite constants, soit une réduction de coûts structurelle de -0,7% compensée par un effet grève de +3,1%. La réduction de la dette nette s'est poursuivie, avec une diminution de 315 millions d'euros par rapport au 31 décembre 2017, et le ratio dette nette/EBITDA au 30 juin 2018 est resté stable comparé au 31 décembre 2018 à 1,4x.
Air France-KLM a précisé que L'objectif d'évolution des coûts unitaires à change, prix du carburant et charges de retraite constants, restait bien de 0% à +1% sur l'année, incluant les coûts liés aux grèves et les ajustements de capacité correspondants au premier semestre 2018... Et, malgré un impact des grèves de 335 millions d'euros sur le premier semestre qui pèsera sur le résultat d'exploitation de l'exercice, le groupe prévoit une réduction de sa dette nette par rapport au 31 décembre 2017.

Eutelsat : L'opérateur satellitaire a repris 7% dans la foulée de ses comptes. Les intervenants ont salué les annonces réalisées lors de la publication des comptes du quatrième trimestre 2017-18, en particulier le coup de pouce sur le dividende, proposé à 1,27 euro contre 1,21 euro versé au titre de l'exercice précédent, en ligne avec l'engagement du groupe de verser un dividende stable ou en progression, et la confirmation ou l'augmentation des objectifs pour le millésime 2018-19 qui débute, avec une légère croissance attendue et un redressement de la marge d'Ebitda à plus de 78%.
Concernant les performances commerciales du trimestre écoulé, Eutelsat a enregistré un chiffre d'affaires de 373,9 ME au T4, en hausse de 4,3% par rapport au quatrième trimestre de l'exercice 2016-17 sur la base du publié et de 7,6% à périmètre et taux de change constant. Hors Autres Revenus, le chiffre d'affaires des 5 activités opérationnelles est ressorti en repli de 0,7% à périmètre et taux de change constants, une tendance qui s'est améliorée au cours de l'exercice (-2,2% au deuxième trimestre par rapport au deuxième trimestre de l'exercice précédent, -1,1% au troisième trimestre). L'EBITDA du Groupe est ressorti à 1.076,9 millions d'euros sur l'année écoulée contre 1.133,6 millions d'euros au 30 juin 2017, soit un recul de 5%. Le plan d'économies de coûts "LEAP" est en avance sur les prévisions d'Eutelsat et a généré 24 ME d'économies de coûts contre un objectif de 15 ME pour l'exercice 2017-18. Ainsi, malgré d'Autres Revenus (qui ont peu de coûts associés) moins élevés que l'an dernier et l'effet légèrement dilutif de l'intégration de Noorsat, la marge d'EBITDA s'établit à 76,9% à taux de change constant (76,5% sur la base du publié), contre 76,7% l'an dernier. Côté brokers, HSBC a revalorisé le dossier de 19,50 à 21,50 euros en restant à "conserver" et Barclays est resté quant à lui à "pondération en ligne" sur la valeur mais tout en revalorisant de 18,50 à 20,70 euros son objectif de cours...

EDF : +7%. Le groupe a publié un EBITDA de 8,2 MdsE, en hausse de 18,9% en organique sur le premier semestre. Le Résultat net courant est de 1,7 MdE, en progression de +27%. Le Résultat net part du Groupe s'est inscrit à 1,7 MdsE, en recul de 13,9%. Morgan Stanley a malgré tout remonté de "sous-pondérer" à "pondération en ligne" son opinion sur la valeur, tout en relevant son objectif de cours de 9,30 à 12,80 euros et Oddo BHF est resté acheteur en réhaussant de 13 à 14 euros son objectif de cours.
Les résultats semestriels ont confirmé le rebond annoncé pour 2018, grâce à une solide performance opérationnelle et à la poursuite de l'effort de réduction des coûts... Ce rebond a été soutenu par des conditions hydrologiques favorables, estime la direction. Le Groupe poursuit sa dynamique de transformation et de déploiement de la stratégie 'CAP 2030', au service de la transition énergétique avec l'engagement de réduire les émissions directes de CO2 de 40% sur la période 2017-2030 (-35% réalisé sur 2013-2017).

Vivendi : +5% avec Tarkett, Nexans et Archos

Edenred : +5%. Porté par les résultats semestriels de bonne facture publiés la semaine dernière, Edenred est resté bien orienté, sur un nouveau pic historique. Le dossier bénéficie encore de notes de brokers favorables à l'image de la Deutsche Bank qui a relevé sa cible de 32 à 36 euros, tout en maintenant inchangée sa recommandation à "acheter".
Le consensus moyen des analystes grimpe à 29 euros, soit 20% de plus qu'il y a six mois. Parmi les autres réactions d'analystes, Bryan Garnier est passé de "neutre" à "achat" en relevant simultanément de 28,50 à 36 euros son objectif de cours, au motif que l'histoire de croissance véhiculée par Edenred est loin d'être achevée. Pour BG, les résultats du S1 ont mis en relief la force des fondamentaux du groupe malgré les perturbations macroéconomiques qui caractérisent certains pays. "Grâce aux leviers offerts par sa plateforme technologique et par le maintient d'une forte innovation (...), la 'top line' du groupe va demeurer bien orienté avec un levier opérationnel considérable", argumente encore le bureau de recherche.

Crédit Agricole : +4%. Le titre est sorti renforcé de cette saison des publications de résultat auprès de la communauté financière... Les comptes intermédiaires de l'établissement ont en effet mis en relief une belle progression de la profitabilité et des indicateurs d'activité, grâce à la Gestion d'actifs.
Le Produit Net Bancaire a bondi de 9,8% au deuxième trimestre 2018 pour atteindre 5,171 MdsE, là où le consensus de place attendait 4,92 MdsE. Même constat pour le bénéfice net qui s'affiche en progression de 6% à 1,436 MdE, nettement au-dessus des attentes des analystes (1,038 MdE).
La plupart des filiales et branches voient leurs performances s'améliorer, en particulier le pôle Gestion de l'Epargne et Assurances qui profite en particulier des acquisitions (Pioneer, Banca Leonardo, CIC Asie) avec un PNB en hausse de 19% pour une amélioration des bénéfices comparable.
En termes de solvabilité, le ratio CET1 est stable sur le trimestre à 11,4%, la génération de capital (+0,22pt) et un effet positif sur les réserves (+0,04pt) étant compensés par la croissance des emplois pondérés (-0,28pt). Le ratio de levier s'établit à 4,1%.
Le management se félicite du bon niveau du profit net qui constitue la meilleure performance trimestrielle depuis sa cotation, alors même que les acquisitions récentes n'ont pas encore atteint le niveau de contribution attendu.
Du côté des analystes, les réactions sont plutôt positives. Invest Securities parle ainsi d'une performance "très solide" sur ce T2. Pour les experts de Jefferies, ces résultats trimestriels montrent la "flexibilité" du groupe bancaire, notamment sur les coûts. Ils soulignent la performance de l'activité dans les financements sur des produits à forte marge.

AXA : +4%. Le chiffre d'affaires de l'assureur a progressé de 3%, principalement soutenu par une forte croissance en France (+8%) grâce aux activités vie, épargne, retraite, et santé, en Europe (+3%) reflétant une hausse de toutes les lignes de métier, en Asie (+3%) notamment en prévoyance et santé, à l'International (+3%) principalement en dommages et en santé, et au sein des entités transversales (+2%). Ceci est partiellement compensé par les États-Unis (-3%), le recul des ventes de produits en unités de compte n'étant que partiellement compensé par la progression du chiffre d'affaires d'AB.
Le résultat opérationnel est en hausse de 9% à 3,3 milliards d'euros, reflétant la bonne tenue de l'ensemble de nos zones géographiques, notamment avec une hausse des résultats techniques ainsi que des commissions de gestion en unités de compte, partiellement compensée par une baisse des éléments fiscaux non-récurrents.

Amundi : +3% dans la foulée de publication des comptes pour le premier semestre particulièrement robustes.
Alors que les revenus nets de gestion atteignent sur la période 1.347 ME, en hausse de 4,8%, e résultat comptable du 1er semestre 2018 (y compris coûts d'intégration et amortissement des contrats de distribution) s'élève à 454 ME, en forte hausse de +58% par rapport au S1 2017 publié. La croissance bénéficiaire s'explique à la fois par la contribution de Pioneer (consolidé à partir du 1er juillet 2017), par la dynamique de développement interne et par la bonne maîtrise des coûts.
Amundi est en avance sur ses objectifs dans le cadre de l'intégration de Pioneer. Le Bénéfice Net par Action du groupe d'asset management atteint 2,25 euros, en croissance de +43,6% par rapport au S1 2017, à comparer avec l'objectif de relution de +30% indiqué lors de l'annonce du projet d'acquisition de Pioneer. Amundi précise qu'environ 70% des réductions d'effectifs programmées ont été réalisés à fin juin 2018.
"Au 1er semestre 2018, Amundi est en avance sur sa feuille de route stratégique à la fois en activité et en profitabilité, indique Yves Perrier, Directeur Général d'Amundi. L'intégration de Pioneer est réussie et porte ses fruits. Ces excellents résultats, dans un environnement moins favorable, confirment la solidité et la résilience du business model du Groupe qui repose sur la diversité de ses lignes métiers (clientèles, expertises et géographies)". Pour le dirigeant, Amundi dispose d'un potentiel de croissance élevé, fondé sur des expertises renforcées et sur un dispositif puissant à l'international.

Suez : +2,5% avec Thales, Somfy, IPSOS

Iliad : -11%. Sale temps pour les opérateurs télécoms ! La semaine aura été particulièrement éprouvante pour la maison-mère de Free mais aussi pour Altice qui a corrigé de 16% jeudi dans la foulée de l'annonce de ses semestriels. Iliad se retrouve pour sa part au plus bas depuis 5 ans en Bourse de Paris, sous les 130 euros, alors que le groupe a fait l'objet de rumeurs de pertes importantes d'abonnés mobile au deuxième trimestre au profit d'Orange... C'est ce que rapportait en début de semaine l'agence Bloomberg qui citait des sources expliquant que ce "déplacement" d'abonnés vers Orange serait le plus important sur un trimestre depuis qu'Iliad est arrivé sur le marché de la téléphonie mobile en 2012... L'opérateur télécoms aurait aussi de grosses difficultés à recruter des abonnés dans le fixe face aux tarifs particulièrement agressifs de ses concurrents SFR (Altice Europe), Bouygues Telecom et Orange. En guise de réponse, suite à ces rumeurs, le Groupe Iliad a précisé dans un bref communiqué que "dans la continuité des annonces du mois de mai, le groupe a clairement défini comme priorité d'augmenter sa base d'abonnés au Forfait Free 4G... L'environnement a été extrêmement concurrentiel au 2e trimestre, entraînant une baisse de la base d'abonnés aux Forfaits 0 euro et 2 euros, mais le nombre d'abonnés au Forfait Free 4G, a lui continué sa progression constante".
Pas de quoi forcément rassurer les brokers, à l'image de Berenberg qui a maintenu sa recommandation à l'achat sur le dossier Iliad, mais qui a réduit son objectif de cours de 210 à 199 euros. En vue de la publication des comptes semestriels du groupe le 4 septembre prochain, l'analyste table sur une baisse de 27.000 forfaits de la base abonnés mobiles du groupe. Dans le fixe, Berenberg anticipe une perte de 11.000 abonnés... "Avec l'intensité promotionnelle enregistrée au deuxième trimestre, nous pensons que l'ensemble du marché du mobile va demeurer sous pression", explique le broker.
Berenberg estime donc que le consensus de place est trop généreux concernant en particulier le chiffre d'affaires d'Iliad en France. L'analyste table ainsi sur une baisse de 3,6% du CA dans le fixe et sur une croissance de 2,4% du mobile. Concernant l'Ebitda, Berenberg est en revanche plutôt d'accord avec le consensus de place qui attend une hausse très modeste de 0,7% au premier semestre...
Iliad ne publiera donc ses résultats du premier semestre que le 4 septembre prochain, de quoi laisser en attendant la porte ouverte à la spéculation...
Du côté de la concurrence, Orange a publié la semaine passée une nouvelle amélioration de sa rentabilité en dépit d'un ralentissement de la croissance de ses ventes en France face à une concurrence toujours plus rude. Altice Europe, maison mère de SFR, continue en revanche de flancher ce vendredi, encore en repli de près de 3%, alors que le titre a abandonné plus de 16% hier en clôture, dans la foulée de ses comptes semestriels... Les données commerciales d'Altice Europe poursuivent pourtant leur redressement, mais sans que, pour le moment, cela ne se concrétise dans les comptes du groupe qui a dégagé un résultat d'exploitation (Ebitda) ajusté semestriel en baisse de -9,1% à 1,32 milliard, donnant une marge opérationnelle en recul à 37,8% comparé à 40,1% lors de la même période l'année précédente. De son côté, le chiffre d'affaires consolidé a baissé de -4,8% à 3,48 milliards d'euros. Ce recul de la profitabilité était néanmoins attendu. Bryan Garnier se veut malgré tout prudent : "La France est le seul pays à battre les estimations du côté de l'Ebitda, mais la tendance des recettes soulève des questions malgré un bonne performance commerciale (progression des abonnés)", a souligné le broker qui reste acheteur d'Altice en visant 3,70 euros dans l'attente de la concrétisation pleine et durable de la 'recovery' dans l'Hexagone. Barclays de son côté a prudemment abaissé ce matin à 2,90 euros son objectif de cours sur Altice Europe. A noter qu'Altice Europe a confirmé ses objectifs pour 2018, précisant que son cash flow opérationnel en France se situerait dans le bas de la fourchette initialement anticipé, à savoir entre 1,5 et 1,6 milliard d'euros...
Rappelons que le groupe a pris la décision de tailler dans ses tarifs pour tenter de faire revenir la clientèle déçue.
Altice Europe avait en effet perdu pas moins de 1,6 million d'abonnés mobile depuis le rachat de SFR fin 2014. Le groupe s'est donc donné pour priorité de regagner des parts de marché en remettant à niveau ses réseaux via de lourds investissements et en adoptant une politique tarifaire très agressive... Cette stratégie de reconquête devrait se traduire par un recul des revenus et de la marge cette année en France avant un retour à la croissance espéré l'an prochain, a prévenu le nouveau PDG Alain Weill lors d'une conférence hier.
Sur la période d'avril à juin, SFR a regagné des abonnés dans le fixe (+13.000) pour le deuxième trimestre d'affilée... Dans le mobile, l'opérateur a conquis 211.000 nouveaux clients à la faveur du lancement de nouvelles offres agressives au printemps et de la réduction du rythme de défection de ses clients dont les réclamations ont baissé de 50%.
Les prix bas consentis par SFR pour attirer ces nouveaux clients ont toutefois fait flancher le revenu moyen par abonné fixe de près de 2,6 euros en l'espace de trois mois.
Au global, Altice Europe a vu son chiffre d'affaires reculer de 3,8% en données publiées à 3,48 milliards d'euros tandis que le résultat d'exploitation (Ebitda) a reculé de 9,1% à 1,32 milliard, donnant une marge opérationnelle en repli à 37,8% (vs 40,1% au deuxième trimestre 2017). L'endettement net du groupe a dans le même temps atteint près de 32 milliards d'euros ! "Pour pouvoir augmenter les revenus, nous devons d'abord regagner les clients que nous avions perdus l'an dernier", a commenté Alain Weill, propulsé à la tête des actifs européens d'Altice depuis la séparation avec la branche américaine... Les prix bas de SFR ont fait souffrir ses concurrents, dont Free mobile (Iliad) en particulier, qui a confirmé hier avoir subi une baisse de sa base d'abonnés sur son forfait d'entrée de gamme au deuxième trimestre, tandis que le nombre de ses clients 4G a continué de progresser...
La guerre des tarifs en France, qui pèse sur les marges et les cours de bourse des opérateurs, a ravivé les spéculations sur une possible consolidation du marché qui repasserait de 4 à 3 intervenants. "Nous pensons qu'une consolidation va arriver en France", a expliqué Alain Weill aux analystes sans en dire plus pour le moment. Assez en tous les cas pour alimenter les rumeurs qui circulent sur la place depuis plusieurs mois dans le secteur, à l'image d'un possible rachat de SFR par Bouygues Télécom....

Vallourec : -9% avec Technip (-5%) et les hésitations du pétrole

Bic : -9% après avoir de nouveau refroidi le marché cette semaine avec des résultats du premier semestre 2018 inférieurs aux attentes, pour cause de dynamique commerciale en panne et de turbulences sur certaines de ses segments/débouchés. Parmi les derniers ajustements de brokers sur le titre, on signalera l'abaissement du cours cible d'AlphaValue qui reste à 'accumuler' sur le dossier, mais qui ne vise plus qu'un cours de 77,50 euros contre 82,50 euros précédemment... Bryan Garnier ne cible plus de son côté que 92 euros, contre 94 euros, sur le fabricant de produits de consommation courants (articles de papeterie, de briquets et de rasoirs). Le broker, qui parle d'un trou d'air significatif sur les revenus, avec des tendances négatives bon nombre de régions et d'un environnement concurrentiel difficile pour le rasage aux Etats-Unis, se veut plus prudent sur les perspectives malgré les anticipations de regain de croissance sur le second semestre, en jugeant la guidance sur les ventes annuelles (croissance entre +1 et +3%) à risque. Considérant la visibilité pour adopter une opinion plus favorable, Bryan Garnier maintient d'ailleurs inchangée sa recommandation à "neutre".

Valeo : -7% avec Faurecia du côté des équipementiers automobiles

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