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Marchés / bilan hebdo : le CAC40 perd 0,3%

Marchés / bilan hebdo : le CAC40 perd 0,3%
Marchés / bilan hebdo : le CAC40 perd 0,3%
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — LA TENDANCE

Avec un repli limité à 0,3% cette semaine, le CAC40 est resté sous la barre des 5.600 points, en se faisant distancer par Wall Street qui a enchaîné les records historiques ! Les investisseurs américains surfent en effet sur la vague "Fed", misant plus que jamais sur un assouplissement de taux US fin juillet, en l'occurrence de 25 points de base. Dans ce contexte, les investisseurs se tournent vers la BCE, espérant qu'elle suive l'exemple de son homologue américaine...

ECO ET DEVISES

Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, a de nouveau préparé le terrain à une baisse de taux en fin de mois jeudi, devant les sénateurs américains, en s'alarmant de nouveau du ralentissement des investissements des entreprises aux Etats-Unis en raison des conflits commerciaux et de la baisse de régime de la croissance mondiale...
Au deuxième jour de son audition semestrielle au Congrès, Powell a adopté la même ligne que la veille, affirmant que la Fed agirait "de manière appropriée" pour soutenir la croissance. Ces déclarations ont conforté les anticipations d'une baisse du taux des fed funds le 31 juillet, sans doute de 0,5 pt, à l'issue de la prochaine réunion du comité de politique monétaire de la banque centrale US. Powell a répété que trois risques majeurs menaçaient la phase d'expansion record de l'économie américaine : l'incertitude sur le commerce, le ralentissement de la croissance internationale et la faiblesse de l'inflation.
"Les entreprises commencent à limiter leurs investissements, par exemple", a-t-il encore expliqué... "On observe un affaiblissement de l'investissement qui avait été très dynamique en 2017 et pendant la majeure partie de 2018"..."L'investissement des entreprises est crucial. Il a vraiment ralenti et l'une des raisons est l'incertitude autour du commerce et de la croissance mondiale", a-t-il poursuivi.
"Je pense que beaucoup de mes collègues au sein du FOMC en sont arrivés à considérer qu'une politique monétaire plus accommodante pourrait être appropriée." Il a ajouté que l'inflation, qui reste inférieure à l'objectif de 2% de la Fed, représentait un "risque significatif" face auquel la banque centrale devait rester vigilante.
Après les deux jours d'audition du président de la Fed, les futures sur les taux intègrent désormais une probabilité de 100% d'un assouplissement d'au moins 1/4 de point le 31 juillet, qui constituerait la première baisse de taux aux Etats-Unis depuis la crise financière de 2007-2009...
Le taux des federal funds est actuellement de 2,25-2,50%, ayant été relevé pour la dernière fois en décembre - une hausse de taux alors sévèrement critiquée par le président Donald Trump, qui a depuis multiplié les sorties frontales contre la Fed...

Après la Réserve Fédérale américaine, c'est au tour des responsables de la Banque centrale européenne de lâcher du lest, au moins dans les mots : ces derniers se sont mis d'accord lors de leur dernière réunion monétaire du mois de juin sur la nécessité de se préparer à apporter un soutien supplémentaire à l'économie de la zone euro dans le contexte d'une "incertitude accrue". C'est ce qui ressort du compte rendu des débats qui ont eu lieu au sein des responsables de la BCE publié jeudi... A l'issue de sa réunion des 5 et 6 juin, le Conseil des gouverneurs avait repoussé au deuxième semestre 2020 au plus tôt sa première hausse de taux et le président de la BCE Mario Draghi, qui laissera sa place en octobre à Christine Lagarde, avait ouvert la porte à de nouvelles mesures de soutien dans les semaines suivantes...
"Il y a eu un accord large sur le fait qu'à la lumière de l'incertitude accrue, qui devrait se prolonger, le Conseil des gouverneurs devait être prêt et préparé à assouplir davantage la politique monétaire", peut-on lire dans le compte-rendu du jour : Les mesures susceptibles d'être mise en oeuvre incluent de nouvelles modifications des indications données en matière d'évolution future des taux, de nouveaux achats d'actifs sur les marchés et des baisses de taux...
Le compte rendu précise aussi que la BCE a envisagé des mesures "plus stratégiques" dans le cas où l'inflation resterait basse et qu'elle prévoit de souligner qu'une inflation supérieure ou inférieure à son objectif, qui est d'un peu moins de 2%, serait tolérée...
Les membres de la BCE ont estimé que la croissance annuelle des prix anticipée à +1,6% pour 2021 était quelque peu "distante" par rapport à cet objectif et ont souligné qu'il n'y avait pas de place pour l'autosatisfaction face à la chute des anticipations d'inflation des marchés financiers... L'indicateur d'inflation prospective suivi par les marchés, celui qui mesure ce que seront les anticipations d'inflation à cinq dans 5 ans, ne laisse présager qu'une inflation de 1,2%.
La prochaine réunion du Conseil monétaire de la BCE aura lieu les 24 et 25 juillet...
L'euro pointe en baisse à 1,1245 dollar entre banques.
Le baril de Brent consolide sous les 67$, à 66,80 dollars.

VALEURS EN VUE

Bourbon rebondit de 25% avec Recylex du côté des situations spéciales, suivi par Abivax (+16%)

Kaufman & Broad : +8%. Le chiffre d'affaires global au S1 de Kaufmann & Broad s'est établi à 703,8 millions d'euros (HT). Le résultat net - part du groupe du 1er semestre 2019 ressort à 38,5 millions d'euros. Au 31 mai 2019, conformément à la norme IFRS IAS12, ce résultat net part du groupe intègre une réduction de la charge d'impôt de 3,8 millions d'euros provenant des dispositions votées dans la loi de finances pour 2018 qui réduit progressivement le taux normal d'impôt sur les sociétés de 33,3% à 26,5% en 2021 et 25% à compter de 2022. Dans l'hypothèse où ces dispositions fiscales viendraient à évoluer à l'avenir, la société serait amenée à augmenter sa charge d'impôt afin d'en tenir compte.
La trésorerie nette s'établit à 54,6 millions d'euros au 31 mai 2019, à comparer à une trésorerie nette de 50,0 millions d'euros à fin 2018, soit une amélioration de 4,6 millions d'euros. La trésorerie active (disponibilités et valeurs mobilières de placement) s'établit à 204,4 millions d'euros, à comparer à 253,4 millions d'euros au 30 novembre 2018. La capacité financière s'élève à 454,4 millions d'euros (353,4 millions d'euros au 30 novembre 2018).

Ingenico : +5% sur de nouveaux sommets annuels. Ce flux acheteur est à relier un soutien de poids du côté des analystes : Goldman Sachs vient en effet de relever son opinion sur le dossier de "neutre" à "achat" et son objectif de cours de 55 à 90 euros, une dizaine de jours seulement avant la publication du chiffre d'affaires et des résultats du 1er semestre, attendue le mardi 23 juillet après bourse.

Argan : +5%. Argan. Les investisseurs ont salué les comptes semestriels de la foncière d'entrepôt, ainsi que l'acquisition de Cargo annoncée simultanément. L'ANR du groupe a progressé de 21% au 30 juin pour s'établir à 48,1 euros par action contre 39,9 euros par action au 31 décembre 2018. Autre bonne nouvelle avec l'amélioration de la structure du bilan : la LTV nette (Dettes financières nettes/valeur d'expertise hors droits) a baissé de 5 points à 51,3%, contre 56% au 31 décembre 2018.

Casino : +4% avec AST, Accor et EssiloLuxottica

Maurel & Prom grimpe de 4% avec Esso (+2%) et CGG dans le sillage du pétrole qui retrouve les 67$ le brent, dopé par la chute des stocks US et la situation tendue avec l'Iran

A la baisse, Rallye rechute de 25%, Mauna Kea redonne 13% suivi de Stentys (-11%) et de Xilam (-10%)

les valeurs cycliques redescendent nettement à l'image d'Eramet (-9%), suivi des équipementier Valeo (-7%) et Plastic Omnium (-7%)

Sanofi reperd 5% avec Iliad, Renault, et Imerys

Boiron remonte de 1,5%. Peu avant l'officialisation du déremboursement de l'homéopathie par le gouvernement, les laboratoires Boiron ont publié un communiqué dénonçant une décision à leurs yeux "incompréhensible au regard des atouts de cette thérapeutique" et "incohérente". "Les laboratoires Boiron, choqués de cette méthode inappropriée et inhabituelle, ont demandé à être reçus par Monsieur le Président de la République en urgence", précisent-ils.
Boiron estime que l'impact sera très lourd, puisque 60% de son activité est réalisée en France, soit 358,55 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2018. Selon ses calculs, environ 1.000 emplois seront directement touchés par ce déremboursement, partout en France, et 2.400 sous-traitants également concernés...

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