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Marchés / bilan hebdo : le CAC 40 reprend 3,2% avec les espoirs commerciaux

Marchés / bilan hebdo : le CAC 40 reprend 3,2% avec les espoirs commerciaux
Marchés / bilan hebdo : le CAC 40 reprend 3,2% avec les espoirs commerciaux
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le CAC 40 a connu une belle semaine de rebond, soutenu essentiellement par les espoirs commerciaux et dans une moindre mesure par l'évolution du 'dossier' britannique. La tendance était donc à l'optimisme, les marchés misant sur un accord partiel ou des avancées significatives dans les discussions commerciales entre Washington et Pékin. Rien n'assure pourtant que la situation puisse réellement se débloquer... "De bonnes choses sont en train de se produire durant la Réunion de Discussion Commerciale avec la Chine. Des sentiments plus chaleureux que dans un passé récent", a tweeté Trump, qui rencontrera donc le vice-Premier ministre Liu He ce jour. "Tous voudraient voir quelque chose de significatif se produire!"

Le CAC était bien du même avis, et termine donc la semaine à 5.665 pts, s'octroyant un généreux rebond de 3,2% sur cinq jours (+1,73% en clôture ce vendredi).

"L'une des grandes choses à propos de l'Accord avec la Chine réside dans le fait que, pour diverses raisons, nous n'avons pas à suivre le Processus d'Approbation du Congrès, très long et politiquement complexe. Lorsque l'accord sera pleinement négocié, je le signerai moi-même au nom de notre Pays. Rapide et Propre!", a par ailleurs affirmé Trump sur Twitter, juste avance son meeting crucial.

Les opérateurs achètent pour l'heure l'hypothèse d'un accord commercial ou de progrès très significatifs dans les négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine. Cet enthousiasme quelque peu irrationnel pourrait toutefois retomber aussi vite, les échanges entre les deux superpuissances durant déjà des mois sans que rien ne ressorte véritablement des pourparlers.

Il est intéressant de noter ce jour, alors même que l'administration Trump tente de limiter les investissements des firmes américaines en Chine, une levée par le président chinois Xi Jinping des plafonds d'investissements étrangers au capital des firmes locales de services financiers. La mise en application est attendue l'année prochaine. Cette manière d'accueillir les capitaux américains en montrant son ouverture pourrait toutefois ne pas être du goût de Trump, dont la rencontre au sommet ce jour avec le vice-Premier ministre Liu He sera scrutée par les marchés.

Hier, Trump a assuré encore devant la presse que les fameuses discussions commerciales sino-américaines, qui ont repris à Washington, se déroulaient "vraiment bien". Ces commentaires faisaient suite à un tweet déjà optimiste du président américain, par lequel il avait agréablement surpris les opérateurs en annonçant sa rencontre avec Liu.

"Grand jour de négociations avec la Chine. Ils veulent conclure un accord, mais est-ce que j'en ai envie? Je rencontre le vice-Premier ministre (ndlr : chinois bien sûr, en l'occurrence Liu He) demain à la Maison blanche", avait tweeté le leader américain hier.

Les responsables américains et chinois échangent depuis hier à Washington, leur précédente réunion de haut niveau remontant au mois de juillet. Avant-hier, Trump a estimé qu'il y avait "de grandes chances" de sceller un accord. Un responsable chinois cité par Reuters a précisé néanmoins qu'un compromis ne serait "pas une tâche facile". Le ministère chinois des Affaires étrangères a demandé aux USA de cesser leurs pressions jugées déraisonnables sur les firmes chinoises. En outre, Pékin risque un relèvement à 30% des 'tarifs' américains sur environ 250 milliards de dollars de marchandises. Ces sanctions interviendraient le 15 octobre...

Malgré les tensions croissantes entre les deux grandes puissances économiques mondiales, la Chine serait désireuse de parvenir à un accord partiel, afin de stopper la dégradation de son économie. Un accord, même a minima, serait de nature à rassurer les marchés financiers s'il mettait fin à l'escalade des droits de douane entre les deux pays. En cas d'échec de cette nouvelle série de pourparlers, Washington a prévu de relever dès le 15 octobre les taxes sur l'importation de 250 milliards de dollars de marchandises chinoises, puis d'instaurer des droits de douane sur la totalité des biens chinois importés en décembre.

Si Washington renonçait à ces nouvelles taxes, Pékin serait prêt à des concessions, notamment sous la forme d'achats de produits agricoles américains. La Chine ne serait cependant pas disposée à avancer sur des dossiers plus fondamentaux, pourtant chers à Washington, à commencer par une réforme de la politique industrielle chinoise, ainsi que la question des subventions d'Etat. A ce stade, il n'est pas certain que l'administration Trump se satisfera d'un accord partiel. La semaine dernière le président lui-même avait affirmé qu'il voulait un accord complet, ou pas d'accord du tout. Certaines sources estimaient cependant que Pékin pourrait obtenir gain de cause, le président Trump ayant besoin d'un accord pour redorer son blason, alors qu'il fait face à une procédure en vue d'une éventuelle destitution.

Washington a néanmoins choisi d'accroître la pression sur la Chine, en plaçant sur sa liste noire 28 entités chinoises, dont 8 sociétés technologiques, invoquant la répression menée par le régime chinois contre les Ouïghours, un peuple musulman turcophone vivant dans la province du Xinjiang. En complément, les Etats-Unis ont annoncé mardi des "restrictions" dans l'octroi de visas américains à des responsables du gouvernement et du Parti communiste chinois accusés d'être "responsables" d'une "campagne de répression" au Xinjiang.

La Maison blanche serait en outre préparée à restreindre les investissements des fonds de pension américains dans des entreprises chinoises. Ce projet avait été dévoilé la semaine dernière par la presse, qui évoquait en outre une possible interdiction pour les sociétés chinoises d'être cotées sur les Bourses américaines. Ce dernier volet a toutefois été démenti par l'administration Trump.

Les cours du pétrole pointent en nette hausse en cette fin de semaine, à nouveau soutenus par une situation toujours très tendue au Moyen-Orient. Le dernier épisode en date provient de la mer Rouge puisqu'un tanker iranien aurait pris feu à la suite d'une attaque probablement due à des roquettes. Selon l'agence de presse de la République islamique, les explosions se sont produites entre 5h et 5h20, heure locale. Deux des principaux réservoirs du navire ont été endommagés et du pétrole s'est répandu dans la mer. Cette attaque intervient dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient. Après les frappes de drone sur une importante installation pétrolière saoudienne le mois dernier, l'offensive turque dans le nord de la Syrie laisse également craindre un embrasement dans la région.

En outre, près de 300 pétroliers à travers le monde ont été 'sortis' du marché, car les entreprises craignent de violer les sanctions américaines contre l'Iran et le Venezuela, faisant grimper les taux de fret à de nouveaux sommets. Selon des sources industrielles de Reuters et les données de Refinitiv Eikon, ce mouvement a entraîné le retrait du marché d'environ 3% de la flotte mondiale de tankers, entrainant un bond des taux de fret, en particulier en Asie. "Les taux de fret grimpent en flèche et les gens deviennent très nerveux face au coût du transport maritime", a déclaré à l'agence un négociant de brut en Asie.

Enfin, les espoirs d'accord entre Pékin et Washington sur le front commercial soutiennent également les cours de l'or noir.

Le 'light sweet crude' (WTI) gagne 1,9% à 54,5 dollars dans les échanges électroniques sur le Nymex, tandis que le baril de brut de la mer du Nord avance de 2,1% à 60,3$.

Le marché des changes s'est animé depuis jeudi, avec notamment un vif rebond de la livre sterling, qui s'est fortement reprise, après être tombée en début de semaine à son plus bas depuis 5 semaines. Le dollar de son côté recule, l'indice dollar abandonnant 0,5% ce jour à 98,2. Ce vendredi en séance, la livre sterling gagne 1,9% à 1,267$, après avoir déjà bondi de 2% hier jeudi. Le sterling a accéléré son avance vendredi lorsque des sources diplomatiques de haut niveau citées par 'Reuters' ont indiqué que les '27' avaient donné vendredi leur feu vert au négociateur européen Michel Barnier pour qu'il entame des négociations intensives avec les représentants du Royaume-Uni pour sortir de l'impasse sur le Brexit.

La veille, le Premier ministre britannique Boris Johnson et son homologue irlandais Leo Varadkar avaient déjà relancé les espoirs d'un accord, en affirmant dans un communiqué commun qu'ils entrevoyaient un "chemin vers un possible accord" sur le Brexit avant la date-butoir du 31 octobre.

Les deux dirigeants "continuent de croire qu'un accord est dans l'intérêt de tous", selon cette déclaration commune publiée à l'issue d'une rencontre dans un manoir à Birkenhead (nord-ouest de l'Angleterre), près de Liverpool. Ils n'ont cependant pas précisé comment ils comptaient sortir les négociations de l'impasse à moins de trois semaines de la date prévue du divorce. Vendredi matin à Bruxelles, les deux négociateurs sur le Brexit, Michel Barnier pour l'UE et Stephen Barclay pour les Britanniques, se sont rencontrés, et Michel Barnier a qualifié son entretien de "constructif" avec le ministre britannique. "Le Brexit, c'est comme gravir une montagne. Il faut de la vigilance, de la détermination et de la patience", a toutefois ajouté M. Barnier.

De son côté, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a évoqué vendredi dans un tweet des "signaux positifs", même s'il ne voit pas encore de "proposition applicable et réaliste" du côté britannique. Il a ajouté que "la moindre chance" de trouver un accord devait être "exploitée", à l'approche du sommet européen crucial prévu les 17 et 18 octobre.

Du côté des Etats-Unis, le dollar a pâti de l'annonce d'une inflation anémique en septembre aux Etats-Unis. L'indice des prix à la consommation est ainsi ressorti stable en septembre par rapport à août (soit +1,7% en glissement annuel). Hors alimentaire et énergie cette fois, le 'CPI' a augmenté de 0,1% par rapport au mois antérieur, contre +0,2% de consensus. Il s'affiche en croissance de 2,4% en glissement annuel. En août, le CPI était ressorti en croissance de 0,1% (+0,3% hors alimentation et énergie).

Selon le baromètre FedWatch du CME Group, les chances d'un abaissement des taux des fed funds d'un quart de point le 30 octobre s'établissent désormais à 66,8%. Cette probabilité a reculé tout récemment du fait des espoirs d'accord commercial. Le taux des fed funds serait alors ramené entre 1,50% et 1,75%. Les chances d'un statu quo monétaire le 30 octobre seraient de 33,2%.

Valeurs en hausse

Rexel s'est tout particulièrement distingué cette semaine avec un gain de 12%. Le titre a pu compter sur le soutien du broker Citi qui est repassé de 'neutre' à 'achat' sur le dossier. Alors que le titre avait été chahuté suite à la dernière présentation de la direction, le groupe parle de "mauvaise compréhension de la définition du ratio de conversion de l'EBITDA en Free Cash-Flow avant intérêts et impôts, suite à l'adoption de la norme IFRS16".

La société a précisé avoir confirmé son ambition 2019 d'une amélioration de ce ratio de conversion à 60% à comparer à un chiffre de 51% en 2018 et 55% en 2017. "Il convient de clarifier que le ratio de conversion doit être appliqué à un EBITDA après IFRS16, une fois déduits les paiements de loyers, qui sont précisés dans une ligne spécifique du tableau de financement. La génération de Cash-Flow demeure une priorité pour Rexel", a souligné le groupe.

Soitec a pris 9% sur cinq séances. Bryan, Garnier & Co a fait de Soitec son 'top pick' (titre préféré) sectoriel, avec une opinion d''achat' reconduite et un objectif de cours rehaussé de 110 à 120 euros. Dans son argumentaire, le bureau de recherche met en avant l'exposition indirecte du fabricant de plaquettes de silicium sur isolant à Apple, évaluée entre 15 et 20%. BG est malgré prudent sur le secteur, en raison des incertitudes sur les débouchés dans l'industrie et l'automobile, lesquelles ont engendré des déstockages et une faiblesse sur certains segments au premier semestre 2019.

Valeo s'est redressé de 10% sur cinq jours avec le compartiment des équipementiers automobiles. Faurecia a progressé de 7% sur la même période. Outre la bonne tenue des marchés et le retour de l'appétit pour le risque des opérateurs, Valeo a profité du soutien de Barclays, passé de 'sous-pondérer' à 'surpondérer' avec un cours cible relevé de 25 à 35 euros. Oddo BHF s'est montré plus réservé sur le secteur ces derniers jours. Le broker estime que le récent rallye des fournisseurs de pièces détachées dans un contexte de rotation sectorielle est "prématuré" compte tenu de fondamentaux "encore fragiles" et d'une visibilité limitée. Valeo est d'ailleurs la valeur la 'moins aimée' par le courtier dans le compartiment...

Peugeot et Renault ont pris solidairement 6% environ sur cinq jours. Thierry Bolloré, l'ancien bras droit de Carlos Ghosn, n'est plus directeur général de Renault. Le Conseil d'administration du constructeur a décidé "de mettre un terme aux mandats de Directeur général de Renault SA et de Président de Renault s.a.s. de Monsieur Thierry Bolloré avec effet immédiat". Comme attendu, il sera remplacé par Madame Clotilde Delbos "pour une période intérimaire, le temps de mener un processus de désignation d'un nouveau Directeur général".

Le CA a par ailleurs donné un avis favorable à la désignation de Messieurs Olivier Murguet et José-Vicente de los Mozos, en qualité de Directeurs généraux adjoints afin d'assister Madame Clotilde Delbos dans ses fonctions... Dans un entretien publié jeudi soir sur le site internet des 'Echos', Thierry Bolloré a dénoncé "un coup de force stupéfiant"... "La seule chose que l'on me reproche peut-être, c'est d'avoir été nommé directeur-général adjoint début 2018, sur proposition de Carlos Ghosn, à l'unanimité du conseil", a notamment déclaré le désormais ex-dirigeant de Renault.

LVMH a grimpe de 8% sur la semaine et Kering de 7%. LVMH, numéro un mondial du luxe, a encore une fois dépassé toutes les attentes au troisième trimestre, faisant fi des tensions à Hong Kong ou du ralentissement de la croissance mondiale. Sur les trois mois clos fin septembre, le propriétaire des marques Louis Vuitton, Dior, Bulgari ou Sephora a réalisé des ventes de 13,3 milliards d'euros, en croissance de 17% en publié et de 11% en organique. Le consensus était positionné à 9% en données comparables.

LVMH a réalisé une "très forte croissance organique" au 3ème trimestre, la très importante division 'Mode & Maroquinerie' dépassant de loin les attentes du consensus, note Bernstein. C'est un "témoignage" de la force des marques Louis Vuitton et Dior, ainsi que d'un "reality check" sur la dynamique actuelle de la demande mondiale de luxe malgré les inquiétudes sur les marchés macro, le commerce international et Hong Kong.

Jefferies a de son côté coupé son objectif sur Kering de 600 à 560 euros, au motif des pressions qui se poursuivent pour Gucci en Amérique du Nord, avec la faiblesse du nombre de visiteurs chinois notamment.

CGG (+8% sur cinq jours) a bénéficié d'un léger sursaut sectoriel. Le groupe communiquera ses résultats du troisième trimestre 2019, avant l'ouverture de la bourse de Paris, le mercredi 6 novembre 2019. Vallourec a gagné 6% sur la semaine.

BNP Paribas et Société Générale se sont adjugées 8% sur la semaine, alors que Crédit Agricole et Natixis sont remontées de 6% environ dans un contexte sectoriel particulièrement favorable.

Fnac Darty a pris 7% sur cinq jours. Oddo BHF est en partie à l'origine de cette hausse marquée, puisque le broker a rehaussé de 'neutre' à 'acheter' sa recommandation sur le distributeur en visant 78 euros par action. Le dossier fait l'unanimité chez les analystes. Selon le consensus 'Bloomberg', les 10 brokers qui couvrent la valeur recommandent d''acheter' le titre avec un objectif moyen à douze mois fixé à 90,4 euros.

STMicroelectronics (+7% sur la semaine). Le fabricant de semi-conducteurs reste porté par les dernières informations faisant état d'une forte demande pour les derniers iPhones d'Apple ainsi que par les espoirs d'accord entre Pékin et Washington sur le commerce. En attendant la publication des résultats du troisième trimestre 2019, le 24 octobre prochain, plusieurs analystes ont réaffirmé leur avis positif sur le dossier. C'est le cas ce vendredi de Barclays, d'Oddo BHF ou encore d'Exane BNP Paribas.

Gecina (+6% sur cinq jours). Morgan Stanley est passé de 'pondération en ligne' à 'surpondérer' sur le dossier avec une cible de 160 euros, alors que le groupe continue à bénéficier de vents porteurs sur le marché parisien des bureaux. Les volumes d'investissement dans les bureaux français sont restés stables au premier semestre 2009, contrairement aux marchés allemand et britannique qui ont enregistré des baisses significatives, indique l'analyste.

Valeurs en baisse

DBV Technologies (-23% sur la semaine) a été durement secouée après l'annonce d'une levée de fonds de 143 millions de dollars (soit environ 130,7 millions d'euros), après exercice de l'option de surallocation, dans le cadre d'une une émission d'actions ordinaires sous forme de certificats de dépôt (ADS) sur le Nasdaq et d'un placement privé en Europe. L'émission a été réalisée sur un prix unitaire de 6,59 dollars par ADS (sur la base d'un taux de change de 1,0945 dollars pour 1 euro) et de 12,04 euros par action ordinaire en Europe. La société envisage d'utiliser le produit net de l'opération, principalement, pour préparer la commercialisation de Viaskin Peanut et accessoirement pour financer le développement de ses autres produits candidats ainsi que plus généralement son fonds de roulement et ses besoins généraux.

Publicis (-16% sur cinq jours) a vu rouge, ce vendredi surtout, au lendemain d'un nouvel avertissement. Société Générale a promptement dégradé le dossier d''acheter' à 'conserver' avec un objectif fixé à 45 euros contre 67 auparavant. Goldman Sachs a réduit sa cible à 43 euros, contre 50 euros auparavant (opinion neutre). Macquarie a dégradé à 'conserver' avec un objectif de 40 euros, contre un avis positif et une cible de 60 euros précédemment. Barclays, à 'pondération en ligne', a ajusté la mire de 50 à 47 euros. Credit Suisse, neutre, vise de son côté 52 euros, tandis que Liberum est à 'conserver' en ne visant plus que 40 euros.

Publicis a annoncé un revenu net publié du T3 en hausse de +17,3%, mais sa croissance organique ressort négative de -2,7%. Les nouvelles prévisions de croissance organique font ressortir une estimation d'environ -2,5% attendus en 2019. Le groupe confirme en revanche un taux de marge opérationnelle de 17,3% (+30 points de base) et une croissance du BNPA attendue à 5% pour 2019 (en ligne avec... le bas de la fourchette précédemment communiquée). Publicis évoque en outre la forte dynamique du new business au T3 et la priorité à la mise en oeuvre de la stratégie.

EDF (-4% sur cinq jours). L'électricien a encore fortement revu à la hausse le coût de son EPR de Flamanville puisque celui-ci est désormais évalué à 12,4 milliards d'euros, soit 1,5 MdE de plus que prévu jusqu'ici. En cause cette-fois, la décision de l'Autorité de sûreté nucléaire qui a demandé à EDF de reprendre huit soudures sur l'enceinte de confinement du réacteur. La date de chargement du combustible a pour le moment été confirmée à fin 2022. La mise en service de l'EPR de Flamanville était initialement prévue pour 2012 et le projet devait coûter 3 milliards d'euros.

Plastic Omnium (-1% sur cinq séances) a livré un avertissement sur ses résultats annuels. En raison de difficultés opérationnelles significatives dans la montée en cadence de son usine nord-américaine de Greer (Caroline du Sud), l'équipementier automobile a été contraint de revoir à la baisse ses objectifs financiers 2019. Il table désormais sur une marge opérationnelle pour l'année 2019 d'environ 6% contre 8,4% en 2018. Le groupe a en revanche confirmé viser une surperformance d'au moins 5 points par rapport à une production automobile mondiale estimée en baisse de plus de 5% et un EBITDA 2019 supérieur à celui de l'exercice précédent.

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