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Les résultats économiques de l'agriculture française en 2018

Les résultats économiques de l'agriculture française en 2018

Publi-rédactionnel -- La France exploite aujourd'hui près de 16 % des terres agricoles de l'Union européenne avec une importante superficie cultivable d'environ 27 millions d'hectares soit à peine moins de la moitié de la superficie totale du territoire. L'agriculture française a subi de fortes perturbations ces dernières années, comme en témoigne les fluctuations à la baisse de la courbe du revenu moyen des exploitations agricoles. Le point sur l'état de santé des différents secteurs en 2018.

D'excellents résultats pour le vin, les fruits et le lait

Les résultats établis à partir des statistiques de l'INSEE montrent que la valeur de la production végétale a augmenté de 4,4 % en 2018 par rapport à 2017. L'année 2018, reconnue comme étant la plus chaude depuis le début du XXe siècle fut la cause d'une période de sécheresse marquante et durable. Cette dernière a notamment lourdement impacté les moissons de céréales estimées à 815 000 tonnes, soit une baisse de 14% par rapport à 2017.

Les cultures spécifiques comme les fruits, les légumes, les raisins, les fleurs et le vin ont su tirer leur épingle du jeu au détriment des cultures de plus grande ampleur telles que les oléagineux, les céréales, les betteraves sucrières ou les pommes de terre. Alors qu'elles représentaient 50 % de la valeur de production végétale en 2000, les cultures spécifiques atteignent aujourd'hui 61 % de la part de production végétale. Le domaine agroalimentaire avec le vin, les céréales et les produits laitiers qui représente un un secteur clé de l'appareil d'exportation français (10 à 12 % des exportations totales).

Cet essor de la production végétale est dû d'une part en grande partie à la baisse des volumes et à la hausse concomitante du prix des céréales, des légumes et des pommes de terre d'autres part à la hausse du volume de la production viticole de plus 28,5 %.

Les problèmes rencontrés par les cultures maraîchères qui ont souffert d'un hiver traînant en longueur se sont vues dès lors compensés par la vitalité de la production de fruits et de raisins.

La filière élevage, des prix en baisse, des volumes stables

En 2018, à l'inverse, la valeur de la production animale, stable en volume, a chuté en raison de l'effondrement des prix du porc. On estime le fléchissement des prix à -0,9 % pour le bétail, - 3,4 % pour la production d'oeufs et - 0,2 % pour la production de lait. En revanche une hausse intéressante est à remarquer pour l'élevage de volailles (+6,4%) après l'épisode de grippe aviaire qui lui avait valu une chute de -4,8% en 2017.

Des fermes moins nombreuses mais de plus en plus grandes

La tendance reste identique depuis près de 30 ans, on assiste à la disparition progressive des petites exploitations au profit de structures plus importantes mais moins nombreuses. En 25 ans, la France aurait perdu plus de la moitié de ses exploitations. En 2017, on en dénombrait plus que 452 000 en comparaison à 1988 où il en existait un million. Leur superficie s'est en revanche développée pour atteindre environ 61 hectares en 2013 alors qu'elles ne représentaient que 43 hectares en 2000. Pour entretenir ces exploitations, les agriculteurs bénéficient d'équipements de qualité qu'ils trouvent facilement en ligne, notamment sur le site Agrizone.

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