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Les français sont mal préparés en vue de leur retraite (Etude)

Les français sont mal préparés en vue de leur retraite (Etude)

HSBC a publié les résultats de son enquête annuelle sur l'avenir des retraites, centrée plus précisément cette année sur la préparation de cette...

(Boursier.com) — HSBC a publié les résultats de son enquête annuelle sur l'avenir des retraites, centrée plus précisément cette année sur la préparation de cette période. 17.000 personnes ont été interrogées dans 17 pays, dont 1.022 en France, pays auquel nous nous intéresserons plus particulièrement ce matin. Pour poser le décor, HSBC rappelle que l'espérance de vie moyenne dans l'hexagone est passée de 63,5 à 78 ans entre 1950 et 2010 pour les hommes, et de 69 à 85 ans pour les femmes. En 2050, les plus de 65 ans représenteront 26,9% de la population française, contre 17% actuellement.

"Avec l'espérance de vie et la pression financière croissante sur le système public de retraite, la préparation de la retraite sera plus importante que jamais, au fur et à mesure que l'épargne retraite individuelle s'impose comme une nécessité", expliquent ainsi les rédacteurs de l'étude.

Pour entrer dans le vif du sujet, les premières constatations d'HSBC montrent que le français a la retraite triste, du moins face au défi que représente le financement d'une société vieillissante. 42% des hexagonaux associent la retraite aux difficultés financières, tandis que la santé et le fait de ne pas avoir de préoccupations financières sont les deux éléments qui reviennent le plus souvent (67% des réponses pour chacune des propositions) quand il s'agit d'évoquer c'est qu'est une "retraite heureuse". Etre entouré de sa famille et de ses amis arrive en 3ème position avec 61%. En revanche, note HSBC, seuls 14% des français pensent qu'avoir un travail que l'on aime est extrêmement important pour vivre une retraite heureuse, ce qui inspire aux rédacteurs de l'enquête ce commentaire : "en dépit du débat entamé au cours de la réforme des retraites, les Français n'ont pas réévalué leur position sur le rôle du travail pendant la retraite".

Pourtant les français sont 45% à penser que leur retraite sera bien pire, en termes financiers, que celle de leurs parents, et 24% à estimer qu'elle sera "légèrement moins bonne", soit 69% des personnes interrogés au total. "Ce pessimisme français est plus profond que dans les autres économies développées, ce qui est susceptible d'être lié aux mesures récemment prises par les autorités publiques pour encourager la prolongation de la vie active, puisque parmi ceux qui croient que leur retraite sera pire que celle vécue par leurs parents, 57% blâment les pensions publiques de retraite moins généreuses", avance l'enquête. Pas étonnant alors que les réformes envisagées par l'Etat pour l'emploi des seniors rencontrent une certaine hostilité, avec 54% des personnes interrogés qui se trouvent en désaccord ou en fort désaccord avec ces mesures.

L'étude HSBC pointe également le manque de préparation, en France, de la période de la retraite. Si 87% des répondants ont estimé que disposer de revenus suffisants à la fin de sa vie est important, ils sont seulement 50% à se sentir suffisamment préparés financièrement. 68% des français sont d'ailleurs inquiets ou un peu inquiets de ne pas pouvoir faire face financièrement à leurs obligations à la fin de leur vie professionnelle. Les rédacteurs de l'enquête jugent "inquiétant" le constat selon lequel 38% des répondants ne savent pas quelle sera leur principale source de revenus à la retraite, tandis que seuls 5% pensent s'appuyer sur leur épargne personnelle. "Cette donne doit changer si la France veut être mieux préparée pour les retraites de demain", estime HSBC, qui pense que les français attendent trop des pensions publiques. En France, seules 30% des personnes interrogées ont un plan financier pour leur retraite, alors que la proportion monte à 50ù en moyenne dans les 17 pays visés par l'étude. L'anticipation a un impact quantifiable, selon les données produites par HSBC, puisque l'épargne de ceux qui se préparent (ménage médian) atteint 32.000 Euros contre 10.000 Euros à ceux qui ne se préparent pas, et une moyenne française à 15.000 Euros.

"Les Français reconnaissent que le soutien de l'État dans le financement des retraites sera de moins en moins généreux, mais très peu réagissent à cette situation en mettant sur pieds leur planning financier, ou en reconnaissant la nécessité de prolonger leur vie active", explique HSBC, qui pense que l'étude "montre pourtant que le fait de passer à l'action, en anticipant pour sa retraite et en se faisant aider par un conseiller financier, génère des bénéfices tangibles et permet d'aborder la retraite avec bien plus de sérénité".

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