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Le CAC40, un indice à la mode

Le CAC40, un indice à la mode
Le CAC40, un indice à la mode
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le CAC40, l'indice à la mode en Europe ? Alors que le marché parisien doit encore gagner 23% pour dépasser son plus haut niveau historique atteint en 2000 (6.922 points), juste avant l'éclatement de la bulle Internet, l'indice parisien se rapproche d'un plus haut niveau depuis 12 ans, sous l'impulsion de LVMH et d'Airbus, qui affichent tous deux une hausse de presque 50% depuis le premier janvier.

Un indice plus équilibré

Matteo Brancolini, gérant chez BPER Banca à Milan, explique à 'Bloomberg' que le CAC40 est de retour au premier plan en raison de sa plus importante diversification que par le passé, avec des sociétés solides dans plusieurs secteurs : "La France a des actions cool et le CAC 40 est l'indice 'le plus beau d'Europe'". "Alors que le DAX allemand est composé de plein de valeurs cycliques et d'industriels, qui ralentissent, et que le FTSE MIB italien compte de nombreuses banques, le CAC40 est un indice bien équilibré, avec de multiples sociétés, du luxe aux utilities, en passant par l'industrie la pharmacie, l'industrie, l'alimentaire et la finance".

Les banques pèsent moins lourd

Le luxe est devenu le premier moteur de croissance de l'indice malgré les tensions commerciales mondiales. Le secteur financier, en difficulté, ne représente qu'environ 10% du CAC 40 (contre près de 21% il y a deux ans), tandis que les secteurs de l'industrie et de la consommation discrétionnaire représentent chacun environ un cinquième de l'indice de référence actuel. "Le poids des banques dans l'indice est devenu de plus en plus important, puis s'est effondré avec la crise financière", souligne Cedric Ozazman, responsable des investissements et de la gestion de portefeuille chez Reyl & Cie à Genève. "C'est la principale raison de la sous-performance passée du CAC".

"L'évolution de l'indice reflète une dynamique plus large entre les acteurs locaux, qui ont perdu du terrain au fil des ans, et des sociétés mondiales comme LVMH et L'Oréal, qui ont pu s'appuyer sur les tendances démographiques dans des régions comme la Chine et les États-Unis pour croître", ajoute C.Ozazman. "BNP Paribas et Société Générale sont peut-être présents aux Etats-Unis et dans d'autres pays, mais leur performance reste fortement liée à la France, où la croissance économique est plus lente".

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