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Le CAC40 retombe lourdement sur la semaine

Le CAC40 retombe lourdement sur la semaine
Le CAC40 retombe lourdement sur la semaine
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le CAC40 a connu des jours meilleurs. Sur cinq séances, l'indice vedette parisien perd 2,5% (à 5.270 points) et efface ainsi presque tout ses gains de la semaine précédente. La posture très 'dovish' de la Fed n'a pas suffi à compenser le regain d'incertitudes liées au ralentissement de la croissance mondiale, au Brexit et aux négociations commerciales sino-américaines.

Sur le front monétaire, la Banque centrale américaine a, comme attendu, maintenu ses taux directeurs à 2,25%-2,50%. Mais elle a également fait savoir qu'elle n'avait plus l'intention de relever ses taux directeurs en 2019. Elle n'envisage d'ailleurs qu'un seul tour de vis en 2020... Des annonces qui ont pesé sur le dollar et sur le marché obligataire. L'écart de rendement entre les emprunts d'Etat américains à trois mois et ceux à dix ans s'est inversé pour la première fois depuis 2007 alors que le taux du Bund allemand est tombé en territoire négatif pour la première fois depuis octobre 2016.

Côté valeurs, ce sont principalement les small&midcaps qui ont animé la place parisienne à l'image de SMPC, de Stallergenes, de Cellnovo ou encore d'Ubisoft. Les bancaires ont elle été chahutées dans le sillage des marchés obligataires.

Les valeurs

* Stallergenes Greer s'envole de 42% suite à l'annonce par Ares Life Sciences, principal actionnaire de la société, du lancement d'une offre de rachat à un prix de 37 euros par action faisant ressortir une prime de près de 43% sur les derniers cours cotés. L'OPR valorise ainsi le spécialiste du traitement des allergies respiratoires à 730 millions d'euros. Avec environ 83,9% du capital de la cible, le principal actionnaire a jugé que les avantages de la cotation de Stallergenes Greer étaient réduits et les coûts injustifiés. L'opération sera mise en oeuvre sous la forme d'un "scheme of arrangement" de droit anglais (le "Scheme").

* Groupe Gorgé flambe de 16,5% avec sa filiale ECA (+51%). ECA Group a remporté un gros contrat d'environ 450 millions d'euros dans la robotique. Au terme d'un appel d'offres lancé à l'été 2018, la marine belge a attribué la fourniture de 12 navires de chasse aux mines équipés au total d'une centaine de drones au consortium Belgium Naval & Robotics réunissant Naval Group et ECA Group. Six navires sont destinés à la marine belge. Les six autres seront livrés à la marine hollandaise.

* Virbac bondit de 12,4%, dans le sillage de ses derniers résultats financiers. La firme est parvenue à bien maîtriser sa rentabilité avec un résultat net part du groupe de 20,1 ME contre une perte de 2,6 ME en 2017, pour un chiffre d'affaires de 868,9 ME, en progression de 0,8% à taux de change réels et de 4,5% à taux constants.

* Ubisoft gagne 6%. Le titre de l'éditeur de jeux-vidéo a été porté par les ambitions de Google (Alphabet) dans les jeux-vidéo. Le géant américain a annoncé le lancement d'un service de jeux vidéo en streaming, avec lequel il espère capitaliser sur sa technologie de "cloud" et son réseau mondial de centres de données. Cette plate-forme, baptisée Stadia, permettra de jouer à des jeux sophistiqués sur un navigateur internet et sur tout type d'appareils, sans avoir à les télécharger.

* Worldline prend 4,8%. Le titre du prestataire de services de paiements électroniques et de services transactionnels a bénéficié d'une actualité riche dans le secteur. Outre l'annonce du rachat de Worldpay par FIS, on a appris le début du lancement du processus d'IPO de l'Italien NEXI. Si ces 2 opérations ne devraient pas impacter la stratégie de consolidation des services de paiement en Europe de Worldline, elles permettent de cristalliser des multiples de valorisation légèrement supérieurs à ceux du groupe français, explique Invest Securities.

* Somfy (+2,3%). Kepler Cheuvreux a débuté le suivi de la valeur à l'achat avec un objectif fixé à 92 euros.

* Maurel et Prom (+1,9%) a vu son excédent brut d'exploitation 2018 s'élever à 245 M$, en progression de 30%, grâce à la maîtrise des coûts opérationnels et à la progression de l'activité en Tanzanie fortement contributive. Le conseil d'Administration a décidé de proposer à la prochaine Assemblée générale le paiement d'un dividende de 10 M$ (soit environ 0,05 $ par action).

A l'inverse, * Cellnovo s'effondre de 61,2%. En cause, un problème de robustesse pour le Système Gen3 (micro-pompe à insuline connectée) qui a induit un coût de service plus élevé qu'attendu pour les partenaires distributeurs et freine un déploiement immédiat à grande échelle de la nouvelle solution... Résultat, le management a lancé un gros avertissement sur les ventes et les résultats à venir. Pis encore, la société considère que de fortes incertitudes affectent son financement à court et moyen terme. Dans ce contexte, Cellnovo a mandaté une société de conseil pour l'aider à explorer l'ensemble des options stratégiques et financières du groupe.

* SMCP a été sanctionné en bourse (-15%) malgré l'annonce de résultats 2018 en nette progression. Les prévisions du propriétaire des marques de mode Sandro, Maje et Claudie Pierlot sont jugées prudentes par les opérateurs alors que le groupe vise une croissance de son chiffre d'affaires comprise entre +9% et +11% à taux de change constant contre une hausse de 13% l'an passé. La firme table par ailleurs sur une marge d'EBITDA ajustée stable après une hausse d'un point en 2018, à 16,9%.

* Mauna Kea plonge de 12,5%, plombé par le creusement de ses pertes l'an dernier. Au 31 décembre 2018, la société disposait d'une trésorerie de 8,6 millions d'euros et d'un endettement de 6,5 ME, contre respectivement 17,5 et 6,6 ME un an plus tôt. La direction considère qu'elle est en mesure de faire face à ses échéances de trésorerie jusqu'au 31 décembre 2019.

* EssilorLuxottica recule de 7,8%. Outre les performances décevantes du géant de l'optique l'an passé, les problèmes de gouvernance éclatent au grand jour. La société Delfin, holding du principal actionnaire et président exécutif du groupe, Leonardo Del Vecchio, a estimé mercredi que certains comportements d'Essilor constituaient une "violation claire" de l'accord de fusion et de règles de gouvernance du nouveau groupe franco-italien. Depuis la fusion finalisée en octobre 2018, les analystes financiers s'inquiètent de la répartition des pouvoirs au sein du nouveau groupe, qui n'est pas clairement établie, entraînant des tensions qui pourraient mettre à mal l'intégration opérationnelle des deux sociétés.

* Air France KLM rend 7,6%. Le transporteur a annoncé qu'il allait augmenter son offre estivale de 2%. La compagnie franco-hollandaise proposera 58 nouvelles routes du 31 mars au 27 octobre 2019. Elle a par ailleurs placé 500 ME d'OCEANEs à échéance 2026 auprès d'investisseurs institutionnels uniquement. Le produit net de l'émission sera affecté aux besoins généraux de financement du groupe et notamment au refinancement des obligations subordonnées perpétuelles émises en 2015 et remboursables par anticipation en octobre 2020.

* BNP Paribas et la Société Générale perdent respectivement 6 et 6,5%, suivis par le Crédit Agricole (-4,8%). Le secteur financier a été sans surprise lésé par la perspective de l'absence de relèvement de taux de la Fed cette année, des taux d'intérêt bas pénalisant les marges des banques. La banque centrale américaine, qui a réaffirmé son engagement à être "patiente", ne table désormais plus que sur une seule hausse de taux d'ici 2021 et n'évoque plus la nécessité de resserrer sa politique monétaire pour prévenir une accélération de l'inflation.

* Elior Group trébuche de 6,1%, après avoir indiqué être entré récemment en discussions exclusives avec PAI Partners concernant une cession potentielle de ses activités de concessions regroupées au sein de sa filiale Areas. Mais le prix de cession évoqué dans la presse a déçu la communauté financière.

* Iliad redonne 3,5%. La maison mère de Free a encore perdu des abonnés en fin d'année dernière et a, à nouveau, revu à la baisse son objectif clef de trésorerie pour 2020. Elle a vu partir 94.000 clients dans le mobile et 32.000 dans le fixe au quatrième trimestre. L'opérateur table désormais sur un solde Ebitda - Investissements en France de plus de 800 millions d'euros en 2020 alors qu'il visait à l'origine plus d'un milliard d'euros, une prévision ensuite revue à la baisse à environ un milliard d'euros. Côté résultats, la société fondée par Xaviel Niel a vu son Ebitda reculer de 1,2% à 1,76 MdE tandis que le résultat net a baissé de 18,5% à 330 ME pour un chiffre d'affaires en légère hausse de 0,6% à 4,9 MdsE. En outre, Iliad explique avoir entamé un "processus de revue de ses actifs mobiles et étudie actuellement la possibilité de mettre en oeuvre un partenariat industriel avec un fonds d'investissement concernant l'infrastructure passive de son réseau mobile, portant sur environ 5 700 sites mobiles".

* Maisons France Confort (-2,7%). Les comptes annuels sont ressortis un peu courts. Sur 2018, le résultat opérationnel atteint 36 ME, en recul de 14%, soit une marge en retrait d'un point par rapport à l'année précédente à 4,5%, sous les attentes du consensus qui étaient calées sur un Rop de 44,7 ME.

* Hermès International limite son repli à 0,1% après avoir publié des résultats annuels en progression et globalement en ligne avec les attentes des analystes. Sur l'exercice clos fin décembre, le sellier enregistre un bénéfice net de 1,405 milliard d'euros (+15%) pour un chiffre d'affaires consolidé de 5,966 MdsE, en croissance de +10,4% à taux de change constants et de +7,5% à taux de change courants. Le résultat opérationnel courant progresse de 6% à 2,045 MdsE (34,3% des ventes).

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