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Le CAC40 redonne un peu de terrain sur la semaine

Le CAC40 redonne un peu de terrain sur la semaine
Le CAC40 redonne un peu de terrain sur la semaine
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Prises de bénéfices sur le CAC40 cette semaine avec un indice qui lâche 0,65% sur cinq séances, à 5.231 point ce vendredi soir. L'évènement des derniers jours a été la décision de la Banque centrale européenne qui a reporté la hausse de ses taux directeurs à l'année prochaine, au plus tôt, et lancé de nouvelles opérations de refinancement à long terme ciblées en septembre. L'Institution a également nettement revu à la baisse des anticipations de croissance et d'inflation pour 2019 et 2020. Des annonces qui ont pesé sur l'euro et le secteur bancaire. Si la saison des trimestriels touche à sa fin, les publications des derniers jours ont été accueillies plutôt froidement à l'image de celles de Vilmorin, d'EssilorLuxottica, ou encore d'Eurofins.

Les valeurs

* Interparfums gagne 7,1% après la publication de ses comptes annuels 2018 et la révision de sa guidance pour l'exercice en cours. Pour 2019, le parfumeur vise désormais un chiffre d'affaires de 480 ME, pour une marge opérationnelle d'environ 14%.

* Ubisoft prend 5,7%. Vivendi a annoncé avoir vendu le solde de sa participation au capital d'Ubisoft (5,87% du capital) pour un montant de 429 millions d'euros, représentant une plus-value comptable de 220 me. Ainsi, le groupe actif dans les contenus et les médias n'est plus désormais actionnaire d'Ubisoft. Par ailleurs, Vivendi garde l'engagement de ne pas acquérir d'actions d'Ubisoft pendant cinq ans.

* Miliboo (+5%). Le groupe a annoncé que Stéphane Plaza devient ambassadeur de la marque Miliboo, au moyen d'un contrat commercial. En parallèle et de manière totalement indépendante, Miliboo a signé un partenariat stratégique d'envergure avec M6 Interactions, filiale du Groupe M6, dans le cadre d'un accord de type "media for equity". "Ce partenariat se traduira par une forte visibilité de Miliboo sur les antennes TV, Radio et internet du Groupe M6".

* Albioma avance de 4,4% alors que le chiffre d'affaires a progressé de 6% à 428,3 millions d'euros (4% hors effet prix des combustibles) grâce à la hausse des primes fixes liée à l'indexation contractuelle et aux récents avenants aux contrats signés avec EDF, et avec la mise en service de Galion 2. Sous les mêmes effets, l'EBITDA de l'exercice a progressé de 18% à 162,6 ME et le résultat net part du Groupe est en forte croissance de 18% à 44,2 ME. Pour 2019, le Groupe annonce des objectifs d'EBITDA de 168 à 178 ME et de résultat net part de 38 à 44 ME.

* DBV Technologies progresse de 2,5%. La société a fait état hier soir d'une position de trésorerie au 31 décembre 2018 de 122,8 millions d'euros, en repli de 15,1 ME sur un an, alors que les produits opérationnels ont progressé de 22,1% à 14,5 millions d'euros. La perte nette s'est creusée à -166,1 millions d'euros contre -147,7 ME en 2017.

* Manitou prend 1,3% après la publication de résultats annuels en forte hausse. Le conseil d'administration a décidé de proposer à l'Assemblée générale du 13 juin, le versement d'un dividende de 0,78 euro par action. Manitou anticipe cette année une progression de son chiffre d'affaires de l'ordre de 10%, et une amélioration du résultat opérationnel courant de l'ordre de 40 points de base, soit aux environs de 7,3% du chiffre d'affaires.

A l'inverse, * Vilmorin plonge de 12%. Malgré la confirmation de ses objectifs annuels, les opérateurs ont accueilli avec peu d'enthousiasme la publication semestrielle de la société, marquée notamment par une forte dégradation du bilan sous l'effet des acquisitions et de l'accroissement du BFR.

* CGG chute de 11,8%. Si le groupe parapétrolier a dégagé un cash-flow net positif de 21 M$ au quatrième trimestre 2018, la perte opérationnelle s'est creusée à 282 M$ et le déficit net s'est élargi à 790 M$. La dette nette est de 733 ME et les liquidités de 434 M$ après un cash-flow net négatif de 124 M$ sur l'année. Le groupe vise cette année un chiffre d'affaires des activités en croissance à un chiffre en haut de fourchette, en ligne avec la croissance des dépenses E&P.

* Vallourec décroche de 10,5%. Malgré la publication quelque peu rassurante du spécialiste des tubes sans soudure fin février, les vendeurs à découvert sont encore nombreux sur le dossier. Voleon Capital Management a d'ailleurs augmenté de 12,9% ses positions courtes, au point que ces dernières représentent désormais 0,70% du capital de Vallourec. Au moins 8 investisseurs ont divulgué des positions courtes sur la valeur. Selon les données de Bloomberg, ces ventes à découvert représentent 33,3 millions d'actions, soit 7,28% des actions en circulation de la société.

* Valeo (-9,5%) et Faurecia (-9,5%) ont été fortement chahutés. Les commentaires prudents de Continental et de Schaeffler ont pesé sur l'industrie. Continental a indiqué que la production de véhicules au cours du premier semestre sera probablement plus faible qu'il y a un an, citant la guerre commerciale, le ralentissement de l'économie chinoise et l'incertitude liée au Brexit.

* Air France-KLM cède 8,8%, toujours pénalisé par l'entrée fracassante de l'Etat néerlandais au capital. La compagnie aérienne a par ailleurs fait état d'un trafic passagers en hausse de 2,8% en février (mesuré en passagers transportés au kilomètre parcouru) alors que le coefficient d'occupation a progressé de 0,2 point à 87,1%.

* Iliad chute de 8,2%. Un flux vendeur à relier à une note d'Exane BNP Paribas qui a dégradé le titre de l'opérateur de 'neutre' à 'sous-performer'. Barclays est de son côté passé de 'surpondérer' à 'pondération en ligne' avec un cours cible réduit de 145 à 105 euros.

* PSA Groupe (-7,4%). Fiat Chrysler Automobiles n'écarte pas l'idée d'un rapprochement avec PSA Groupe. Au Salon de l'automobile de Genève, Mike Manley, le directeur général du constructeur américano-italien, a affirmé envisager "tout accord susceptible de rendre Fiat plus fort". Selon les propos rapportés par Bloomberg, le dirigeant a ajouté : "s'il y a une opportunité pour nous, je l'examinerai". Des rumeurs prêtent au groupe français l'idée d'un rapprochement avec un grand constructeur afin d'étendre la présence de PSA en dehors de l'Europe.

* BNP Paribas (-5,7%), Societe Generale (-6,4%) et Natixis (-6,3%) ont souffert après les annonces de la BCE et le nouveau report de la première hausse de taux post-crise.

*EssilorLuxottica perd 4,6%. Sur l'exercice 2018, le leader mondial de l'optique enregistre un chiffre d'affaires pro forma de 16,160 milliards d'euros, en croissance de 3,2% à taux de change constants (en recul de 1,2% en publié). Essilor et Luxottica ont tous deux contribué à cette hausse. Le résultat opérationnel pro forma ajusté atteint 2,572 MdsE, en hausse de 1,2% à taux de change constants mais en repli de 4,8% en publié. Le résultat net pro forma ajusté recule de 1,7% à 1,871 MdE. Le Conseil d'administration proposera à l'Assemblée générale du 16 mai 2019 la distribution d'un dividende de 2,04 euros par action. EssilorLuxottica confirme l'objectif de synergies de 420 à 600 ME de résultat opérationnel dans les cinq ans à venir.

* JC Decaux (-4,1%), malgré une solide publication annuelle. Le spécialiste de la communication extérieure a dévoilé un résultat d'exploitation ajusté, avant charges de dépréciation, de 339,8 millions d'euros, en baisse de -5,1%, mais supérieur aux 332 ME attendus par le marché. Le bénéfice net part du Groupe a atteint 219,9 ME, en hausse de +13,5%, alors que le Cash-flow disponible ajusté est ressorti à 150,4 ME (+5,2%). La firme anticipe, au premier trimestre 2019, une croissance organique du chiffre d'affaires ajusté au-dessus de +5%, reflétant une très bonne dynamique commerciale en Chine et en Amérique du Nord.

* Elis perd 4,3%. Malgré la solide publication annuelle du prestataire multiservices pour les secteurs de l'hôtellerie-restauration, les investisseurs ont sanctionné la guidance 2019, jugée décevante. Le groupe vise cette année une croissance organique d'environ +3,0%, une marge d'EBITDA entre 31,2% et 31,6% du chiffre d'affaires (hors impact IFRS 16), dans un contexte d'inflation des coûts de main d'oeuvre et d'énergie et des investissements équivalents à 20% du chiffre d'affaires.

* LafargeHolcim cède 3% après la présentation de ses comptes 2018. Le cimentier a dégagé sur la période un EBITDA récurrent en légère hausse à 6 milliards de francs suisses pour des revenus en hausse de 5,1% à 27,47 MdsF. Le bénéfice net a atteint 1,57 MdF, en progression de 10,8%. Des résultats globalement en ligne avec les attentes des analystes.

* Eurofins se replie de 2% après la publication de résultats annuels sans grande surprise mais avec un endettement supérieur aux attentes du marché. Le groupe a dégagé l'an passé un EBITDA ajusté de 720 ME pour un chiffre d'affaires de 3,781 MdsE (+27%). La firme vise en 2019 des revenus de 4,5 MdsE et un Ebitda ajusté de 850 ME. Des prévisions légèrement inférieures au consensus, note Morgan Stanley.

* Latécoère redonne 0,9% malgré une publication supérieure aux attentes des analystes et la confirmation de ses perspectives... En 2019, le groupe devrait délivrer une croissance organique significative de son chiffre d'affaires, hors effets de change, et mettre en oeuvre des investissements importants pour finaliser le plan de Transformation 2020.

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