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Le CAC40 limite son repli à 0,6% sur la semaine

Le CAC40 limite son repli à 0,6% sur la semaine
Le CAC40 limite son repli à 0,6% sur la semaine
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le CAC40 termine cette semaine agitée sur un repli hebdomadaire de 0,58%, à 5.328 points ce vendredi soir. Si l'actualité entreprises s'est avérée plutôt calme, trêve estivale oblige, la macroéconomie a dicté la tendance sur les marchés. Le retour au premier plan de la guerre commerciale sino-américaine a notamment fait des dégâts en début de semaine alors que l'économie britannique s'est contractée au deuxième trimestre, pour la première fois depuis 2012. En Italie, la crise politique couve à nouveau après que Matteo Salvini, le ministre de l'Intérieur et chef de file de la Ligue d'extrême droite, eut proclamé jeudi soir la fin de la coalition formée avec le Mouvement 5 Etoiles et réclamé des élections législatives anticipées.

Dans cet environnement pour le moins incertain, le baril de pétrole a violement décroché avant de se ressaisir quelque peu en fin de semaine. Les rendements obligataires souverains ont également touché de nouveaux planchers historiques alors que plusieurs Banques centrales (Inde, Nouvelle-Zélande, Thaïlande) ont abaissé leurs taux directeurs afin de faire face au ralentissement de l'économie mondiale.

Les valeurs

* Air France KLM bondit de 8%. La compagnie, qui a annoncé avoir transporté 10 millions de passagers au mois de juillet (+1,8%), a également été soutenue par une note de la SocGen. La banque a en effet rehaussé de 'conserver' à 'acheter' sa recommandation sur la valeur tout en réduisant sa cible de 13 à 12,5 euros.

* EssilorLuxottica s'adjuge 5%. Quelques jours seulement après l'annonce du rachat du groupe néerlandais GrandVision, le numéro un mondial des lunettes et verres optiques a encore de l'appétit. Dans un entretien accordé à 'Bloomberg', Hubert Sagnières a affirmé : "GrandVision n'était qu'un premier pas... Nous ne nous arrêterons pas là et nous avons les moyens de procéder à davantage d'acquisitions". Le vice-PDG délégué du groupe a souligné que les investisseurs peuvent s'attendre à ce que le groupe développe aussi bien son réseau de détail et en ligne que ses moyens de production de lunettes. EssilorLuxottica veut s'étendre en Asie, Afrique et Amérique latine, a également précisé le dirigeant.

* Vivendi grimpe de 3,5%. Très attendue par les opérateurs, l'opération UMG est lancée. Le groupe de divertissements est entré en négociations préliminaires avec Tencent Holdings en vue de lui céder une participation de 10% dans Universal Music Group. Tencent dispose d'une option d'un an pour acheter 10% supplémentaires du capital de la première maison de disques mondiale aux mêmes conditions. La transaction valorise UMG 30 milliards d'euros sur une base totalement diluée.

* Renault progresse de 3,5%, porté par le retour des spéculations liées à un éventuel rapprochement avec Fiat Chrysler Automobiles. Mike Manley, administrateur délégué du constructeur américano-italien a déclaré que son groupe était prêt à discuter alliance avec des concurrents, Renault en tête, tout en ajoutant que la société pouvait également poursuivre sa route en solo.

* Bourbon avance de 2,9%. A sa demande, et suite aux appels en garantie de la société chinoise ICBC Leasing représentant un montant de plus de 800 millions de dollars, le groupe parapétrolier a obtenu l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire visant Bourbon Corporation et Bourbon Maritime.

* Vilmorin (+1,8%), les investisseurs saluant les derniers chiffres du groupe. Le semencier a annoncé un chiffre d'affaires annuel consolidé en hausse de 3,3%, "significativement au-delà de l'objectif fixé" (soit 2% à 3% de progression) et ajoute que le résultat net annuel sera en légère hausse. Le CA du quatrième trimestre s'élève à 388,9 millions d'euros, en progression de 8,7% à données courantes par rapport à l'exercice précédent. Retraité à données comparables, il affiche une croissance de 7%.

* LVMH remonte de 1,7%. Bernstein a relevé à 'surperformer' son opinion sur le dossier en visant 360 euros contre 351 euros précédemment. Alphavalue est de son côté passé de 'réduire' à 'accumuler' malgré une cible réduite de 384 à 375 euros.

A l'inverse, * Vallourec chute de 12,3% et CGG plonge de 12%. Le compartiment pétrolier a souffert dans le sillage de la nette baisse des cours du brut, sur fond de guerre commerciale et de ralentissement de l'économie mondiale.

* Mersen trébuche de 12,2% sans actualité évidente depuis les récents résultats dévoilés fin juillet. A l'époque, le groupe avait pourtant revu en hausse sa prévision de croissance annuelle. Les brokers avaient d'ailleurs salué les annonces, la Société Générale, Gilbert Dupont ou Oddo BHF ayant par exemple confirmé des avis acheteurs assortis d'objectifs respectifs de 43, 37 et 35 euros. Portzamparc, à l'achat fort, ajustait en hausse son objectif de 38 à 39,5 euros.

* Bonduelle (-11,1%). Malgré la publication d'un chiffre d'affaires 2018-2019 conforme aux attentes à 2,777 MdsE, stable d'une année sur l'autre, et la confirmation de l'objectif d'une stabilité de la rentabilité opérationnelle courante à périmètre et change constants sur l'exercice écoulés, le groupe a fait état de vents contraires pour le nouveau millésime, avec en particulier l'impact des canicules sur les récoltes actuelles. Les perspectives sont teintées de prudence.

* ArcelorMittal trébuche de 9,4% dans un environnement déprimé par la guerre commerciale entre Américains et Chinois et après être tombé dans le rouge au deuxième trimestre... Le géant de l'acier a accusé un déficit net de 447 millions de dollars, contre un profit de 414 M$ un an plus tôt pour un chiffre d'affaires de 19,28 Mds$, en très léger retrait.

* Carrefour chute de 8%. La pression vendeuse sur le distributeur a été accentuée par une note de Bernstein qui a dégradé le dossier de "performance en ligne" à "sous-performance" tout en coupant son objectif de 18 à 15,5 euros. Carrefour opère sur le marché le plus difficile d'Europe et "la dynamique commerciale est encore anémique" deux ans après l'arrivée d'Alexandre Bompard au poste de PDG, a écrit Bruno Monteyne. L'analyste affirme que même si Carrefour "fait tout ce qu'il faut", Bompard a hérité "d'une mauvaise combinaison de formats, de mauvais prix et de mauvaises habitudes" de l'équipe de management précédente.

* Tarkett recule de 7,6%, toujours plombé par la présentation de comptes intermédiaires décevants.

* Publicis se replie de 2,6%, au plus bas depuis la fin 2012 en bourse de Paris, alors que le numéro trois mondial de la publicité a récemment revu à la baisse son objectif de croissance annuelle...

* Société Générale limite son recul à 0,7%, malgré un contexte boursier peu porteur et un nouvel ajustement d'analyste : le bureau Jefferies a en effet réduit son objectif de cours de 26,8 à 24,6 euros sur le dossier, tout en réitérant sa recommandation "conserver". Le broker note des progrès de l'établissement sur sa solvabilité, mais estime que les investisseurs devraient rester prudents sur la banque française en attendant une confirmation de cette tendance.

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