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Le CAC 40 corrige de 1,5% sur la semaine, Vallourec et Technicolor plongent

Le CAC 40 corrige de 1,5% sur la semaine, Vallourec et Technicolor plongent
Le CAC 40 corrige de 1,5% sur la semaine, Vallourec et Technicolor plongent
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le CAC 40, indice phare parisien, a souffert cette semaine sur fond d'inquiétudes concernant la croissance économique mondiale et de guerre commerciale. En Europe, les problèmes plus spécifiques tels que le budget italien ou le Brexit ont accentué la pression sur les indices. Le CAC a abandonné finalement plus de 1,5% sur la semaine, de retour dans la zone des 4.900 pts. Il termine ce vendredi à 4.947 points (+0,18%).

Sur le marché des changes ce vendredi, l'indice dollar, qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de six devises, se redresse de 0,2% à 96,8, sur fond d'incertitude concernant la politique monétaire de la Fed. L'euro se traite pour sa part à 1,1351$, en retrait de 0,6% ce jour.

La Banque centrale américaine doit remonter encore ses taux d'un quart de point le 19 décembre, à l'issue de sa dernière réunion monétaire de l'année 2018 (probabilité de 72,3% d'un taux des fed funds allant de 2,25 à 2,50% selon FedWatch / CME Group). Il s'agirait là de la quatrième hausse des taux de l'année. La suite des événement sera cependant plus délicate, alors que Trump maintient la pression pour que la Banque centrale assouplisse ses positions...

Le pétrole plonge !

Les prix du pétrole retombent sur un plancher de 13 mois. Le baril de brut WTI (contrat de janvier) trébuche de 6,6% désormais sur les 51$, alors que le baril de Brent s'affiche en recul de 6%. Rappelons que la chute traduit les inquiétudes relatives à une offre surabondante. Les investisseurs anticipent cependant de possibles coupes de la part de certains grands producteurs, au premier rang desquels l'Arabie saoudite.

Apple se dégonfle

La cote américaine a souffert encore de la chute de la première capitalisation mondiale Apple, grande victime boursière des dernières séances sur des craintes de ralentissement de la demande (en particulier sur l'iPhone XR sorti il y a à peine un mois). Apple pèse désormais 826 milliards de dollars à Wall Street, devant Microsoft et ses 793 milliards de dollars, puis Amazon avec 743 milliards.

Réunion cruciale entre Trump et Xi à la fin du mois

A quelques jours de la confrontation tant attendue, le Président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping semblent prêts cette fois à de réelles avancées. Cité par Bloomberg, Trump a ainsi récemment déclaré que la Chine voulait conclure un accord. "Nous sommes très heureux de cela", a ajouté le dirigeant américain, qui assure : "Je suis très préparé, je m'y suis préparé toute ma vie"... Trump et Xi, doivent se rencontrer à la fin du mois en marge du sommet du G20 en Argentine.

Washington et Pékin n'ont cessé la surenchère ces derniers mois sur le plan commercial. Ainsi, les Etats-Unis ont déjà infligé à la Chine des taxes supplémentaires portant sur 250 milliards de dollars d'importations, alors que Pékin a répliqué par des prélèvements additionnels sur 110 milliards d'imports US. Trump a même menacé de mettre en oeuvre des taxes additionnelles portant sur la totalité des importations chinoises aux USA, ce qui représente des produits d'un montant total de plus de 500 milliards de dollars.

Hier jeudi, Trump a même affirmé devant les journalistes que la Chine désirait "très méchamment" conclure un accord... Des responsables chinois de haut niveau, cités ce vendredi par Bloomberg, et au fait des déplacements à venir de Xi - y compris de l'agenda des 30 novembre et 1er décembre à Buenos Aires -, affirment que le Président chinois devrait aussi s'arrêter en Espagne, au Portugal et au Panama.

Wang Shouwen, Vice-Ministre du Commerce, a ajouté que les équipes 'commerciales' de Washington et Pékin avaient déjà été "en contact étroit". Larry Kudlow, le conseiller économique de la Maison Blanche, avait déjà tenu des propos comparables la semaine dernière, affirmant que les négociations avaient repris à tous les niveaux. Wang a également "constaté que les USA désiraient conclure un accord afin de mettre un terme aux frictions commerciales avec la Chine. Pékin entend ainsi "travailler avec les USA afin de contenir ces conflits", a affirmé le responsable, qui admet évidemment que les décisions commerciales américaines affectent la Chine, mais aussi l'Amérique et le reste du monde.

Les valeurs

Nexans (+8% sur la semaine). La société en commandite simple DNCA Finance, agissant pour le compte de fonds dont elle assure la gestion et agissant de concert avec la société DNCA Finance Luxembourg qu'elle contrôle, a déclaré à l'Autorité des marchés financiers avoir franchi en hausse, le 15 novembre 2018, les seuils de 5% du capital et des droits de vote de la société Nexans et détenir de concert, pour le compte desdits fonds, 2.279.888 actions Nexans représentant autant de droits de vote, soit 5,23% du capital et des droits de vote de cette société. Ce franchissement de seuil résulte d'une acquisition d'actions Nexans sur le marché, a indiqué le déclarant.

Contrôlée par la société anonyme Natixis Investment Managers (NIM), la société DCNA Finance déclare agir indépendamment de la personne qui la contrôle. DNCA Finance agit pour le compte des fonds de droits français dont elle assure la gestion.

Casino (+6% sur la semaine). David Lubek monte en grade chez Casino. Jusqu'ici directeur financier adjoint du distributeur, David Lubek est nommé Directeur financier et membre du Comité exécutif du groupe. Il remplace Antoine Giscard d'Estaing, qui après 10 ans passés au sein de la société a souhaité poursuivre de nouveaux projets professionnels. Kepler Cheuvreux évoque une bonne nouvelle mais estime que ce changement n'est pas surprenant dans la mesure où David Lubek était celui qui parlait aux analystes au cours des derniers mois. Bryan Garnier pense qu'il est peu probable que sa nomination soit liée aux craintes sur la dette de la société et note également que David Lubek a récemment été très actif dans la communication financière du groupe.

Eramet (+4% sur cinq jours) remonte cette semaine. Un flux acheteur à mettre en relation avec une note de Bank of America ML qui est passé de 'sous-performer' à 'surperformer' sur le groupe minier tout en maintenant sa cible à 113 euros. La nouvelle réglementation chinoise devrait presque doubler la teneur en manganèse dans les barres d'armature, selon les analystes de la banque américaine. Or, le manganèse est un produit clef chez Eramet et une hausse de 10% des prix devrait avoir un impact positif d'environ 20% sur le bpa 2019 de la société. Le broker note également que le titre apparaît peu cher depuis sa correction entamée en juin.

Vallourec (-35% sur la semaine !). Bernstein, à 'sous-performer' sur la valeur, estime qu'une crise de liquidité semble peu probable, mais les obligations semblent prendre en compte un éventuel cas d'insolvabilité. Le marché a puni une entreprise dont la génération de trésorerie est structurellement faible, commente le broker. En revanche, le spécialiste estime que la véritable cause du problème "reste un mystère". Moins sévère, AlphaValue a réduit quant à lui de 5,38 à 4,43 euros son objectif de cours sur Vallourec, tout en restant à l'achat du dossier.

Technicolor (-26% sur cinq jours). Le groupe souffre en raison notamment des difficultés de sa division 'Maison connectée', qui produit des boîtiers de connexion, frappée de plein fouet par l'augmentation du prix des puces mémoires. "Au vu de l'environnement difficile qui comprime les résultats, cette cession est insuffisante pour assurer la pérennité du groupe", affirme Invest Securities. Oddo BHF juge "credible" l'éventualité d'une mise en vente du groupe compte tenu de ses nombreuses difficultés. Les analystes estiment néanmoins qu'une "opération M&A ne peut avoir lieu actuellement sur des niveaux de prix satisfaisants pour l'actionnaire... L'historique récent incite à la prudence avec une cession des brevets qui avait été effectuée sur des conditions financières très en deçà des attentes".

Soitec abandonne 11% sur la semaine dans la tendance du secteur, alors que la valeur Eurofins Scientific perd 10% sur cinq jours.

CGG (-10% sur la semaine) n'en finit plus de corriger en bourse, alors que le président du Conseil d'administration Philippe Salle a pourtant déclaré à l'AMF l'acquisition de 130.604 actions à un cours de 1,45 euro, opération intervenue le 12 novembre. Alphavalue reste 'acheteur', après les dernières annonces de la société lors de la journée investisseurs du début de mois. Dans l'ensemble, le bureau d'études considère que l'accent mis sur les activités pour lesquelles CGG a un avantage concurrentiel clair est positif. L'objectif est ajusté de 2,20 à 2,13 euros.

SoLocal (-11% sur cinq jours). La société J O Hambro Capital Management Limited (basée à Londres et contrôlée par Pendal Group Limited), agissant pour le compte de clients et de fonds dont elle assure la gestion, a déclaré à l'Autorité des marchés financiers, à titre de régularisation, avoir franchi en hausse, le 7 novembre 2018, les seuils de 10% du capital et des droits de vote de SoLocal, et détenir, à cette date, pour le compte desdits clients et fonds, 60.493.856 actions SoLocal représentant autant de droits de vote, soit 10,37% du capital et 10,34% des droits. Ce franchissement de seuils résulte d'une acquisition d'actions SoLocal sur le marché. Le déclarant a précisé détenir, au 20 novembre 2018, pour le compte desdits clients et fonds, 61.209.693 actions SoLocal représentant autant de droits de vote, soit 10,49% du capital et 10,46% des droits de vote.

Arkema a abandonné 9% sur la semaine, sur un marché fébrile, tandis qu'EDF a reculé de 8%. Le Credit Suisse a initié le suivi d'EDF avec un conseil logé à 'sous-performance' et un objectif de 13 euros. Compte tenu de la surperformance du titre par rapport au secteur depuis le début de l'année et des prévisions du courtier pour le prix de l'électricité en France, la banque trouve le titre cher.

Renault (-6% sur la semaine) a finalement 'limité la casse', après un début de semaine cauchemardesque. Les spéculations autour de l'alliance entre Nissan et Renault ont été relancées depuis l'arrestation de Carlos Ghosn au Japon en début de semaine. Après un gros coup de déprime de la valeur, les acheteurs ont repris le dessus en fin de semaine. Parmi les brokers, Jefferies vient de repasser de 'conserver' à 'acheter' en ciblant un cours de 78 euros. Rappelons que Renault détient 43% du capital de Nissan et a le droit de voter au sein du conseil d'administration, alors que le constructeur automobile japonais possède 15% du constructeur au losange mais n'a pas de droits de vote. Ce déséquilibre existe depuis la formation de l'alliance en 1999...

Chez les analystes, on estime que l'issue la plus probable suite à l'arrestation de Carlos Ghosn est un rééquilibrage des forces au sein de l'alliance... Jefferies estime ainsi que Renault pourrait décider de réduire sa participation dans son partenaire jusqu'à 15%. Le broker explique ainsi qu'une vente de titres directement sur le marché, ou à Nissan, permettrait de réduire la décote dont souffre la valeur et offrirait au groupe des moyens pour redéployer son capital en interne ou réaliser des opérations de croissance externe.

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