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La belle série du CAC 40 prend fin

La belle série du CAC 40 prend fin
La belle série du CAC 40 prend fin
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Fin de série pour le marché parisien. Le CAC40, qui a démarré l'année 2019 pied au plancher avec 5 semaines de progression, a vu rouge ces derniers jours. Sur cinq séances, l'indice cède 1,15%, à 4.962 points ce vendredi soir. L'incertitude entourant le Brexit et les craintes globales de ralentissement économiques ont à nouveau pris le dessus après la révision à la baisse des prévisions économiques de la Commission européenne et de la Banque d'Angleterre. L'absence d'avancée sur le front du conflit commercial americano-chinois a également pesé sur la tendance alors même que Donald Trump a déclaré jeudi qu'il ne prévoyait pas de rencontrer son homologue chinois Xi Jinping d'ici au 1er mars, soit la date butoir fixée par les deux protagonistes pour conclure un accord commercial.

Sur le front microéconomique, les publications d'entreprises accélèrent et se révèlent pour le moment mitigées. Du côté des satisfactions, on retiendra Dassault Systèmes, L'Oréal,Pernod Ricard, Hermès International ou encore Total. A l'inverse, les grosses déceptions proviennent de Publicis et Tarkett alors que la BNP Paribas et la Societe Generale ont revu certains de leurs objectifs 2020 à la baisse.

Les valeurs

* Dassault Systèmes bondit de près de 16%. Le groupe a dévoilé de solides chiffres trimestriels avec une croissance organique qui atteint 10% sur les trois derniers mois de l'année et un chiffre d'affaires global qui ressort à 1,04 milliard d'euros, supérieur à l'objectif fixé par l'éditeur de logiciels. Pour 2019, le groupe vise une croissance du chiffre d'affaires non-IFRS d'environ 10% à 11% à taux de change constants et une croissance du bénéfice net par action d'environ 7% à 9%, pour atteindre 3,35 euros à 3,40 euros.

* Fnac Darty progresse de 12,4%. L'agitateur culturel a profité du dynamisme du e-commerce en France ainsi que de la bonne publication de Ceconomy, son principal actionnaire. Le numéro un européen de la distribution d'électronique grand public a confirmé ses objectifs 2018-2019 après avoir dévoilé des ventes trimestrielles supérieures aux attentes du marché.

* Alstom grimpe de 4,4%. Comme anticipé, Bruxelles a interdit le projet d'acquisition d'Alstom par Siemens. La Commission européenne estime que ce rapprochement aurait porté atteinte à la concurrence sur les marchés des systèmes de signalisation ferroviaire et des trains à très grande vitesse. Les parties n'ont pas proposé de mesures correctives suffisantes pour remédier à ces problèmes, a souligné le régulateur. Alstom comme Siemens ont indiqué qu'ils ne contesteraient pas la décision de la Commission européenne.

* Korian (+3%) a fait état d'une croissance organique de 3% en 2018 et dit tabler désormais sur une marge d'Ebitda de 14,3%, supérieure à sa prévision initiale (14%).

* Remy Cointreau prend 4,1% dans le sillage de Pernod-Ricard.

* L'Oréal (+3,3%) a rassuré le marché avec une croissance supérieure aux attentes en fin d'année, tirée par la forte demande pour ses marques de parfums et de soins haut de gamme. Sur les trois derniers mois de 2018, le numéro un mondial des cosmétiques a vu son activité croître de 7,7% (à périmètre comparable), là où le consensus était positionné à 6,5%. Les divisions 'Luxe' et 'Cosmétique Active' ont été particulièrement dynamiques, enregistrant une hausse à deux chiffres. De quoi dissiper les craintes concernant l'état de santé de l'économie chinoise. Sur l'ensemble de l'exercice, les ventes ont progressé de 7,1% en données comparables, après une hausse de 4,8% en 2017, à 26,9 milliards d'euros. Le groupe signe ainsi sa meilleure performance depuis 2007.

* Pernod Ricard gagne 2,9% après la publication de solides résultats semestriels et le relèvement de son objectif de résultat opérationnel annuel. Le numéro deux mondial des spiritueux derrière le britannique Diageo a enregistré, sur les six premiers mois de son exercice décalé, un résultat opérationnel courant de 1,65 milliard d'euros, en hausse de 12,8% à changes constants, pour un chiffre d'affaires en croissance organique de 7,8% à 5,18 milliards d'euros. Le groupe a notamment bénéficié de l'envolée de ses ventes de cognac en Chine, liée en partie à des éléments techniques, et par les performances du whisky Jameson aux Etats-Unis.

* Hermès International (+0,6%) a dévoilé des ventes en ligne avec les attentes des analystes au quatrième trimestre, enregistrant une croissance de 9,6% à taux de change constants. Les revenus dans la région Asie (hors Japon) ont progressé de 13%, confirmant la bonne résistance du groupe de luxe au ralentissement de l'économie chinoise. Grâce à une croissance des ventes "saine" et à la maîtrise des coûts, la rentabilité opérationnelle courante en 2018 devrait être proche de 34%, après le niveau exceptionnel atteint en 2017, a précisé la société en guise de perspectives.

* Total grignote 0,5% malgré des résultats supérieurs aux attentes des analystes, porté par la hausse de sa production. Le bénéfice net ajusté part de groupe atteint 3,2 milliards de dollars, en hausse de 10%, contre 3,05 Mds$ de consensus. Le cash-flow net ressort à 2,964 Mds$ contre 2,317 Mds$ un an plus tôt. La production d'hydrocarbures du Groupe s'est élevée à 2,876 millions de barils équivalent pétrole par jour (kbep/j) au quatrième trimestre, en augmentation de 10%.

A l'inverse, * Sequana s'effondre de 27% alors que la Cour d'appel de Londres a confirmé en grande partie la décision rendue en 1ère instance par la High Court of Justice dans le litige opposant Sequana au groupe British American Tobacco.

* Bénéteau plonge de 21,6%. Dans un contexte économique et financier qui se durcit, le plaisancier a indiqué qu'il anticipait un chiffre d'affaires consolidé 2018-2019 en hausse de 3% à 5% (+2% à 4% à taux de change constant) alors que le marché mondial de la plaisance enregistre un ralentissement. Le résultat opérationnel courant est attendu stable à données publiées, impacté par les pertes de la filiale Monte Carlo Yachts et par les conséquences des droits de douane affectant les exportations de bateaux américains.

* Publicis chute de 13%. Si le numéro trois mondial de la publicité a amélioré de 60 points de base son taux de marge opérationnelle 2018, à 16,7%, les investisseurs ont sanctionné la panne de croissance enregistrée au quatrième trimestre. Sur les trois derniers mois de l'année, la firme a réalisé un revenu net de 2,49 milliards d'euros, en repli de 0,3% à données comparables (+0,5% hors PHS), contre un consensus positionné à +2,5%. Pour 2019, Publicis vise une croissance organique supérieure à celle de 2018, en dépit d'un début d'année qui devrait rester pénalisé par le secteur de la grande consommation. La société confirme ses objectifs 2020 dont la prévision d'une croissance de 4%.

*Valeo trébuche de 12,6%. Dans une étude consacrée au secteur, Barclays a repris la couverture du dossier avec un conseil 'sous-pondérer' et une cible fixée à 25 euros.

* Derichebourg chute de 12,7% après un avertissement sur les performances de la branche recyclage. Si l'Ebitda courant du groupe au 1er trimestre de l'exercice 2018-2019 est globalement proche de celui de l'exercice précédent, les premières informations relatives à l'activité de janvier dans le métier du recyclage montrent notamment un recul des volumes vendus (environ 10% par rapport

* Societe Generale (-9,3%) après avoir également revu à la baisse de ses objectifs financiers 2020. Pour faire face à la persistance d'un environnement de taux bas au sein de la zone euro et aux difficultés structurelles dans ses activités de marché, surtout dans les taux, crédit et changes, la banque rouge et noire a porté son objectif de cessions à 6% voire 7% de ses encours pondérés. Elle a également annoncé un plan additionnel de réduction des coûts d'environ 500 millions d'euros en 2020 dans les activités de Banque de Grande Clientèle et Solutions Investisseurs.

* Tarkett chute de 9,2%. Pénalisé par l'inflation des matières premières et des effets de change adverses, le spécialiste des revêtements de sol et des surface sportives a vu son EBITDA ajusté reculer sur un an de 315 ME à 249 ME, là où le consensus Bloomberg espérait un chiffre de 260,4 ME. La marge d'EBITDA ajusté s'effrite ainsi de 2,3 points à 8,8%. Si le groupe maintient son dividende à 0,60 euro par titre, il se montre prudent sur l'année en cours, pointant des signes de ralentissement sur le marché résidentiel en Amérique du nord et sur la construction neuve en Europe.

* Air France KLM redonne 7,2%. Le groupe a vu son trafic progresser de 2,3% en janvier (mesuré en passager-kilomètre transporté). Compte tenu de capacités en hausse de 3,3%, le coefficient d'occupation recule de 0,8 point, à 85,7%. Le groupe a transporté 7,4 millions de passagers (+1,5%). Par ailleurs, les rumeurs relatives à un éventuel départ de Pieter Elbers, le patron de KLM, se multiplient depuis quelques jours.

* BNP Paribas rend 2,5% après la révision à la baisse des objectifs 2020. L'établissement de la rue d'Antin anticipe désormais une croissance de son produit net bancaire sur la période 2016-2020 de 1,5% par an (+2,5% par an dans le plan initial) tandis que le rendement des fonds propres (ROE) devrait être de 9,5% en 2020 (contre 10% visés précédemment) avec un CET1 supérieur ou égal à 12%. Le plan d'économies récurrentes de coûts à partir de 2020 est par ailleurs porté de 2,7 à 3,3 milliards d'euros.

* Vinci recule de 1,4% après avoir dévoilé un résultat net annuel en hausse de 8,6%, à 2,98 milliards d'euros tandis que son résultat opérationnel sur activité a augmenté de 8,5% à 5 MdsE. Le chiffre d'affaires consolidé s'est établi à 43,52 MdsE, en amélioration de 8,1% et en progression de 3,3% à taux de change et périmètre constants. Pour 2019, Vinci anticipe de nouvelles progressions de son chiffre d'affaires et de son résultat.

* Sanofi (-0,2%) a publié des résultats légèrement supérieurs aux attentes pour le quatrième trimestre, une nouvelle fois portés par sa filiale Genzyme spécialisée dans les maladies rares, et le groupe français s'attend à conserver cette dynamique retrouvée en 2019. Le bénéfice net des activités poursuivies a progressé de 4,3% à changes constants au quatrième trimestre, à 1,36 milliard d'euros, sur un chiffre d'affaires en hausse de 3,9% à près de 9 milliards d'euros.

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