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Indignation générale après les propos de Christine Lagarde sur les Grecs

Indignation générale après les propos de Christine Lagarde sur les Grecs

La patronne du FMI, Christine Lagarde, a déclenché ce week-end une tempête dans la Mer Egée !... En affirmant que les Grecs portaient une part de...

Indignation générale après les propos de Christine Lagarde sur les Grecs
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La patronne du FMI, Christine Lagarde, a déclenché ce week-end une tempête dans la Mer Egée !... En affirmant que les Grecs portaient une part de responsabilité dans le drame financier qui affecte leur pays, et en les appelant à payer leurs impôts plutôt que de se plaindre, Christine Lagarde s'est attirée les foudres de la Grèce, tous partis confondus et de nombreux autres responsable européens...

Mme Lagarde a mis le feu aux poudres en estimant dans une interview au quotidien britannique 'The Guardian' que "les Grecs devraient commencer par s'entraider collectivement", et ce, en "payant tous leurs impôts". Elle s'est dit moins préoccupée par leur sort que par celui des enfants d'Afrique, en citant le cas d'enfants pauvres au Niger...

Ces propos ont suscité depuis 48 heures plus de 10.000 commentaires sur la page Facebook de Mme Lagarde, l'immense majorité pour s'indigner, notamment de la part d'internautes grecs choqués... Au point que la dirigeante du FMI a dû rectifier le tir samedi soir, en affirmant qu'elle se sentait "très compatissante à l'égard des Grecs et des défis qu'ils relèvent !". Elle a ainsi précisé sa pensée en estimant que tous les Grecs devraient "porter équitablement leur part du fardeau, en particulier les plus privilégiés et en particulier en payant leurs taxes".

Cette mise au point n'a pas empêché le chef du parti socialiste Pasok et ancien ministre des Finances, Evangélos Vénizélos, d'estimer que les propos de Christine Lagarde avaient "humilié" et "insulté" les Grecs.

En France, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a critiqué la vision "un peu caricaturale et schématique" de Mme Lagarde, estimant qu'"il n'y a pas de leçon à donner" à la Grèce. De son côté, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a estimé que de tels propos pouvaient être "dangereux" et favoriser une montée de l'extrême droite en Grèce, tandis que le leader du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a jugé dimanche "indignes" les propos de Mme Lagarde, tout en appelant malgré tout les armateurs grecs et l'Eglise orthodoxe à payer leurs impôts !

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