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Economie : selon Laurence Parisot "l'ISF est un impôt démodé"

Economie : selon Laurence Parisot "l'ISF est un impôt démodé"

Laurence Parisot, la présidente du Medef, était hier l'invitée du Grand Jury RTL/ LCI/ Le Figaro...

(Boursier.com) — Laurence Parisot, la présidente du Medef, était hier l'invitée du Grand Jury RTL/ LCI/ Le Figaro. Interrogée sur la décision d'Alain Ducasse de devenir résident monégasque, la présidente du Medef a élargi la problématique au débat sur l'ISF. Réfléchissant autour de la thématique "ISF or not ISF", Laurence Parisot a déclaré "l'ISF est un impôt démodé, qui est là surtout pour des raisons symboliques". Elle a poursuivi : "c'est un impôt surtout qui est économiquement inefficace. Pire que cela, c'est un impôt qui nous coûte de l'argent parce que tous ceux qui peuvent investir en France sont malheureusement parfois tentés de ne pas le faire dans notre pays".

Revenant sur la décision de Nicolas Sarkozy de "déduire une partie de l'ISF à condition que ce montant soit investi (...) dans le capital d'une PME", Laurence Parisot trouve les décisions présidentielles relativement timorées. Elle pense qu'"il faut peut-être aller plus loin encore" (...) "Il faut sortir notre patrimoine économique, comme on a sorti notre patrimoine artistique, de l'assiette de l'impôt sur la fortune".

Précisant sa position, la Présidente du Medef s'est dite favorable à un nouveau dispositif facilitant les investissements des business angels. Elle aimerait voir un allégement des prélèvements obligatoires. Elle souhaite en particulier une moindre fiscalité sur les acquisitions et transmissions d'entreprises, et un alignement des prélèvements français sur ceux des Européens. "Il faut supprimer l'ISF, mais cela ne suffit pas... C'est tout un dispositif différent qu'il faut concevoir sur l'investissement, sur les acquisitions, sur la transmission. On est le seul pays qui cumule, à la fois une fiscalité lourde sur ce qu'on détient, sur ce qu'on revend, et sur ce qu'on transmet. C'est cet ensemble qu'il faut améliorer, et surtout rendre comparable et compétitif par rapport aux autres pays européens."

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