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Economie : "la Grèce est le canari qui prévient de l'explosion imminente dans la mine de charbon"

Economie : "la Grèce est le canari qui prévient de l'explosion imminente dans la mine de charbon"

Le nouveau 'coup de tabac' sur les marchés financiers fait réagir l'économiste Nouriel Roubini...

(Boursier.com) — Le nouveau 'coup de tabac' sur les marchés financiers fait réagir l'économiste Nouriel Roubini. Celui que les marchés surnomment "Dr Doom" ("Dr Catastrophe"), qui avait prévu la crise des crédits "subprime", met en garde une nouvelle fois sur le danger des dettes souveraines accumulées depuis deux ans pour sauver le secteur bancaire et relancer l'économie mondiale.

Lors d'une conférence à Beverly Hills (Californie), M. Roubini a estimé hier que le problème de la Grèce n'était que la pointe de l'iceberg de la dette mondiale, ou encore "le canari qui prévient de l'explosion imminente dans une mine de charbon"...

Pour l'économiste, le gonflement des dettes publiques, notamment aux États-Unis, au Japon et dans certains pays européens, risque de mener, à terme, à un choix difficile entre un dérapage de l'inflation ou le défaut de paiement de certains pays... Selon lui, l'augmentation des taxes et des impôts ne suffira pas pour éviter des scénarios de ce type.

Il conseille notamment aux États-Unis de combiner une hausse de l'impôt sur le revenu avec des coupes budgétaires, et à l'Europe de réduire ses dépenses publiques. Si le problème de la dette n'est pas pris à bras le corps, "des nations ne pourront plus faire face à leurs obligations ou bien elles subiront une inflation élevée si leurs responsables monétisent la dette ou font marcher la planche à billets pour combler les déficits".

"Les investisseurs obligataires sanctionnent déjà la Grèce, l'Espagne, le Portugal, la Grande-Bretagne et l'Islande" a ajouté Nouriel Roubini. A terme, le problème des déficits américains arrivera aussi à la "Une". "Le risque de problèmes sérieux aux États-Unis dans les deux à trois prochaines années est significatif, parce que Washington ne manifeste pas de volonté d'agir sur ce dossier avant d'y être forcé par les investisseurs obligataires" a conclu Roubini.

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