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Economie : DSK préoccupé par la crise sociale et les risques de 'rechute'...

Ne pas retirer trop tôt les béquilles de l'économie mondiale ! Dominique Strauss-Kahn répète ce matin dans un entretien publié par 'Le Figaro' que la...

(Boursier.com) — Ne pas retirer trop tôt les béquilles de l'économie mondiale ! Dominique Strauss-Kahn répète ce matin dans un entretien publié par 'Le Figaro' que la reprise est "fragile", même si elle se profile pour le premier semestre 2010, selon lui : "Quel est le risque aujourd'hui ? Que l'on ne continue pas à mettre en oeuvre les politiques qu'il faut pour assurer la pérennité de la reprise. Nous ne croyons pas à une rechute, ce que l'on appelle un scénario de "W", mais nous ne pouvons pas complètement l'exclure", explique le directeur général du FMI.

Le dirigeant demande donc aux gouvernements de maintenir les soutiens publics, "car la demande privée reste faible et le chômage va continuer à augmenter encore assez longtemps". Si la crise financière est "à peu près maîtrisée", elle a "dégénéré en crise économique, dont on commence à voir le bout du tunnel", mais aussi en "crise sociale (qui) reste très forte, principalement dans les pays avancés. C'est ma préoccupation majeure". Le patron du FMI estime qu'au-delà des mesures conjoncturelles, "c'est notre modèle de croissance lui-même qu'il faut repenser."

Quant aux banques, elles gardent "d'importantes pertes non dévoilées : 50% sont peut-être encore cachées dans les bilans, estime DSK. La proportion est plus forte en Europe qu'aux États-Unis". Le dirigeant ajoute qu'il n'y aura pas de "croissance vive et saine sans un nettoyage complet du bilan des banques".

Le patron du FMI n'est pas en revanche favorable à la scission des banques pour limiter leur taille, préférant un système de prime d'assurance, ou de taxation du système financier incitant à prendre moins de risques. Le FMI rendra un rapport à ce sujet au G20 en avril 2010. Il insiste cependant sur l'importance d'une nouvelle réglementation du secteur financier : "limiter les bonus, moraliser la finance, c'est aussi préparer l'avenir" et avertit que "les opinions publiques et les Parlements n'accepteront pas de payer deux fois une telle facture" en cas de rechute ou de nouvelle crise financière.

Enfin, interrogé sur sa popularité personnelle en France, en tant que possible candidat de gauche à l'élection présidentielle, DSK se contente de botter en touche : "cela fait toujours plaisir que vos concitoyens vous aiment bien, mais ce n'est pas mon sujet aujourd'hui".

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