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Bilan hebdo : semaine noire pour le CAC40 qui s'effondre de 20% !

Bilan hebdo : semaine noire pour le CAC40 qui s'effondre de 20% !
Bilan hebdo : semaine noire pour le CAC40 qui s'effondre de 20% !
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Nouvelle semaine noire pour le CAC40. Sur cinq séances, l'indice parisien affiche un repli de 19,9% (à 4.118 pts) avec notamment une chute historique de 12,3% sur la seule journée de jeudi. Wall Street a connu le même jour sa pire séance depuis le krach de 1987 ! Aucune valeur présente au sein du CAC40 n'est parvenue à finir la semaine dans le vert. Sur le SBF120, seuls trois titres affichent un bilan légèrement positif. Les diverses mesures de soutien dévoilées par les grandes Banques centrales n'ont pas pesé lourd face à l'aggravation de la crise sanitaire en Europe et dans le reste du monde liée à la pandémie de coronavirus. D'autant que Donald Trump est venu ajouter de l'huile sur le feu en annonçant, unilatéralement, la suspension de l'entrée des Européens de l'espace Schenghen aux Etats-Unis pendant une période 30 jours.

Si la BCE n'a pas touché à ses taux, contrairement à la Banque d'Angleterre, aux Banque du Canada et de Norvège ou à la Fed, l'Institution européenne a annoncé, entre autres, une augmentation de ses achats d'actifs et un assouplissement des règles imposées aux banques afin de soutenir le marché du crédit.

Alors que les marchés semblent désormais envisager un scénario de récession, les dirigeants mondiaux sortent les muscles pour tenter d'atténuer l'impact économique du coronavirus. En Europe, l'Allemagne s'est notamment engagée à dépenser les montants nécessaires pour faire face à la crise : "nous utilisons toutes les mesures nécessaires pour protéger les travailleurs et les entreprises", a ainsi déclaré le ministre des finances, Olaf Scholz. Bruxelles a, pour sa part, promis une flexibilité maximale dans les règles budgétaires et les règles relatives aux aides d'État de l'Union afin de permettre aux pays d'apporter une aide aux compagnies et aux travailleurs touchés.

Dans ce contexte, les secteurs du tourisme et du transport aérien ont vécu une semaine cauchemardesque à l'image d'Accor et d'Air France KLM. La chute historique des cours de l'or noir lundi (-26,5%) après la décision de l'Arabie saoudite d'augmenter sa production et de baisser ses prix a également provoqué un effondrement des valeurs pétrolières et parapétrolières. Alors que les bancaires ont été laminées sur fond de baisses des taux et d'une éventuelle récession sur le Vieux continent.

VALEURS EN HAUSSE

* bioMérieux gagne 2,75%. HSBC a rehaussé de 'conserver' à 'acheter' sa recommandation sur la valeur alors que le groupe a annoncé le lancement à venir de 3 tests visant à répondre à l'épidémie de COVID-19 et à satisfaire les différents besoins des cliniciens et des autorités de santé dans la lutte contre cette nouvelle maladie infectieuse.

* Eurofins résiste ! Grâce à un bond de 15% ce vendredi, le titre fait partie des rares gagnants de la semaine sur la place parisienne avec une hausse d'environ 1,5% sur cinq séances. Le groupe a annoncé que deux de ses laboratoires de tests de diagnostic clinique aux États-Unis proposaient désormais des tests pour l'évaluation de COVID-19. L'action a également été soutenue par plusieurs notes d'analystes à l'instar de Morgan Stanley qui est passé de 'sous-pondérer' à 'pondération en ligne' sur le dossier en ciblant un cours de 415 euros. Pour Berenberg ('acheter'), Eurofins est tout simplement "l'action à posséder dans un marché incertain". Le titre a réussi à résister à la débâcle boursière en raison de son "exposition relativement défensive au marché final" et grâce à sa guidance d'une meilleure génération de liquidités en 2020 et 2021, qui devrait se traduire par un fort rendement pour les actionnaires, d'environ 22% par an.

VALEURS EN BAISSE

* CGG chute de 49% dans le sillage des cours du brut. La firme a annoncé par ailleurs un carnet de commandes pour son nouveau périmètre d'activités de 537 M$ à fin février 2020, soit une hausse de 34% sur un an. CGG a également rappelé qu'elle n'avait aucune pression et aucune obligation de refinancement de sa dette, dont la première tranche n'arrive à échéance qu'à partir de mai 2023.

* TechnipFMC plonge de 48,2% ! Le titre est sur une série de douze séances consécutives de recul. Le Conseil Scientifique des Indices d'Euronext Paris a annoncé la prochaine sortie du groupe parapétrolier du CAC40. La firme franco-américaine, rétrogradée au sein du CAC Next 20, sera remplacée par Worldline, le spécialiste européen des paiements électroniques au sein de l'indice phare parisien. Plombé par la chute des cours de l'or noir et les craintes de révision drastique des investissements par les majors pétrolières, TechnipFMC connait un début d'année catastrophique en bourse avec un titre qui a perdu près de 70% de sa valeur depuis le premier janvier.

* Europcar s'effondre de 47%, plombé par la propagation de l'épidémie de coronavirus et les restrictions de voyages à travers le monde. Le Covid-19 pourrait par ailleurs retarder la sortie du capital d'Eurazeo.

* Natixis décroche de 41%. Outre la débâcle généralisée des marchés, le retour des inquiétudes relatives à la situation de la filiale de gestion d'actifs H2O plombe la valeur. Selon plusieurs articles de presse parus ces derniers jours, H2O a envoyé lundi une lettre à ses clients évoquant des pertes inattendues liées à des positionnements sur l'obligataire et les devises qui ont été affectés par le "très violent mouvement d'aversion au risque". Quatre fonds de H2O auraient ainsi subi en début de semaine des pertes quotidiennes records. Selon 'Bloomberg', le fonds Multiequities a notamment vu sa valeur fondre de plus de 30%, effaçant environ six années de gains. La chute des places financières aujourd'hui laisse sans doute craindre une nouvelle débâcle pour la maison de gestion d'actifs. H2O avait déjà été au centre d'inquiétudes en juin dernier sur la liquidité de certains de ses actifs.

* Vallourec abandonne 33,5%, également emporté par la chute des cours du brut.

* Groupe ADP perd 28,2% alors que le gestionnaire des aéroports parisiens voit son trafic fondre comme neige au soleil. Selon les informations obtenues par 'Europe 1', la firme envisagerait de fermer le terminal 3 de Paris-Charles de Gaulle. "Si ce n'est pas suffisant, d'autres terminaux - autre que celui-ci, dont partent des vols low-cost - pourraient fermer". "D'après une source aéroportuaire, l'entreprise Aéroports de Paris a demandé à ses différents partenaires d'étudier la faisabilité d'un tel projet", a précisé la radio.

* Capgemini chute de 23,4%. La SSII touche pourtant au but. Par un arrêt en date de ce vendredi, la Cour d'appel de Paris a rejeté le recours formé à l'encontre de la décision de conformité rendue par l'Autorité des marchés financiers (AMF) dans le cadre de l'offre publique d'achat amicale de Capgemini portant sur les actions Altran Technologies. La Cour d'appel a ainsi confirmé la validité de l'offre au regard des dispositions législatives et réglementaires applicables et celle du visa apposé par l'AMF sur la note en réponse d'Altran. La prise de contrôle d'Altran par Capgemini, qui détient à ce jour 55,13% du capital et 55,06% des droits de vote d'Altran est désormais effective. Conformément aux engagements pris par Capgemini, l'offre sera réouverte du 16 au 27 mars (inclus) aux mêmes conditions financières, permettant ainsi aux actionnaires n'ayant pas encore apporté leurs actions à l'offre de le faire à un prix de 14,50 euros par action Altran.

* Air France-KLM recule de 15,8%, plombé par la propagation de l'épidémie de coronavirus et l'annonce de mesures drastiques prises par Washington pour tenter d'enrayer la diffusion du Covid19. Le président américain a en effet interdit aux ressortissants des vingt-six pays européens de l'espace Schengen de se rendre aux Etats-Unis, pour une durée de 30 jours à compter de vendredi minuit. Un énorme coup dur pour les compagnies aériennes, autant européennes qu'américaines d'ailleurs, dans la mesure où l'axe transatlantique est un des plus lucratifs pour le secteur. Face à une situation d'une "gravité sans précédent", le directeur général du groupe franco-néerlandais, Benjamin Smith, a annoncé à ses salariés la préparation d'un "plan d'adaptation". Dans un message interne sous forme de vidéo dévoilé par 'Les Echos', le patron d'AF-KLM explique : "nous sommes dans une situation financière et économique aggravée par la récente décision américaine", souligne Benjamin Smith, qui précise que des mesures sociales sont à l'étude. Le dirigeant explique également compter sur le soutien des pouvoirs publics : "nous avons entamé un dialogue quotidien avec les autorités nationales et européennes... Sur le plan national, nous avons demandé [...] la possibilité de différer les paiements de taxes et de redevances, ainsi que de certaines cotisations sociales".

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