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Bilan hebdo : le CAC40 reprend 1,7%

Bilan hebdo : le CAC40 reprend 1,7%
Bilan hebdo : le CAC40 reprend 1,7%
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Semaine agitée mais semaine de rebond pour le CAC40. Sur cinq séances, l'indice vedette parisien reprend 1,67% à 6.363 points ce vendredi soir. Les inquiétudes liées à la remontée des taux d'intérêt et à son impact sur l'activité économique comme sur les résultats des sociétés cotées sont loin d'avoir disparu mais les opérateurs ont profité du récent repli des indices pour réaliser quelques bonnes affaires. L'annonce, par les autorités de Shanghaï, d'un début d'assouplissement des restrictions sanitaires dans les prochains jours est également venue apaiser les craintes en fin de semaine.

La période des trimestriels touchant à sa fin, l'inflation est le sujet chaud du moment dans les salles de marché. A ce titre, la lutte contre la vigueur des prix risque de peser sur la croissance économique et l'emploi, a admis Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine, qui s'est montré moins confiant que précédemment sur la capacité de la Fed à éviter une récession en relevant ses taux pour juguler l'envolée de l'inflation... "Ramener l'inflation à 2% (l'objectif de moyen terme de la Fed : ndlr) ne se fera pas sans douleur", a ainsi déclaré Jerome Powell dans une interview à Marketplace, l'émission économique quotidienne de la radio publique américaine 'NPR'. Mais "le plus douloureux serait d'échouer à la contrer et que l'inflation reste ancrée dans l'économie à des niveaux élevés".

La vigueur du dollar (l'euro se négocie sous les 1,04$ ce vendredi) et la hausse des taux d'intérêt ont continué à peser sur l'or qui abandonne plus de 3,5% sur la semaine.

LES VALEURS

* Faurecia flambe de près de 10% et signe la plus belle performance sur le SBF120. En grande difficulté depuis le début de l'année avec un titre qui a perdu près de la moitié de sa valeur, Faurecia s'est offert un beau rebond cette semaine. Aucune information particulière n'explique ce sursaut si ce n'est sans doute l'achat d'investisseurs désireux de réaliser des bonnes affaires sur des titres durement sanctionnés. Du côté des analystes, le marché reste clairement positif sur le dossier puisque, selon le consensus 'Bloomberg', 18 brokers sont à l''achat', 2 sont 'neutres' et 1 seul est 'vendeur'. L'objectif moyen à douze mois est fixé à 42,61 euros.

STMicro s'envole de 9%. Les investisseurs ont salué la feuille de route de moyen-terme dévoilée par le fabricant de puces. Le groupe franco-italien vise notamment un chiffre d'affaires annuel supérieur à 20 milliards de dollars en 2027 au plus tard, grâce à une demande toujours soutenue des secteurs automobile et industriel et des constructeurs de Smartphones.

* Orpea s'adjuge 7,9%. Le groupe, qui opère des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes a vu son profit net plonger à 65,2 millions d'euros en 2021, contre 160 ME un an plus tôt, et a annoncé qu'il ne verserait pas de dividende au titre de l'exercice clos. Ce résultat net intègre 83 ME de provisions pour risques et charges relatives aux risques estimés au titre des années 2017 à 2021, à la suite des inspections administratives dont le groupe a fait l'objet en France, ainsi que 48 ME de charges liées à des dépréciations de valeurs d'actifs. Mais la société a également fait état de la signature d'un accord avec des partenaires bancaires afin de rembourser une dette qui atteignait 7,89 milliards d'euros au 31 décembre, en hausse de 1,23 milliard d'euros par rapport à l'année précédente, en raison d'une stratégie de développement et d'acquisition immobilière "soutenue".

* Casino gagne 7,8%. Une poussée de fièvre à relier à une information de nos confrères des 'Echos' selon laquelle le distributeur aurait passé la seconde dans le processus de cession de GreenYellow, sa filiale dédiée aux énergies renouvelables. "Casino escompterait autour de 1,5 milliard d'euros pour sa pépite qu'il contrôle à 76% aux côtés de Tikehau et bpifrance", précise le quotidien, soit "une valorisation d'environ 15 fois l'Ebitda projeté pour 2022". Selon les sources du journal, Engie et TotalEnergies étudient le dossier tout comme EDP, ainsi que les fonds Ardian, KKR et Blackstone, EQT ou encore Partners Group. Lourdement endetté, Casino est engagé dans un vaste programme de cessions d'actifs. Pour financer sa dette, les ventes de GreenYellow et Cdiscount sont régulièrement évoquées.

* Renault gagne 1,9%, porté par ses projets dans l'électrique. Afin d'accélérer dans ce domaine, le groupe étudie la création d'une entité Véhicules Électriques et Software en France. Le périmètre de l'étude comprend les activités et technologies électriques et software sur l'ensemble de la chaîne de valeur. L'entité dédiée au véhicule électrique pourrait rassembler plus de 10.000 salariés à horizon 2023. En parallèle, Renault Group étudie également l'opportunité de rassembler ses activités et ses technologies de moteurs et transmissions thermiques et hybrides basées hors de France au sein d'une entité spécifique. Le 'Nikkei' croit savoir que Renault prévoit de coter ses activités électriques l'an prochain, probablement dans le but de lever des fonds. Le groupe au losange va vraisemblablement proposer à ses partenaires Nissan et Mitsubishi Motors de participer à l'opération. En déplacement à Tokyo, Luca de Meo a confirmé au quotidien nippon que des discussions sur la question allaient être engagées entre les trois constructeurs.

* Plastic Omnium (+5,2%) a fait part d'une ambition de chiffre d'affaires économique à horizon 2030 supérieur à 15 milliards d'euros, dont 40% en provenance des nouvelles activités et l'engagement d'atteindre la neutralité carbone sur les scopes 1 et 2 d'ici 2025, et sur le scope 3 en 2050. Organisé autour de 5 activités avec la création future de la nouvelle activité Lighting, Plastic Omnium devrait atteindre un chiffre d'affaires économique d'environ 11 milliards d'euros en 2025.

* Alstom avance de 4,2%. Sur l'exercice écoulé, la firme a enregistré un résultat d'exploitation ajusté de 767 millions d'euros, équivalent à une marge opérationnelle ajustée de 5%, pour un chiffre d'affaires de 15,5 MdsE (+76%). Le cash-flow libre a atteint -992 ME sur l'exercice fiscal, là où le consensus était positionné à -1,23 MdE. Le résultat net ajusté est ressorti à -173 ME en raison d'une dépréciation de 441 millions d'euros liée à la participation de 20% dans le groupe russe Transmashholding. Le groupe a par ailleurs mis en avant son carnet de commandes historique de 81 MdsE. Bien que la forte croissance en Europe ait alimenté la progression du bénéfice d'Alstom, le groupe a hérité des coûts d'intégration de projets difficiles après avoir acheté l'année dernière l'activité ferroviaire du Canadien Bombardier, ce qui explique le maintien de son flux de trésorerie dans le rouge. Alstom a néanmoins relevé le montant des synergies issues de cette opération. Elles devraient désormais générer 400 ME d'euros en 2024-2025, et entre 475 et 500 ME par an à partir de 2025-2026

A l'inverse, * Ubisoft chute de 11,8%. Si le titre bénéficie depuis plusieurs mois d'une vague spéculative, l'éditeur de jeux-vidéo a déçu sur son quatrième trimestre fiscal et ses prévisions sont également jugées décevantes par la communauté financière. L'entreprise de la famille Guillemot vise sur l'exercice 2022-2023 une croissance significative du net bookings et un résultat opérationnel non-IFRS aux alentours de 400 ME. "Nous entrons dans une nouvelle phase pluriannuelle de croissance significative de notre net bookings, soutenue par la progression significative de nos investissements au cours des dernières années", a déclaré Yves Guillemot, le patron d'Ubisoft. "Nous prévoyons une progression significative de notre résultat opérationnel à partir de l'exercice 2023-2024". Citi ('acheter') parle d'un "ensemble de résultats décevant", avec des réservations nettes au 4ème trimestre légères par rapport aux prévisions et donc juste au bas de la guidance fournie par le groupe. Le bénéfice opérationnel 2021-2022 est également ressorti 'léger', "ce qui en soi serait probablement correct", mais s'accompagne de faibles perspectives.

* Beneteau trébuche de 7,3% après son point trimestriel. Le plaisancier a réalisé un chiffre d'affaires de 317 millions d'euros sur les trois premiers mois de l'exercice, en croissance de 10,6% en données publiées (+8,9% à taux de change constant). Beneteau explique que l'année 2022 est marquée par la qualité des commandes et la réussite commerciale de ses produits mais avec des tensions sur les approvisionnements qui brident la croissance. Le groupe a néanmoins réitéré ses perspectives de chiffres d'affaires et de résultat opérationnel courant communiquées le 17 mars dernier (chiffre d'affaires 2022 attendu en croissance de 11 à 14% en données publiées avec un résultat opérationnel courant entre 110 et 120 ME).

* Dassault Systèmes cède 3,5%, Atos recule de 4%, et OVH cède 5,4%. Les actions dites technologiques, à forte croissance, continuent à souffrir des préoccupations sur l'impact potentiel sur leur activité du relèvement des taux d'intérêt.

* EssilorLuxottica rend 3,5%, plombé par l'avertissement lancé par l'Américain National Vision (-25,3%). La société, dont les revenus ont décliné au 1er trimestre, a abaissé ses prévisions 2022 alors qu'elle fait face à de forts vents contraires liés à la crise sanitaire. D'ailleurs, le dossier décroche de plus de 10% à Wall Street. "Il y a une lecture croisée négative pour EssilorLuxottica à partir de l'annonce de National Vision, puisque l'Amérique du Nord est l'un de leurs plus grands marchés et a été le principal moteur de croissance en 2021", explique à 'Bloomberg' Jelena Sokolova, analyste chez Morningstar. "Il faut s'attendre à une certaine normalisation de la demande sur ce marché dans les années à venir".

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