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Bilan hebdo : le CAC40 remonte encore de 0,7% sur la semaine

Bilan hebdo : le CAC40 remonte encore de 0,7% sur la semaine
Bilan hebdo : le CAC40 remonte encore de 0,7% sur la semaine
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Au terme d'une semaine encore très riche en publications d'entreprises et en opérations financières, le CAC40 s'offre un nouveau gain de 0,69% à 5.761,89 points ce vendredi soir, tout proche de ses meilleurs niveaux annuels qui correspondent aussi aux sommets de la fin 2007.
L'impulsion est encore une fois à chercher du côté des Etats-Unis, malgré de nouvelles craintes concernant les négociations commerciales sino-américaines. La troisième baisse des taux de la Fed cette année, de 0,25 pt, ajoutée aux chiffres de l'emploi US ont fait la différence, de même qu'un indice d'activité manufacturier un peu meilleur que prévu en Chine en octobre... Côté grandes manoeuvres, le rapprochement PSA-Fiat Chrysler a agité la sphère industrielle et financière, alors que le monde du luxe a suivi avec attention l'offre de LVMH sur l'Américian Tiffany.

ECO ET DEVISES

D'après le Département américain au Travail, les créations de postes non-agricoles du mois d'octobre 2019 sont ressorties au nombre de 128.000, contre 90.000 de consensus et 180.000 pour la lecture révisée (en forte hausse) du mois de septembre. Le taux de chômage est quant à lui ressorti en légère hausse à 3,6% contre 3,5%, en ligne avec les attentes de marché. Les créations de postes dans le privé se sont établies à 131.000, contre 90.000 de consensus et 167.000 pour la lecture ajustée du mois antérieur. Le gouvernement américain avait initialement annoncé pour septembre 136.000 créations de postes non-agricoles, dont 114.000 dans le privé. Le taux de participation à la force de travail en octobre s'est élevé à 63,3%, contre 63,1% de consensus. Le salaire horaire moyen a augmenté comme prévu de 0,2% par rapport au mois précédent et de 3% en glissement annuel.
Le taux de chômage, qui s'affichait en septembre au plus bas d'un demi-siècle aux États-Unis, est donc légèrement remonté du fait notamment de la grève chez General Motors... Globalement, le bilan reste assez satisfaisant, comme n'a pas manqué de le relever le président américain Donald Trump. "Wow, des chiffres détonants de l'EMPLOI viennent de sortir, ajustés des révisions et de la grève chez General Motors, 303.000. C'est bien plus élevé que prévu. Les USA CARTONNENT!"

L'indice Markit PMI manufacturier final américain du mois d'octobre 2019 est ressorti à 51,3, contre 51,5 de consensus de place et 51,5 pour la lecture préliminaire dite 'flash'. En août et septembre, cet indice PMI manufacturier américain se situait cependant à 50,3 et 51,1. La tendance reste donc globalement à une légère accélération selon cette mesure...

L'activité du secteur manufacturier chinois a progressé en octobre à son rythme le plus soutenu depuis plus de 2 ans, aidé par une hausse des commandes à l'export, selon les résultats de la dernière enquête réalisée par Caixin/Markit auprès des directeurs d'achats. L'indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s'est ainsi établi à 51,7 en octobre, contre 51,4 le mois précédent, marquant une progression pour le troisième mois consécutif. Les économistes anticipaient en moyenne une progression moins importante, avec un indice de 51. Il s'agit ici de la plus forte progression depuis février 2017...
Sur les devises, l'euro remonte à 1,1150/$, tandis que le pétrole campe sur les 60$ le brent.

LES VALEURS

Lectra : +24%, alors que le chiffre d'affaires du groupe est ressorti stable au 3e trimestre à 68,6 millions d'euros, en hausse de 2% à données réelles. Le résultat opérationnel s'est inscrit sur le 3e trimestre à 12,3 ME, en hausse de +2% (+9% à données réelles) et la marge opérationnelle de 17,9% augmente de 0,4 point.
Le résultat net trimestriel a atteint 8,7 ME, en croissance de 0,9 ME (+11%) à données réelles.
Les 9 premiers mois de l'année ont été marqués par un attentisme très important de la part de nombreuses entreprises, notamment des secteurs de la mode et de l'automobile, dans un contexte d'incertitude et de crainte. Ce climat défavorable est pour l'essentiel la conséquence de la guerre commerciale entre les Etats-Unis d'un côté, le Mexique, la Chine et l'Europe de l'autre, et du ralentissement du secteur automobile, en particulier en Chine.
Dans ce contexte, les commandes de nouveaux systèmes (81,9 ME) reculent de 10% par rapport aux 9 premiers mois de 2018 : les nouvelles licences de logiciels de CFAO et de PLM augmentent de 7%, les équipements et leurs logiciels reculent de 15%, la formation et le conseil de 2%.
Le chiffre d'affaires au 30 septembre est de 205,8 ME, en recul de 3% (-1% à données réelles). Le résultat opérationnel s'élève à 29,7 ME, en recul de -4% mais en augmentation de +5% à données réelles. La marge opérationnelle (14,4%) diminue de 0,1 point. Elle progresse de 0,8 point à données réelles.
Le résultat net est de 21,3 ME. Il progresse de 6% à données réelles.
Le cash-flow libre atteint 18,1 ME (8,8 ME pour les 9 premiers mois de 2018). Les capitaux propres s'établissent à 174,9 ME. La trésorerie disponible et la trésorerie nette atteignent 102,4 ME, après le paiement du dividende de 12,8 ME, et le décaissement de 8,0 ME au titre de l'acquisition de la société Retviews.
En début d'année, la société s'est fixée pour objectifs de réaliser en 2019 une croissance du chiffre d'affaires comprise entre 3% et 7% à données comparables, avec un résultat opérationnel courant en diminution de 4% dans l'hypothèse basse de croissance du chiffre d'affaires et en progression de 4% dans l'hypothèse haute.
Compte tenu du retard pris au 1er semestre sur les commandes de nouveaux systèmes, et d'une visibilité faible sur celles du 2e semestre, la société a indiqué le 29 juillet qu'elle anticipait désormais une baisse de 1% à 5% du chiffre d'affaires et de 4% à 14% du résultat opérationnel courant, à données comparables. Les résultats du 3e trimestre et des 9 premiers mois de l'exercice confortent cette anticipation.
La solidité du modèle économique de Lectra et l'adéquation de sa nouvelle feuille de route aux exigences de l'Industrie 4.0, permettent à la société de rester confiante sur ses perspectives de croissance à moyen terme... Assez pour rassurer la Société Générale qui est repassée à l'achat sur le dossier en ciblant un cours de 22 euros.

Claranova : +17% après l'annonce de la signature d'un accord avec les dirigeants et actionnaires minoritaires d'Avanquest Canada Inc., filiale d'Avanquest Software SAS détenant les activités Upclick, SodaPDF et Adaware, en vue d'acquérir le solde des actions de préférence qu'ils détiennent. Cet accord prévoit un apport par les minoritaires de 70% de leurs titres à Claranova rémunéré 61,2 ME par l'émission de 7,4 millions d'actions nouvelles et le rachat du solde en numéraire à hauteur de 29,6 M$.
L'opération envisagée sera soumise à l'approbation des actionnaires de Claranova réunis en Assemblée générale mixte le 9 décembre 2019.
Cette opération offrirait un caractère relutif pour les actionnaires à savoir +30% du BPA sur les deux prochains exercices. L'accord prévoit un apport en nature par les minoritaires de 70% des actions de préférence de catégorie B à Claranova rémunéré à hauteur de 61,2 ME par l'émission de 7.442.898 actions nouvelles représentant 15,87% du capital social de Claranova, ainsi que le rachat des 30% d'actions de préférence de catégorie B restantes en numéraire à hauteur de 29,6 M$.
La partie en numéraire sera réglée avant le 31 décembre 2020 et devrait être effectuée par un financement externe et/ou sur les fonds propres.
Par ailleurs, les dirigeants minoritaires ainsi que Pierre Cesarini ont convenu qu'ils signeront, à la date de réalisation de l'opération envisagée, un pacte d'actionnaires et une convention de vote aux termes desquels ils entendent agir de concert, en vue de former un groupe stable d'actionnaires de référence. A l'issue de l'opération, Pierre Cesarini et les dirigeants minoritaires participants détiendront 20,80% du capital et 21,92% des droits de vote de Claranova.
Ce pacte a principalement pour objet de définir, une fois l'opération réalisée, la gouvernance de Claranova ainsi que les règles applicables aux transferts de titres détenus par les parties.
Ce pacte prévoit notamment les règles de gouvernance suivantes, les dirigeants minoritaires participants s'engageront pour une durée de cinq ans à se concerter avec Pierre Cesarini avant toute assemblée générale, à conforter son rôle de PDG pendant une durée d'au moins trois ans sans limitation de durée, à ne pas demander de représentation au Conseil d'administration de Claranova pour se concentrer sur les activités d'Avanquest.
En outre, un des principaux minoritaires s'engagera à voter de concert avec Pierre Cesarini aux futures assemblées générales de Claranova à l'exception des sujets de rémunération pendant une durée de 5 ans.
Le pacte prévoira également que 65% des actions Claranova nouvellement émises seront assorties d'une période d'incessibilité d'un an.
Au-delà, la vente des actions détenues restera soumise à certaines restrictions, notamment un droit de préférence accordé, sous certaines conditions, à Claranova, pendant une période de 6 ans supplémentaires. Enfin, au-delà de la période d'incessibilité, et pendant une période de 2 ans supplémentaires, les minoritaires seraient également soumis à un "standstill", par lequel ils s'engageraient notamment à ne pas dépasser, ensemble, un certain pourcentage de détention et à ne pas acquérir de droits de vote doubles...

Ubisoft remonte de 16% après avoir été secoué par son récent 'warning'. Le groupe, qui avait révisé auparavant ses objectifs pour l'exercice, souligne un niveau de net bookings "supérieur à l'objectif" sur le seul premier semestre... Le chiffre d'affaires IFRS15 du deuxième trimestre 2019-20 s'élève à 334,1 ME (327,7 ME à taux de change constants), en baisse de 9% par rapport aux 367,1 ME réalisés au deuxième trimestre 2018-19. Le chiffre d'affaires IFRS15 du premier semestre 2019-20 s'élève quant à lui à 697,5 ME (681,7 ME à taux de change constants), en recul de 9,1% par rapport au S1 2018-19.
Le net bookings du deuxième trimestre 2019-20 s'élève donc à 346,9 ME, supérieur à l'objectif d'environ 310 ME et en baisse de 4,9% (6,7% à taux de change constants) par rapport aux 364,6 ME réalisés au deuxième trimestre 2018-19. Le net bookings du premier semestre 2019-20 représente 661,1 ME, en repli de 11,4% (13,4% à taux de change constants) par rapport aux 746,1 ME du S1 2018-19.
Le résultat opérationnel non-IFRS ressort à 6,9 ME par rapport aux 110,2 ME réalisés au premier semestre 2018-19. Le résultat net non-IFRS part du groupe s'élève à 12,8 ME, soit un résultat par action (dilué) non-IFRS de 0,11 euro. Au premier semestre 2018-19, ils s'étaient respectivement élevés à 159 ME et 1,32 euro. Le résultat net IFRS part du groupe ressort à 0,9 ME, soit un résultat par action (dilué) IFRS de 0,01 euro. Au premier semestre 2018-19, ils s'étaient respectivement élevés à 140,7 ME et 1,19 euro...
L'application de la norme IFRS16 a un impact de -1,2 ME sur le résultat opérationnel IFRS et non-IFRS et de -1,5 ME sur le résultat net IFRS et non-IFRS part du groupe.
La consommation de trésorerie provenant des activités opérationnelles non-IFRS s'élève à -20,6 ME, contre une génération de 22 ME au premier semestre 2018-19. Ceci reflète une capacité d'autofinancement non-IFRS à -104,1 ME (contre 88,4 ME au premier semestre 2018-19) et une baisse du BFR non-IFRS de 83,5 ME.
Le net bookings du troisième trimestre 2019-20 est attendu aux alentours de 410 ME, en baisse d'environ 32% par rapport au troisième trimestre 2018-19. Comme annoncé le 24 octobre dernier, Ubisoft anticipe désormais pour l'exercice 2019-20 à un net bookings d'environ 1,45 MdE et un résultat opérationnel non-IFRS compris entre 20 et 50 ME.
Le groupe prévoit en revanche un net bookings d'environ 2,6 MdsE et un résultat opérationnel non-IFRS d'environ 600 ME sur 2020-21. Côté brokers, après une salve d'ajustements, Oddo BHF vient de repasser de façon opportuniste de "neutre" à "achat" sur le dossier. AlphaValue reste à l'achat mais avec un cours cible ramené à 66,10 euros. Barclays a revu le sien à 48 euros, à 'pondération en ligne', tandis que Macquarie a maintenu sa recommandation à 'surperformance' mais a réduit sa cible à 67 euros. Credit Suisse, également à 'surperformance', avait ajusté son cours-cible à 74 euros. Goldman Sachs qui était 'neutre' sur le dossier a confirmé son avis mais a abaissé son objectif à 73 euros...

Atari rebondit aussi de 16% avec SMCP après les comptes et Plastivaloire (+10%)

Interparfums : +8% après la confirmation de ses objectifs, suivi de Argan : +8% avec Neoen et Abivax

L'Oreal : +7%, au sommet historique suite aux derniers chiffres particulièrement robustes d'activité. Le groupe affiche un chiffre d'affaires de 21,99 milliards d'euros à neuf mois, en croissance de 7,5% à données comparables, de +8,5% à taux de change constants et de +10,7% à données publiées. Le groupe évoque une forte croissance des Divisions L'Oréal Luxe et Cosmétique Active, ainsi qu'une poursuite de la dynamique des principaux moteurs de croissance : Asie Pacifique, soin de la peau, Travel Retail et e-commerce. Pour le seul troisième trimestre, le chiffre d'affaires totalise 7,18 milliards d'euros, en progression de 7,8% à comparable et 11% en données publiées... Ainsi, la croissance du 3ème trimestre dépasse les attentes de marché.

Mersen : +6%, alors que le groupe a réalisé au 3ème trimestre 2019 un chiffre d'affaires consolidé de 234 ME en croissance organique de 2,5%. En tenant compte d'un effet de change légèrement favorable, le chiffre d'affaires est en croissance totale de plus de 5%. La société maintient ses objectifs pour l'année 2019 avec une croissance organique du chiffre d'affaires comprise entre 4% et 5% et une prévision de marge opérationnelle courante comprise entre 10,5% et 10,7%, avant impact de l'application de la norme IFRS16.
Portzamparc confirme son scénario (croissance organique de 4,5% et MOC de 10,5%) et ses projections de cours de 39,50 euros, en restant acheteur, le groupe réalisant près de la moitié de son activité sur des marchés porteurs (véhicules électriques, solaire...)

Airbus : +5%, suite à l'annonce des résultats à 9 mois et à une réduction des objectifs de livraisons du groupe... Le chiffre d'affaires consolidé représente 46,2 milliards d'euros, contre 40,4 milliards d'euros un an avant, reflétant essentiellement la hausse des livraisons, un 'mix favorable' et l'évolution des taux de change. Airbus a livré un total de 571 avions commerciaux contre 503 un an plus tôt.
Airbus Helicopters a livré 209 unités (contre 218 un an avant) et enregistré un chiffre d'affaires stable, la croissance du volume d'activité de services ayant compensé l'échelonnement des programmes.
En septembre, La hausse du chiffre d'affaires d'Airbus Defence and Space a été essentiellement soutenue par les activités de Military Aircraft.
L'EBIT ajusté consolidé a augmenté à 4,13 milliards d'euros contre 2,74 milliards un an plus tôt, principalement grâce aux performances de la branche Avions commerciaux d'Airbus. L'EBIT ajusté d'Airbus a progressé fortement à 3,83 milliards contre 2,34 milliards un an auparavant, en partie grâce à la montée en cadence et à l'effet prix du NEO, ainsi qu'à l'amélioration continue des performances financières de l'A350 et à l'évolution favorable des taux de change qui s'étaient déjà matérialisées au premier semestre 2019.
Le bénéfice par action (BPA) consolidé de 2,81 euros tient compte d'un impact négatif lié au résultat financier, notamment en raison des pertes induites par la couverture du risque de change résultant de la suspension de licences d'exportation de matériels de défense, déjà inscrites au T2 2019. Le résultat net consolidé ressort à 2,186 milliards d'euros contre 1,45 MdE un an plus tôt...
Le flux de trésorerie disponible consolidé s'est établi à -5,13 MdsE. La trésorerie nette consolidée s'établit à 5,6 milliards d'euros après le versement du dividende 2018 de 1,3 milliard d'euros au deuxième trimestre.
Pour établir ses perspectives en 2019, Airbus table sur des taux de croissance de l'économie mondiale et du trafic aérien international conformes aux prévisions indépendantes qui prévalent et sur l'absence de perturbation majeure. Les prévisions de bénéfice et de flux de trésorerie disponible pour 2019 s'entendent avant fusions et acquisitions. Airbus prévoit désormais de livrer autour de 860 avions commerciaux en 2019, comme le reflète le nouveau plan de livraisons. Sur cette base, Airbus maintient sa prévision d'augmentation de l'EBIT ajusté d'environ +15%. Airbus prévoit désormais un flux de trésorerie disponible avant fusions et acquisitions et financements-clients d'environ 3 milliards d'euros.
Selon l'agence Bloomberg, 25 analystes sont actuellement acheteurs du dossier, contre 5 à conserver. DZ Bank reste ainsi à conserver mais avec un cours cible ramené de 133 à 127 euros. JP Morgan a abaissé son objectif de cours à 156 euros avec un avis inchangé à 'surpondérer'. Jefferies reste acheteur, de même que Bernstein à 'surperformance' qui cible 146 euros. Exane BNP Paribas reste enfin acheteur en visant un cours de 150 euros, le groupe ayant confirmé cette semaine une commande indienne record d'IndiGo pour 300 appareils de la famille A320neo...

Amundi : +5%, alors que les revenus nets de gestion sont ressortis en hausse au troisième trimestre (+5,6% vs T3 2018). Le Résultat Brut d'Exploitation s'est inscrit à 321 ME, en forte croissance de 9,7%, avec un coefficient d'exploitation de 51,1%, en amélioration de 1,8 pt vs T3 2018.
Le Résultat net comptable s'est inscrit à 218 ME, en progression de +4%. Sur 9 mois, le résultat net comptable s'est établi à 697 ME, en progression de +5,2%.
Les encours sont ressortis à 1.563 MdE au 30 septembre, en croissance de 5,1%. Au T3, la collecte nette a été de +42,7 MdsE, avec un retour de la collecte en Produits de Trésorerie (+17,4 MdsE), et en Retail, une collecte en redressement (+17,8 MdsE) notamment dans les JVs (+14 MdsE) et auprès des distributeurs tiers (+4 MdsE). Sur 9 mois 2019, la collecte nette est ressortie à +31 MdsE, de quoi confirmer une tendance de fond favorable.
Après une initiation de couverture en ligne par le Crédit Suisse et la Deutsche Bank, Barclays qui reste à 'souspondérer' sur le dossier a malgré tout revu en hausse son cours cible de 57 à 59 euros... Le gestionnaire d'actifs semble toujours abordable par rapport à ses concurrents, mais les analystes pointent du doigt les pressions attendues sur la marge sur les frais de gestion "du fait de l'évolution de la composition des flux et le risque d'un changement culturel dans les habitudes d'achat de fonds en Europe continentale".
Enfin, plus audacieux, Berenberg a revu pour sa part son objectif de cours de 70,20 à 74 euros sur le dossier.

Casino reprend 4% avec Michelin, Pernod Ricard et LafargeHolcim

LVMH : +1% après son offre sur Tiffany qui a flambé à Wall Street... Le conseil d'administration du groupe américain examine attentivement l'offre du leader mondial du luxe, mais a précisé en parallèle qu'il n'y avait pas de discussions pour autant d'engagées entre les deux parties. Côté brokers, Evercore est passé de 'performance en ligne' à 'surperformance' sur LVMH avec un cours cible ajusté en hausse de 360 à 450 euros.
L'offre non contraignante serait chiffrée à 120$ par titre en cash, ce qui ferait ressortir une valorisation de 14,5 milliards de dollars. Le groupe américain conseille dans l'immédiat à ses actionnaires de ne prendre aucune décision concernant cette proposition dans l'attente de l'avis du 'board'. Tiffany pâtit actuellement de l'impact des droits de douane et de la guerre commerciale sino-américaine...
Tiffany publiera ses comptes du troisième trimestre fiscal le 27 novembre prochain. En août dernier, le groupe avait annoncé pour le second trimestre fiscal clos fin juillet un bénéfice net de 136 millions de dollars et 1,12$ par action, contre 145 millions de dollars et 1,17$ par titre un an plus tôt.
Ses revenus ont reculé à 1,05 milliard de dollars, contre 1,08 milliard un an auparavant. Le consensus de marché était logé quant à lui à 1,04$ de bénéfice par action pour 1,06 milliard de revenus.
Le groupe a maintenu ses prévisions pour l'exercice fiscal, tablant sur un profit en légère croissance de 1-4%, une progression 'basse' à un chiffre des revenus et une performance stable de l'activité à comparable. La guidance était ambitieuse, après un recul de 4% des ventes à comparable au second trimestre...

En baisse, Maisons du Monde recule de 15%. Au 3e trimestre 2019, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 283,7 millions d'euros, en hausse de 9,2% comparé au 3e trimestre 2018 incluant Modani, et de +8,2% à périmètre constant. La croissance des ventes en comparable a été de 3% à périmètre constant... Le bond en avant réalisé par Modani (avec 8 ouvertures brutes depuis son acquisition il y a 18 mois, contre 11 au total entre 2007 et mi-2018) a eu un impact très positif sur la croissance des ventes, avec une hausse de +31,2% à taux de change constants au 3e trimestre et de +23,1% à taux de change constants et sur une base pro forma sur les 9 premiers mois de l'année.
Maisons du Monde a donc actualisé ses objectifs pour l'ensemble de l'année 2019, ce qui passe mal en bourse, "reflétant à la fois la forte dynamique des ventes et des ouvertures de magasins, ainsi que les coûts et les investissements plus importants chez Modani". Maisons du Monde ambitionne désormais une croissance des ventes relevée à autour de 10,5% (contre autour de 10%) ; 38 à 42 ouvertures brutes de magasins (contre 35 à 40) et 13 à 14 fermetures de magasins pour repositionnement (contre environ 10) ; une marge d'Ebitda d'environ 12,5% des ventes (contre supérieure à 13%) pour refléter la contribution négative de Modani cette année... Parmi les brokers à réagir, JP Morgan reste à 'surpondérer' sur le dossier mais avec un cours cible abaissé de 24 à 20 euros.

Beneteau redonne 12%. La publication décevante du groupe a emporté le titre en forte baisse... Le fabricant de bateaux n'a pas réussi à stabiliser sa marge opérationnelle courante sur l'exercice 2018-2019, celle-ci reculant à 6,1% (6,8% en 2017-2018) alors qu'elle était attendue quasi stable. Bien que les premiers salons de la saison en Europe se soient déroulés dans une ambiance positive avec un bon accueil des nouveaux modèles lancés, Bénéteau a prévenu que ses objectifs formulés pour 2020 (marge opérationnelle courante à 8,5% du chiffre d'affaires, hors MCY) semblent difficiles à atteindre dès cet exercice...
Bénéteau communiquera le 4 février prochain ses perspectives pour l'exercice 2019-2020 et un nouveau plan stratégique sera par dévoilé à l'occasion d'un Capital Market Day le 29 avril 2020 avec la publication des résultats semestriels le même jour.
Parmi les brokers, Portzamparc reste à l'achat mais avec un objectif de cours révisé en baisse à 15 euros. Au-delà de la déception, l'analyste estime en effet que les tendances de fond restent bonnes, notamment sur les gammes les mieux margées (multicoques). La Société Générale veut aussi positiver et reste acheteur, mais avec un cours cible ramené de 18,40 à 14,30 euros.

TF1 : -10%. Le chiffre d'affaires consolidé des 9 premiers mois 2019 du groupe TF1 s'est élevé à 1.614,6 millions d'euros, en hausse de 39 millions d'euros dont 38,1 millions d'euros d'effet périmètre. Au 30 septembre 2019, les capitaux propres part du Groupe atteignaient 1.581,1 millions d'euros pour un total de bilan de 3.234,1 millions d'euros.
Avant prise en compte des obligations locatives, le groupe TF1 affiche une dette nette de 53,3 millions d'euros au 30 septembre 2019 (dette nette de 147,8 millions d'euros après prise en compte des obligations locatives), contre une dette nette de 27,5 millions d'euros à fin décembre 2018 (dette nette de 130,9 millions d'euros après prise en compte des obligations locatives). Le cash-flow généré par l'activité s'élève à 277,1 millions d'euros, en croissance sur un an, et a permis le versement du dividende ainsi que le financement du développement des activités de production et de nos opérations de croissance externe. Côté brokers, HSBC ne vise plus qu'un cours de 8 euros, contre 9 euros auparavant...

Recylex : -10%. Recylex SA indique que les études et essais techniques actuellement menés par Weser-Metall GmbH (WMG), ainsi que la mise à jour des hypothèses et prévisions financières du sous-groupe allemand pour la période 2020 à 2024 en découlant, ne pourront pas être finalisés dans les prochaines semaines. En effet, ces études et essais techniques visant à valoriser les métaux contenus dans un panel plus large de matières, notamment les déchets électroniques, en complément et non en substitution des matières riches en plomb habituellement traitées, nécessiteront plus de temps que prévu initialement.
Recylex rappelle que le résultat de ces études ainsi que la mise à jour de ces hypothèses et prévisions financières qui en découlera, seront décisifs pour le Groupe. C'est uniquement au vu de ces éléments que les partenaires financiers accepteront de reprendre les discussions pour déterminer s'ils maintiennent ou non les financements dont bénéficie le sous-groupe allemand.
Par ailleurs, WMG réalisera un arrêt de maintenance de 8 jours en novembre. Cet arrêt était initialement prévu à la fin du second trimestre 2019.
Compte tenu de l'allongement au-delà du 30 novembre 2019 du calendrier nécessaire aux discussions avec les partenaires financiers, le sous-groupe allemand a initié des discussions avec Glencore International AG en vue d'obtenir un nouveau financement complémentaire destiné à couvrir ses besoins de trésorerie identifiés pour la période du 1er décembre 2019 au 31 janvier 2020 (estimés à ce jour à 19,2 ME).
A défaut d'obtention de ce financement complémentaire et de ces reports, la situation financière du sous-groupe allemand serait compromise. Compte tenu de ce risque, Recylex S.A. va examiner toute option alternative qui permettrait de préserver l'activité des différentes entités du Groupe.
Recylex tiendra le marché informé de la réaction et de la position des partenaires financiers du sous-groupe allemand à ces égards.
"La situation de trésorerie du sous-groupe allemand reste à ce jour très tendue. En effet, l'activité du périmètre allemand est actuellement fortement consommatrice de trésorerie.", indique le management de Recylex qui ajoute encore : "En dépit du non respect du calendrier initialement prévu, les financements court terme octroyés par Glencore International AG en février 2019 puis en juillet 2019 sont maintenus jusqu'à leur terme actuel, soit le 30 novembre 2019".
Ainsi, sur les 9 premiers mois de l'année 2019, le sous-groupe allemand a consommé 39,2 ME de trésorerie, dont environ 11 ME pour des investissements visant à améliorer la performance de l'outil industriel, principalement à destination de la fonderie de Nordenham. Ces besoins ont été financés par tirages sur les deux financements à court terme octroyés par Glencore International AG.
Au 18 octobre 2019, l'endettement net du sous-groupe allemand s'élevait à 138,6 ME.
A cette même date, l'endettement net de la société mère Recylex S.A. s'élevait à 43,9 ME et l'endettement net consolidé du Groupe s'élevait à 162,5 ME.
Compte tenu des risques de liquidité importants pesant sur le Groupe, Recylex SA n'est pas en mesure d'arrêter ses comptes annuels et consolidés 2018, ni d'arrêter ses comptes semestriels 2019 selon le principe de continuité d'exploitation, tant qu'un accord global sur le financement du sous-groupe allemand ne sera pas conclu. Recylex S.A. publiera le jeudi 7 novembre son information financière trimestrielle au 30 septembre 2019.

Eutelsat : -6%. Le chiffre d'affaires du premier trimestre est ressorti à 317,6 ME, en baisse de 5,2% sur une base publiée et de 6,% sur une base comparable.
Le chiffre d'affaires des cinq activités opérationnelles hors Autres Revenus s'établit à 316,5 ME, en baisse de 6,2% sur une base comparable compte tenu d'un effet périmètre négatif à hauteur d'environ 0,5 point et d'un effet de change positif d'environ 1,5 point.
Avec une performance légèrement inférieure aux attentes sur le T1, la société maintient son objectif d'un chiffre d'affaires des activités opérationnelles compris entre 1.280 et 1.320 ME pour l'exercice 2019-20, avec toutefois une probabilité accrue de se situer dans la moitié inférieure de cette fourchette...

Peugeot : -6%. Les analystes de Credit Suisse ont beau juger crédibles les objectifs de synergies de 3,7 milliards d'euros par an liés au rapprochement entre PSA Groupe et Fiat Chrysler, ils estiment que les termes financiers de la fusion représentent une prime de 28,1% payée par le constructeur français. Retraitée des synergies, Credit Suisse ne calcule qu'une création de valeur de 10%, déjà entièrement intégrée dans le cours de bourse de PSA Groupe. Pas de quoi changer de recommandation donc, celle-ci reste neutre malgré un objectif de cours de 27,5 euros...

Renault suit en baisse de 4% avec TechnipFMC, Eramet et Carrefour (-3%)

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