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Bilan hebdo : le CAC40 rebondit vers les 5.000 points

Bilan hebdo : le CAC40 rebondit vers les 5.000 points
Bilan hebdo : le CAC40 rebondit vers les 5.000 points
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Très belle semaine de rebond pour le CAC40 qui reprend 2,90% sur cinq séances, à 4.980 points ce vendredi soir. Le marché parisien évolue donc à nouveau autour de la barre des 5.000 points après avoir violemment décroché de 7% la semaine dernière. La toile de fond reste grosso modo la même avec une économie qui montre de puissants signes de rebond après sa mise à l'arrêt liée à la pandémie de Covid-19, une épidémie qui continue à faire des ravages aux Etats-Unis et en Amérique Latine, mais qui apparaît désormais sous contrôle en Europe et en Asie malgré une légère reprise des contaminations à Pékin.

Les places boursières restent portées par les énormes plans de relance budgétaire et monétaire même si la reprise s'annonce longue et incertaine. En Europe, la zone euro devrait enregistrer une chute de son PIB de 12 à 15% au deuxième trimestre alors que le Conseil européen devait se réunir ce jour pour débattre notamment du projet de plan de relance de 750 MdsE de la Commission. Outre-Atlantique, Jerome Powell a prévenu : l'économie américaine a touché le fond, mais la reprise reste incertaine et son rythme sera lié à la capacité des autorités à maîtriser l'épidémie de Covid-19.

L'actualité entreprises a été relativement calme ces derniers jours si ce n'est la fintech allemande Wirecard qui n'en finit plus de faire parler sur fond d'énorme scandale financier.

LES VALEURS

* Inventiva s'envole de 144,7% après le succès de son étude de phase 2b dans la NASH. Le lanifibranor a atteint le critère principal et les critères secondaires clés de l'étude clinique de Phase IIb NATIVE dans la stéatohépatite non alcoolique (NASH).

* Interparfums bondit de 12,8%, toujours recherché après son accord mondial et exclusif de licence parfums avec Moncler. Le partenariat durera jusqu'au 31 décembre 2026 avec une possibilité d'extension de 5 ans.

* Fnac Darty s'adjuge 8,7%, alors que l'impact de la crise du Covid-19 sur l'activité et les résultats du groupe sera moins fort que craint par le marché. Le groupe estime que la crise a provoqué une perte de chiffre d'affaires d'environ 400 ME, ce qui devrait se traduire par un résultat opérationnel courant semestriel en retrait de -100 à -120 ME par rapport au 1er semestre 2019, où il s'établissait à 46 ME hors activités aux Pays Bas et hors Nature & Découvertes. Le chiffre d'affaires de mai a atteint 487 ME, en hausse de +0,5% en données publiées et en légère baisse de -1,3% en données comparables, en dépit de la fermeture totale du parc magasins jusqu'au 11 mai et tiré par la bonne performance des magasins après la réouverture et la poursuite d'un niveau de ventes e-commerce élevé sur l'ensemble du mois. A partir du 11 mai, la croissance du chiffre d'affaires à magasins constants a accéléré à +10%. Lors de la conférence analystes suivant cette annonce, Enrique Martinez a souligné que la tendance des affaires en juin est similaire à la période post-lockdown de mai.

* Atos grimpe de 7,9%, portant ses gains à plus de 40% sur les trois derniers mois. L'actualité autour de la valeur a été marquée par deux nouvelles notes favorables d'analystes dans la mesure où Kepler Cheuvreux a confirmé son conseil 'achat' tout en rehaussant sa cible de 85 à 90 euros et qu'Oddo BHF a revalorisé le dossier de 80 à 86 euros ('achat').

* STMicroelectronics gagne 4,9%. Le groupe franco-italien a bénéficié d'une actualité porteuse puisqu'un plan de relance massif de 37 Mds$ pour l'industrie des semi-conducteurs serait en préparation aux Etats-Unis. Hier, Liberum expliquait que le secteur connaîtra une "forte" revalorisation au cours des prochains trimestres avec l'adoption du travail à domicile. Selon le broker, l'industrie devrait être soutenue par la croissance rapide du cloud computing et de la connectivité, ainsi que par la résilience des résultats et des bilans. La plupart des entreprises du secteur atteindront ou dépasseront les prévisions de bénéfices au 2e trimestre, selon le courtier, qui place STM dans sa liste de valeurs favorites dans le compartiment.

* Rémy Cointreau avance de 9,4%. Le groupe de spiritueux a été soutenu par une note de Barclays qui est passé à 'surpondérer' sur la valeur en visant 152 euros. Le broker voit un potentiel de hausse 'conséquent' pour une "action mal aimée" et très appréciée des vendeurs à découvert. La valorisation semble élevée en termes de PE relatif ("nous comprenons le scepticisme") mais la feuille de route du nouveau PDG est prometteuse, affirme le courtier.

A l'inverse, * GL Events décroche de 7% après le point sur la situation du spécialiste de l'événementiel. Compte tenu du niveau d'activité du 1er semestre (-55%), le groupe présentera une perte nette d'environ 30 millions d'euros au 30 juin 2020 alors que l'ampleur, la durée de la crise et le manque de visibilité ne lui permettent pas de s'engager sur des objectifs précis pour l'exercice en cours.

* Air France KLM recule de 5,5%. Les bruits de couloir autour du plan de restructuration à venir chez Air France se multiplient. Le dernier en date provient de 'Bloomberg' puisque l'agence a annoncé hier que la compagnie nationale souhaiterait voir partir 8.300 salariés via un plan de départs volontaires, soit environ 17% de ses équipes. Dans le détail, ce plan viserait 300 pilotes, 2.000 PNC et 6.000 membres du personnel au sol. Des chiffres qui pourraient encore bouger après les discussions entre le syndicat et la direction, précise l'agence. Bruno Le Maire a affirmé par la suite sur 'France Inter' qu'il souhaitait voir moins de 8.000 départs et surtout aucun licenciement sec chez AF : "oui, il y a des ajustements qui seront nécessaires pour Air France (...) mais je souhaite et je demande à Air France qu'il n'y ait pas de départ forcé. Je crois que c'est ça la ligne rouge, importante, qu'il n'y ait pas de départ contraint chez Air France".

* BIC (-2,6%) a signé un protocole d'accord d'entrée en négociations exclusives en vue de l'acquisition de la société Djeep pour un montant de 40 millions d'euros, auquel s'ajouterait un complément de prix à verser en fonction de la croissance des ventes futures de Djeep. Ce projet d'acquisition vise à renforcer la position de BIC sur le marché des briquets de poche.

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