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Bilan hebdo : le CAC40 gagne encore du terrain !

Bilan hebdo : le CAC40 gagne encore du terrain !
Bilan hebdo : le CAC40 gagne encore du terrain !

(Boursier.com) — Cinquième semaine consécutive de hausse pour le marché parisien qui passe décidément un bel été. Pour le moment du moins. Sur cinq séances, le CAC40 avance de 0,37%, à 6.472 points ce soir. Malgré la multiplication des tensions internationales et notamment la nouvelle dégradation des relations entre Washington et Pékin après la visite à Taiwan de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, l'indice continue à regarder plus haut. Les solides publications trimestrielles, du compartiment financier en premier lieu, ainsi que la nette détente du cours des matières premières, pétrole en tête, expliquent la poursuite de cette tendance haussière en dépit de politiques monétaires de plus en plus restrictives face à une inflation galopante.

A ce sujet, le message le plus alarmant est venu de Londres où la Banque d'Angleterre a annoncé jeudi la plus importante hausse de son taux directeur depuis 27 ans, depuis 1995 exactement, soit un demi-point de pourcentage, pour le porter à 1,75%. Et ce alors que l'inflation devrait dépasser la barre des 13% en octobre et que l'économie britannique devrait se contracter à partir du quatrième trimestre et tout au long de 2023...

Le baril de WTI évolue autour des 90$ ce vendredi, au plus bas depuis le mois de février et l'éclatement de la guerre en Ukraine. L'once d'or s'échange autour des 1.780$ et le Bitcoin évolue proche des 23.000$ sur Coindesk.

Les valeurs

* Air France KLM signe la hausse de la semaine sur le marché parisien avec un bond de plus de 16%. Après la belle publication semestrielle de la compagnie aérienne la semaine passée, le titre a bénéficié deux recommandations favorables d'analystes. HSBC et Oddo BHF sont en effet tous les deux passés à l''achat' sur le dossier. La banque anglaise a remonté sa cible de 1,2 à 1,6 euro pendant que le broker a rehaussé son objectif de 1,45 à 1,7 euro. Oddo BHF estime que les effets de la restructuration sont sous-estimés par le marché tandis que le nouvel environnement concurrentiel apparaît plus favorable avec la disparition d'acteurs agressifs en termes de tarifs comme Norwegian et Level ou encore XL et Aigle Azur. De plus, un des apports majeurs de la publication semestrielle est clairement l'amélioration de la visibilité sur la génération de cash et la restauration du bilan.

* Eutelsat rebondit de 14,5% après une semaine dernière compliquée dans le sillage de l'annonce du rapprochement avec OneWeb dans le cadre d'une opération par échange d'actions. Ce projet de regroupement doit permettre de renforcer Eutelsat et OneWeb dans la course engagée pour le développement de constellations de satellites face à des concurrents tels que Starlink, qui dépend de SpaceX, propriété d'Elon Musk, et Kuiper d'Amazon. L'accord prévoit que les actionnaires d'Eutelsat et d'OneWeb détiendront chacun 50% du capital de l'entité combinée. Il est également prévu que les deux entreprises conserveront leur siège social respectif en Grande-Bretagne et en France. La banque publique d'investissement Bpifrance a par ailleurs acquis 2,67% du capital d'Eutelsat depuis l'annonce de ce projet.

* Ubisoft grimpe de près de 12% sur des rumeurs de montée au capital de Tencent Holdings. Selon les informations de 'Reuters', le géant chinois des jeux vidéo < voudrait se renforcer au capital d'Ubisoft pour se développer sur le marché mondial du gaming. Le groupe chinois aurait approché la famille Guillemot, fondatrice de l'éditeur français, afin de lui signifier son intérêt pour une montée au capital... Si le niveau de la participation cible n'est pas connu, Tencent deviendrait quoi qu'il en soit le principal actionnaire d'Ubisoft en cas de succès, d'après plusieurs sources de l'agence. Selon deux des sources, Tencent serait prêt à proposer 100 euros par action pour se renforcer dans Ubisoft, plus du double du cours de bourse actuel !

* Crédit Agricole gagne 8,4%. Dernière grande banque française à publier ses trimestriels, le CA a assuré en dévoilant des résultats supérieurs aux attentes des analystes au deuxième trimestre grâce à un niveau d'activités record dans la banque d'investissement, la volatilité des marchés ayant entraîné une forte demande d'instruments de couverture. Le bénéfice net a ainsi atteint 1,98 milliard d'euros pour un produit net bancaire en hausse de près de 9% à 6,33 MdsE. Les comptes ont aussi profité d'une baisse de plus de 27% du coût du risque sur la période, alors qu'au premier trimestre, les provisions - d'un peu plus d'un milliard d'euros - liées à son exposition à la Russie et à l'Ukraine avaient plombé ses résultats.

* BNP Paribas (+6,2%), encore soutenu par la publication de résultats supérieurs aux attentes de la place au deuxième trimestre grâce à la baisse des provisions pour mauvaises créances et à une activité vigoureuse, surtout sur les marchés. Le bénéfice net a grimpé de 9,1% à 3,18 milliards d'euros, alors que les analystes tablaient sur 2,75 MdsE.

* Bic grimpe de 5,3%, alors que le chiffre d'affaires de groupe au 1er semestre a augmenté de 13,7% à base comparable à 1,127 milliard d'euros. La croissance est due à l'augmentation des volumes, un mix favorable et la mise en oeuvre réussie des augmentations de prix dans toutes les régions. Le Résultat d'Exploitation ajusté augmente de 22,2% et la marge d'exploitation ajustée reste quasiment stable à 18%. Conséquence de cette solide publication, le groupe a revu à la hausse ses perspectives pour l'exercice 2022 et anticipe une croissance du chiffre d'affaires comprise entre 10% et 12% à taux de change constants (précédemment 7%-9%), tirée par une hausse des volumes et un impact prix favorable. En dépit des vents contraires liés à l'inflation, et à la hausse des investissements de soutien à la marque et des dépenses opérationnelles destinée à soutenir la croissance, la direction table sur une augmentation en valeur absolue du résultat d'exploitation ajusté 2022.

* AXA s'offre un gain de 4,6%. L'assureur a nettement dépassé les attentes des analystes au premier semestre, la hausse des revenus en assurance dommage et assurance santé ayant permis de compenser l'impact de la guerre en Ukraine. Le groupe, qui a confirmé ses objectifs 2022, a également annoncé un nouveau programme de rachat d'actions d'un montant maximal de 1 milliard d'euros.

* Groupe ADP avance de 4,2%. Le gestionnaire des aéroports parisiens est resté soutenu par sa solide publication semestrielle et le relèvement de sa guidance de marge d'Ebitda annuelle ainsi que par plusieurs notes positives d'analystes. La dernière en date provient de HSBC qui a rehaussé de 'réduire' à 'conserver' sa recommandation sur le titre tout en remontant sa cible de 105 à 125 euros. JP Morgan a lui revalorisé le dossier de 111 à 115 euros mais reste à 'sous-pondérer'.

A l'inverse, Innate Pharma plonge de 10,8%, délaissé après qu'AstraZeneca eut informé la biotech française de l'arrêt du développement de monalizumab en combinaison avec Erbitux (cetuximab). Une décision qui fait suite à une analyse intermédiaire de l'essai INTERLINK 1. Cette analyse de futilité prévue dans le protocole n'a pas atteint son seuil prédéfini d'efficacité.

* Publicis abandonne 5,4%, emporté par la chute de WPP à Londres. Si le premier groupe publicitaire au monde a revu à la hausse ses perspectives de ventes nettes pour l'ensemble de l'année, prévoyant des dépenses soutenues de la part de ses clients dans de nombreux secteurs aux Etats-Unis et en Europe, les analystes misaient sur une révision plus conséquente. Le maintien de la guidance au niveau de la marge est également jugé décevant.

* SES cède 1,2%, alors que le groupe serait en négociations avec le comparable américain Intelsat en vue d'un rapprochement, selon le 'Financial Times'. Cela marquerait ainsi une accélération de la consolidation dans le secteur, quelques jours après qu'Eutelsat eut annoncé un protocole d'accord en vue d'un rapprochement avec OneWeb. SES a aussi publié ses comptes du premier semestre 2022, faisant état d'une "exécution solide". Sur la période, les revenus ont été de 899 millions d'euros, en augmentation de 2,8% en glissement annuel, pour un Ebitda ajusté de 545 ME, stable par rapport à l'année antérieure.

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