Accueil
»
Actualités
»
Consultation

Asie : les marchés prolongent leur rebond

Asie : les marchés prolongent leur rebond
Asie : les marchés prolongent leur rebond
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La tendance est à la hausse prudente dans la zone Asie-Pacifique ce mercredi matin, alors que la Bourse de New York a signé hier soir une deuxième séance consécutive de progression, dans l'espoir d'une reprise de l'activité sur fond de levée du confinement dans plusieurs Etats américains. Les indices ont cependant réduit leurs gains en fin de séance, après des propos (très) prudents du vice-président de la Fed, Richard Clarida, sur le rebond économique et le chômage... Le baril de pétrole (WTI) a encore grimpé de plus de 20%, poursuivant son rebond massif après l'effondrement du mois d'avril. Ce matin, La Bourse de Tokyo reste fermée, mais Seoul remonte de 1,6%, suivi de Bombay (+1,4%), Singapour (+1,2%) et Hong Kong (+1%). Les avancées sont plus modestes à Sydney (+0,4%) et à Shanghai (+0,10%).

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 0,56% à 24.883 points, tandis que l'indice large S&P 500 a avancé de 0,9% à 2.868 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a progressé de 1,13% à 8.809 pts. Les 11 indices sectoriels du S&P 500 ont fini en hausse, à commencer par celui de la santé (+2,1%) et les technologiques (+1,4%).

Le pétrole au plus haut depuis un mois !

Le marché pétrolier a donc confirmé son rebond, soutenu par les espoirs d'une reprise de la demande mondiale, et par des annonces de réductions de production de la part de nombreuses compagnies pétrolières, notamment aux Etats-Unis (ConocoPhillips, Chevron...), au Canada et en Norvège. Ces coupes volontaires, cumulées avec les engagements de l'Opep+ de réduire sa production de 9,7 millions de barils par jour, laisse espérer que les excédents d'offre pétrolière pourront être épongés sur les prochains mois...
Sur le Nymex, le baril de brut léger américain (WTI) pour livraison juin a grimpé de plus de 20% à 24,60$, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord d'échéance juillet repasse au-dessus de la barre des 30$, à 30,90$. Les cours sont désormais revenus au plus haut depuis le début avril, mais perdent encore 50% à 60% depuis le début de l'année, époque à laquelle ils dépassaient les 60$...
Donald Trump s'est félicité de ce mouvement haussier du pétrole, en tweetant que "Les prix du pétrole augmentent bien, alors que la demande repart!". Le président américain a aussi salué les politiques de déconfinement en bonne voie dans de nombreux Etats américain, en conseillant aux Etats de mener des grands travaux d'infrastructure pour soutenir la reprise. "'Les Gouverneurs devraient laisser la construction des routes et des autoroutes commencer avant le début de la circulation intense, ce qui arrivera bientôt. Certains Gouverneurs n'ont jamais arrêté, ce qui s'est révélé très intelligent. Ils ont construit et réparé des routes pendant les longues périodes sans circulation. En outre, ils ont économisé de gros dollars!", a tweeté Trump.

De son côté, l'or reste ferme ce matin à plus de 1.700$ l'once, à 1.706$. Malgré une forte volatilité ces dernières semaines, le métal jaune progresse d'environ 14% depuis le début de l'année, faisant office de valeur refuge.

Le numéro deux de la Fed prudent sur la reprise...

Le vice-président de la Fed, Richard Clarida, a un peu refroidi les ardeurs des plus optimistes en déclarant que l'économie américaine devrait durement souffrir avant de connaître un début de reprise économique, sur lequel la Fed table à partir du 3e trimestre 2020.
Dans un entretien avec la chaîne 'CNBC', il a indiqué que la Fed devrait sans doute prendre des mesures supplémentaires pour lutter contre la récession liée au coronavirus. Il aussi jugé probable la nécessité pour le gouvernement d'adopter de nouvelles mesures budgétaires de soutien à l'économie.
"Nous sommes dans une période où les données économiques sont très, très, très dures et difficiles, telles que nous n'en avons pas vu de notre vivant", a-t-il estimé, ajoutant que le taux de chômage allait atteindre des niveaux sans précédent depuis les années 1940.

Les Etats-Unis calment le jeu avec la Chine

Sur le plan diplomatique et commercial, les tensions sont en revanche un peu redescendues entre les Etats-Unis et la Chine. Matthew Pottinger, conseiller adjoint à la sécurité nationale américaine, a démenti lundi soir que les Etats-Unis considéraient des mesures punitives contre la Chine à propos de sa gestion de la pandémie de coronavirus...
La veille, le secrétaire d'Etat Mike Pompeo s'était montré bien plus agressif, affirmant disposer de "preuves immenses" concernant l'implication du laboratoire de Wuhan dans l'origine de la pandémie de Covid-19. Enfin de semaine dernière, Donald Trump avait lancé l'offensive en affirmant étudier d'éventuelles représailles commerciales contre la Chine, estimant que le nouveau coronavirus pourrait émanant de ce laboratoire de virologie de Wuhan...

L'euro sous tension

L'euro revient ce matin à 1,0840/$ entre banques, alors que la Cour constitutionnelle allemande a estimé que certaines des mesures prises par la Bundesbank dans le cadre du programme d'achat d'actifs de 2.700 milliards d'euros de la BCE étaient "inconstitutionnelles". Sept des huit juges qui se sont prononcés sur l'affaire affirment que l'action de la BCE n'est pas soutenue par les traités de l'UE. La décision couvre l'assouplissement quantitatif (le fameux QE) mais pas le nouveau programme d'achat d'urgence en cas de pandémie (PEPP).
"Après une période transitoire de trois mois maximum permettant la coordination nécessaire avec l'Eurosystème, la Bundesbank ne peut donc plus participer à la mise en oeuvre et à l'exécution des décisions de la BCE en question, à moins que le conseil des gouverneurs de la BCE n'adopte une nouvelle décision démontrant de manière compréhensible et motivée que les objectifs de politique monétaire poursuivis par le PSPP ne sont pas disproportionnés par rapport aux effets de politique économique et budgétaire résultant du programme. À la même condition, la Bundesbank doit veiller à ce que les obligations déjà achetées et détenues dans son portefeuille soient vendues sur la base d'une stratégie - éventuellement à long terme - coordonnée avec l'Eurosystème", peut-on lire dans la décision de la Cour.
Dans sa décision, la Haute Cour estime par ailleurs qu'il n'y a pas eu de violation de l'interdiction du financement monétaire des Etats européens... De quoi mettre la pression sur l'euro depuis hier sur le marché des changes.

©2020,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !