Accueil
»
Actualités
»
Consultation

Asie : fin de semaine positif, sauf à Tokyo

Asie : fin de semaine positif, sauf à Tokyo
Asie : fin de semaine positif, sauf à Tokyo
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les places financières de la zone Asie-Pacifique terminent la semaine sur une note plutôt ferme, exceptée la bourse de Tokyo qui pointe en recul de 0,2%. Shanghai a rouvert ses portes en hausse de 1,7% à l'issue de la "golden week", tandis que Hong Kong remonte de 1% avec Bombay (+0,5%) et Seoul (+0,3%). Taiwan est restée fermée. Le rétablissement de l'activité du secteur des services en Chine s'est accéléré en septembre, marquant une progression pour un 5e mois consécutif, selon les résultats définitifs de l'enquête Caixin/Markit publiés ce vendredi, avec un nombre d'embauches à la hausse pour un deuxième mois de rang. L'indice PMI des services calculés par Caixin/Markit s'est ainsi établi le mois dernier à 54,8, soit un pic depuis juin et un cinquième mois d'affilée au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l'activité...
Le secteur des services, qui représente environ 60% de l'économie chinoise et la moitié des emplois en zones urbaines, a connu dans un premier temps un rétablissement plus lent que le secteur manufacturier, mais il s'est accéléré avec la levée progressive des restrictions sanitaires, notamment l'interdiction des rassemblements publics.

Hier soir, la Bourse de New York a poursuivi son rebond, dans l'espoir de voir la Maison Blanche et le Congrès s'accorder sur des mesures de soutien ciblées à l'économie, malgré les désaccords profonds entre Républicains et Démocrates sur le montant et la forme de ce nouveau plan d'aide pour limiter les effets négatifs de la crise du coronavirus sur l'économie américaine. A la clôture, l'indice Dow Jones a pris 0,43% à 28.425 points, tandis que l'indice large S&P 500 a pris 0,80% à 3.446 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a progressé de 0,50% à 11.420 pts.

Donald Trump voit désormais de "fortes chances" d'un accord sur des mesures de soutien !

Les marchés continuent de tabler sur l'adoption de mesures de soutien de l'économie, sous une forme ou une autre, avant les élections américaines du 3 novembre... Mardi, le président Trump avait créé l'émoi en rejetant en bloc le plan massif de 2.200 milliards de dollars proposé par les Démocrates et en affirmant qu'un plan ne serait pas adopté avant l'élection du 3 novembre...
Toutefois, le président a ensuite fait volte-face, se montrant favorable non pas un projet global, mais à une série de textes de loi ciblés, notamment sur les PME (135 milliards de dollars pour la prise en charge du chômage technique) et les compagnies aériennes (25 Mds$ d'aides). Il s'est aussi dit favorable à l'attribution de nouveaux chèques d'aide directe aux Américains, d'un montant pouvant atteindre 1.200$ par personne.
Donald Trump s'est montré particulièrement confiant sur un accord avec le Congrès... "Je pense que nous avons de très fortes chances de faire quelque chose", a-t-il assuré jeudi matin sur la chaîne 'Fox Business News', faisant état de "discussions très productives".

Nancy Pelosi continue de réclamer un plan global

Les négociations se sont donc poursuivies entre l'administration Trump et Nancy Pelosi, la présidente de la chambre des représentants, où les démocrates sont majoritaires. Cependant, aucun accord ne semblait encore en vue jeudi soir... Mme Pelosi a ainsi rejeté l'approche ciblée du président Trump. Interrogée par la presse au sujet du plan en faveur du secteur aérien, elle a répondu qu'il "n'existe pas de texte de loi ciblé possible, sans une loi plus large. Il n'y a pas de loi" à ce stade, a-t-elle insisté lors d'une conférence de presse.
La veille, Nancy Pelosi s'était pourtant montrée ouverte à l'idée d'un texte ciblé sur l'aide aux compagnies aériennes afin de les aider à éviter de licencier des dizaines de milliers de salariés.

Déficit budgétaire record de 3.100 Mds$ aux Etats-Unis

En attendant que la classe politique s'accorde, les investisseurs surveillent les indicateurs économiques, dont ils craignent un accès de faiblesse dans les prochaines mois si de nouvelle mesures de soutien ne sont pas adoptées...
Dans un contexte de crise sanitaire, l'année fiscale 2019-2020 devrait s'achever aux Etats-Unis sur un déficit budgétaire record de 3.100 milliards de dollars, a estimé jeudi soir le Bureau du Budget du Congrès (CBO), une agence américaine non partisane. L'exercice budgétaire, clos fin septembre, se solde ainsi par un déficit de 15,2% du PIB, le chiffre le plus élevé depuis 1945, relève le CBO. Les chiffres officiels du déficit seront publiés avant la fin du mois par le département du Trésor.

La Fed appelle au nouveau soutien budgétaire

Par ailleurs, les Minutes de la dernière réunion de la Fed, publiées mercredi soir, ont mis en évidence des divisions au sein de l'Etat major de la banque centrale américaine sur la notion de maintien des taux directeurs proches de zéro pour une période prolongée. Lors de sa réunion des 15 et 16 septembre, la Fed avait indiqué que ses taux directeurs (actuellement entre 0% et 0,25%), resteraient à ce plancher jusqu'à ce que l'inflation soit remontée modérément au-dessus de l'objectif de long terme de 2% de la banque centrale américaine. Les projections économiques de la Fed montraient que cela ne devrait pas se produire avant fin 2023.
Cependant, selon le compte-rendu de la réunion, les responsables de la Fed ont estimé que leur nouvelle stratégie n'était pas "un engagement inconditionnel" sur l'évolution des taux directeurs. Ainsi, en cas de reprise économique plus vigoureuse que prévu après la crise du coronavirus, il faudrait raccourcir la période où les taux resteront proches de zéro, et vice-versa, a précisé la banque centrale.

Mardi, le président de la banque centrale américaine, Jerome Powell, avait répété que la reprise économique restait fragile et qu'elle pourrait s'essouffler si un nouveau soutien budgétaire n'était pas mis en oeuvre. Le patron de la Fed a estimé qu'il était préférable de trop en faire que pas assez en matière de soutien à l'économie.

Le pétrole et l'or repartent à la hausse

Le pétrole est reparti à la hausse. Le contrat de novembre sur le baril de brut léger américain (WTI) a grimpé de 3% à 41,20$ sur le Nymex, repassant au-dessus des 40$, tandis que le contrat sur le Brent pour livraison en décembre rebondit de 3% à 43,20$. Les deux variétés de pétrole ont profité des espoirs de plan de relance aux Etats-Unis, mais aussi de l'ouragan Delta dans le Golfe du Mexique et d'une grève sur des gisements pétroliers en Norvège. Selon les autorités américaines, 91,53% de la production pétrolière du Golfe du Mexique et 61,82% de la production de gaz naturel étaient à à l'arrêt mercredi soir en raison de l'ouragan Delta.

L'or a repris de la hauteur à 1.909$ l'once. Le métal jaune gagne plus de 20% depuis le début de l'année, profitant des incertitudes économiques et de la crise sanitaire.
Sur le marché des changes, l'euro remonte à 1,1775$.

©2020,

Nombre de caractères autorisés : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !