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Wall Street : timidement dans le vert

Wall Street : timidement dans le vert

La cote américaine est attendue ce mercredi légèrement positive, avec des gains voisins de 0,1% sur le DJIA, le S&P 500 et le Nasdaq...

Wall Street : timidement dans le vert
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine est attendue ce mercredi légèrement positive, avec des gains voisins de 0,1% sur le DJIA, le S&P 500 et le Nasdaq. Le baril de brut WTI perd 0,5% à 59$ sur le Nymex, alors que le Brent de la mer du Nord se traite à 62,4$. L'once d'or consolide sous les 1.740$. L'indice dollar est stable face à un panier de devise, tandis que l'euro évolue en hausse de 0,1% face au billet vert. Le bitcoin rend un peu plus de 1% sur Bitfinex vers les 57.700$. Du côté des rendements obligataires, le T-Bond américain à 10 ans s'assagit à 1,65% environ et le '30 ans' à 2,31%.

Les marchés restent portés par les espoirs de reprise économique, avec les soutiens budgétaires et ceux des banques centrales. Le FMI a relevé hier soir son estimation de croissance mondiale pour 2021 à 6%, contre 5,5% il y a environ 3 mois. Le Fonds monétaire international évoque en particulier les dépenses publiques sans précédent, essentiellement aux USA où les investisseurs attendent beaucoup du nouveau plan de l'administration Biden.

L'agenda économique est plutôt fourni ce mercredi à Wall Street. La balance du commerce international de biens et services pour février sera communiquée à 14h30 (consensus 70,4 milliards de dollars de déficit). Le rapport hebdomadaire sur les stocks pétroliers domestiques américains pour la semaine close au 2 avril sera révélé à 16h30. Les Minutes du FOMC, dernière réunion de politique monétaire de la Fed, seront connues à 20 heures, alors que les chiffres du crédit à la consommation pour le mois de février seront annoncés à 21 heures (consensus +5 milliards de dollars).

Charles Evans, Robert Kaplan, Thomas Barkin et Mary Daly de la Fed, s'exprimeront dans la journée sur divers sujets. Selon Kaplan, il serait trop tôt pour que la Réserve fédérale réduise son soutien. Il faudrait attendre le recul de la pandémie et un rétablissement plus avancé de l'économie, selon le président de la Fed de Dallas. "Lorsque nous sommes au milieu d'une crise, nous devons utiliser nos outils de manière offensive", a lancé Kaplan, cité par le Wall Street Journal, qui reste toutefois optimiste pour l'avenir.

Ailleurs dans le monde, l'indice des indicateurs avancés japonais est ressorti conforme aux attentes à 99,7%. Les indicateurs PMI européens finaux des services sont ressortis contrastés pour le mois de mars, avec un niveau de 48,1 en Espagne, contre 48,6 en Italie, 48,2 en France, 51,5 en Allemagne et 49,6 pour l'indice européen. Rappelons qu'une lecture inférieure à 50 signale une contraction de l'activité. L'indice britannique des services est ressorti plus dynamique à 56,3.

Notons que le Royaume-Uni entame au pays de Galles le déploiement du vaccin anti-coronavirus de Moderna.

Aux Etats-Unis, les vaccinations accélèrent également, le président Joe Biden ayant annoncé que tous les adultes allaient être éligibles aux vaccins le 19 avril, plus rapidement qu'anticipé. La Maison blanche a en outre exclu les passeports vaccinaux... La Californie prévoit de lever la majeure partie des restrictions sanitaires au 15 juin, du moins si les vaccins sont en nombre suffisant et si les hospitalisations demeurent contenues.

Selon l'Université Johns Hopkins ce mecredi, le nombre des cas confirmés du nouveau coronavirus dans le monde depuis le début de l'épidémie se chiffre désormais à plus de 132 millions, dont 30,8 millions aux Etats-Unis et 13,1 millions au Brésil - qui vient d'enregistrer un nouveau record quotidien de décès. Le virus a officiellement fait 2,87 millions de morts au niveau mondial selon l'université (Reuters estime ce décompte à plus de 3 millions). Les USA déplorent plus de 556.000 victimes et le Brésil près de 337.000.

La Bourse de New York a fini en léger recul mardi, au lendemain de records pour le Dow Jones et le S&P 500, sur fond d'optimisme sur la reprise économique et la capacité à surmonter la crise sanitaire du coronavirus. Le FMI a revu mardi en hausse ses prévisions de croissance mondiale, même s'il a souligné les disparités selon les régions. Le pétrole a rebondi mardi d'environ 1%, tandis que les taux d'intérêts se sont détendus et que le dollar a reflué de 0,8% face à un panier de devises de référence. A la clôture, le Dow Jones a cédé 0,29% à 33.430 points, tandis que l'indice large S&P 500 a reculé de 0,10% à 4.070 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques et biotechs, a fini proche de l'équilibre (-0,05%) à 13.698 pts.

Dans ses nouvelles prévisions dévoilées mardi, le FMI table désormais sur un rebond de 6% du PIB mondial en 2021, contre +5,5% il y a trois mois (après -3,3% en 2020), grâce aux mesures monétaires et budgétaires sans précédent mises en place face à la pandémie de coronavirus.

L'amélioration est surtout à mettre au crédit des Etats-Unis, où la croissance pourrait atteindre 6,4% cette année (+1,3 point de plus que prévu en janvier), du jamais vu depuis le début des années 1980. Un dynamisme qui s'explique par l'impact du plan de relance de 1.900 milliards de dollars lancé par l'administration Biden, qui prévoit désormais un autre plan de plus de 2.200 Mds$ pour moderniser des infrastructures.

Les perspectives sont moins spectaculaires pour les autres grandes économies avancées, comme le Japon (3,3% de croissance attendue cette année), ou la zone euro, où la croissance est désormais attendue à 4,4% (contre 4,2% prévu en janvier) après -6,8% en 2020. Le FMI a en outre relevé ses prévisions de croissance en Chine à 8,4% en 2021, contre 8,1% attendu précédemment, et après +2,3% en 2020 (la Chine ayant échappé à la récession malgré la crise du Covid).

La Chine et les Etats-Unis devraient ainsi être parmi les rares pays à retrouver dès 2021 un niveau de PIB supérieur à celui qui prévalait avant la crise du coronavirus, tandis que de nombreux autres pays ne devraient pas y parvenir avant 2023, a relevé le FMI.

Les derniers indicateurs économiques publiés au Etats-Unis ont confirmé la vigueur de la reprise, notamment sur le marché de l'emploi, qui a créé près d'un million de postes en mars (+916.000), tandis que l'activité dans les services a atteint un niveau record le mois dernier à la faveur des réouvertures de commerces grâce aux progrès de la vaccination contre le Covid-19.

Mardi, le rapport JOLTS du Département américain au Travail a fait état de 7,37 millions d'ouvertures de postes en février, bien plus que prévu puisque le consensus tablait sur 6,85 millions. Pour janvier, ces ouvertures de postes ont été révisées en hausse à 7,1 millions, contre 6,92 millions précédemment estimé.

©2021,

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