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Wall Street reste plombé par le coronavirus

Wall Street reste plombé par le coronavirus

Malgré la flambée attendue d'Amazon, la cote américaine corrige avant bourse ce vendredi...

Wall Street reste plombé par le coronavirus
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Malgré la flambée attendue d'Amazon, la cote américaine corrige avant bourse ce vendredi. Le DJIA perd encore 0,7% en pré-séance, le S&P500 0,7% et le Nasdaq 0,8%. L'indice dollar se stabilise à 97,9. Sur le Nymex, le baril de brut WTI grappille 0,4% à 52,4$. Les marchés sont une fois encore plombés par les craintes sanitaires liées au coronavirus chinois, au lendemain de la déclaration par l'OMS d'une urgence internationale.

Le Département américain d'Etat a relevé l'alerte au niveau 4 concernant les voyages pour la Chine, demandant désormais aux Américains de ne plus s'y rendre et à ceux qui y sont déjà de considérer leur départ. Hier, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), dirigée par Tedros Adhanom Ghebreyesus, a enfin décidé de déclarer l'urgence internationale face à la rapide propagation du virus chinois. Les autorités internationales de santé jugent que cette désignation devrait permettre d'aider à mobiliser les ressources pour contenir la propagation du virus. Elle permettra également à l'OMS d'adresser de plus amples recommandations à la communauté internationale. Curieusement, l'OMS ne juge toutefois pas nécessaire d'interférer dans les voyages ou le commerce avec la Chine... L'Organisation a affirmé par ailleurs une fois de plus sa confiance dans la capacité des autorités chinoises à contenir le virus.

La Commission nationale de santé chinoise indique désormais que les cas confirmés d'infections s'approchent des 10.000, contre environ 7.700 un jour avant. 213 décès sont maintenant déplorés. L'épidémie touche une vingtaine de pays à l'international, mais l'OMS ne perçoit donc toujours pas la nécessité de restreindre les voyages ou échanges commerciaux.

Sur le front économique aux États-Unis ce jour, les revenus personnels et dépenses des ménages pour le mois de décembre 2019 seront communiqués à 14h30 (consensus +0,3% pour les revenus en comparaison du mois antérieur, +0,3% également pour les dépenses de consommation, +0,1% pour l'indice ajusté des prix 'core-PCE'). L'indice du coût de l'emploi du quatrième trimestre 2019 sera révélé à la même heure (consensus +0,7% par rapport au trimestre antérieur).

L'indice PMI de Chicago du mois de janvier 2020 sera connu à 15h45 (consensus 48,5)... L'indice final du sentiment des consommateurs américains pour le mois de janvier 2020, mesuré par l'Université du Michigan, sera publié à 16 heures (consensus 99,1).

La croissance a ralenti à 0,1% au quatrième trimestre 2019 dans la zone euro après +0,3% au trimestre précédent. Le marché misait sur une progression du PIB de 0,2%. En glissement annuel, le PIB, corrigé des variations saisonnières, affiche une augmentation de 1% contre 1,2% au troisième trimestre et une hausse de 1,1% attendue.

Alors que la croissance dans la zone euro s'est limitée à 0,1% au quatrième trimestre, l'inflation annuelle 'core' est estimée à 1,1% dans la région en janvier après +1,3% en décembre. Une donnée très éloignée de l'objectif de la BCE (inflation proche de 2%). Le consensus était positionné à +1,2%. Le taux d'inflation annuel global est de son côté estimé à 1,4% contre 1,3% le mois précédent.

Amazon a pulvérisé jeudi soir les attentes du marchés en annonçant des résultats et des ventes bien supérieurs aux prévisions des analystes pour le 4e trimestre 2019. A Wall Street, le cours de Bourse du géant du ecommerce a réagi en flambant de plus de 12% en cotations post-séance, faisant franchir la barre des 1.000 milliards de dollars à la capitalisation boursière d'Amazon. Seuls Apple (1.420 Mds$), Microsoft (1.320 Mds$) et Alphabet (1.000 Mds$) évoluent actuellement au dessus de ce seuil symbolique à Wall Street.

Le bénéfice net du groupe a atteint 3,3 milliards de dollars au 4e trimestre, soit 6,47$ par action contre 6,04$ un an plus tôt, et seulement 4,04$ prévus par le consensus du cabinet Factset.

Sur le trimestre incluant les ventes des fêtes de fin d'année, les revenus d'Amazon ont totalisé 87,4 Mds$ en hausse de 21% par rapport aux 72,38 Mds$ affichés pendant la même période de 2018. Les marchés tablaient sur des revenus de 86,03 Mds$.

Le groupe a d'autant plus surpris la communauté financière qu'il avait déçu les marchés il y a trois mois en fixant des objectifs jugés conservateurs pour le 4ème trimestre. Au 3e trimestre, Amazon avait aussi déçu en affichant le premier recul de ses profits trimestriels depuis plus de deux ans.

Le patron d'Amazon, Jeff Bezos, s'est félicité dans le communiqué de l'essor du service Amazon Prime. "Plus de personnes ont rejoint Prime au 4e trimestre que jamais auparavant, portant le nombre de membres Prime à plus de 150 millions dans le monde", a-t-il précisé. "Nous avons accéléré les livraisons - le nombre de colis livrés gratuitement le jour même ou en un jour ouvré aux Etats-Unis a plus que quadruplé au 4e trimsetre par rapport à la même période de l'an dernier" a ajouté le directeur général.

Pour le premier trimestre 2020 en cours, Amazon prévoit des ventes de 69 à 73 Mds$ et un résultat opérationnel de 3 à 4 Mds$. Les analystes attendaient en moyenne un Rop de 4,04 Mds$ pour un revenu de 71,63 Mds$.

La directrice générale d'IBM, Virginia Rometty, va quitter ses fonctions, a annoncé jeudi soir le géant américain des services informatiques. Mme Rometty, 62 ans, sera remplacée à partir du 6 avril par Arvind Krishna, le vice-président de l'activité "cloud computing" d'IBM (informatique délocalisée), la branche de la profession qui connaît la plus forte progression ces dernières années. Arvind Krishna a notamment piloté l'acquisition de l'éditeur de logiciels Red Hat en 2018 afin de donner un souffle nouveau à IBM.

A Wall Street, l'action d'IBM grimpait jeudi soir de près de 5% dans les échanges électroniques après la clôture, suite à ces informations. Mme Rometty, un des visages les plus connus dans les milieux d'affaires américains, occupait le poste de CEO d'IBM depuis 8 ans. Elle va toutefois conserver son poste de présidente exécutive du conseil d'administration du groupe informatique jusqu'à la fin de l'année avant de quitter l'entreprise où elle aura passé 40 ans.

Amgen fléchit de 4% en pré-séance à Wall Street, le géant biotechnologique américain ayant publié des perspectives 2020 inférieures aux attentes. Pour le quatrième trimestre de l'an dernier, le groupe a fait état de ventes de produits en repli de 2% en glissement annuel du fait notamment de la concurrence générique. Les ventes trimestrielles ont totalisé 5,88 milliards de dollars, alors que les revenus totaux ont décliné de 1% à 6,2 milliards, contre 6,1 Mds$ de consensus. Le bénéfice net trimestriel a décliné de 5% à 2,85$ par titre, du fait de coûts opérationnels accrus. Pour l'exercice 2020, le groupe envisage désormais un bénéfice par action allant de 14,85 à 15,60$, contre 16,14$ de consensus de marché.

Visa consolide avant bourse à Wall Street ce vendredi. Le fournisseur américain de cartes de paiement a réalisé au premier trimestre fiscal des revenus en augmentation de 10% à 6,05 milliards de dollars, contre 6,08 milliards de consensus de place. Le bénéfice net trimestriel a progressé lui aussi de 10% à 3,27 milliards de dollars, 1,46$ par titre de classe A. Sur une base ajustée, le bpa a représenté également 1,46$, en ligne avec les estimations des spécialistes. Le groupe prévient que ses revenus annuels pourraient par ailleurs être rognés par les incentives aux clients bancaires. En pourcentage des revenus, les incentives pourraient atteindre le haut de fourchette des estimations antérieures allant de 22,5 à 23,5%.

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