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Wall Street reste dans le rouge, après une chute vertigineuse

Wall Street reste dans le rouge, après une chute vertigineuse

La cote américaine ne parvient toujours pas à se redresser avant bourse ce vendredi...

Wall Street reste dans le rouge, après une chute vertigineuse
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine ne parvient toujours pas à se redresser avant bourse ce vendredi, le S&P500 abandonnant 0,8% et le Nasdaq 0,7%, contre un recul de 0,8% du DJIA. Hier soir, l'indice historique Dow Jones s'était effondré de 4,42%, plus de 1.190 points, à 25.766 pts, contre un recul de 4,61% du Nasdaq à 8.566 pts et une chute de 4,42% du S&P500 à 2.978 pts.

L'indice dollar recule de 0,1% à 98,4. Sur le Nymex, le baril de brut WTI cède encore 3% à 45,7$, alors que le Brent de la mer du Nord régresse de 2,1% à 50,7$. L'once d'or fléchit de 1,2% à 1.622$ après ses sommets de sept ans.

Dans l'actualité économique aux USA, ce vendredi, la balance du commerce international de biens pour janvier 2020 sera annoncée à 14h30 (consensus 68,7 Mds$ de déficit). Les revenus et les dépenses personnelles des ménages américains pour le mois de janvier seront aussi publiés à 14h30 (consensus +0,3% pour les revenus personnels en comparaison du mois antérieur, +0,3% pour les dépenses, +0,2% pour l'indice ajusté des prix 'core PCE').

L'indice manufacturier PMI de Chicago du mois de février 2020 sera révélé à 15h45 (consensus 45,8). L'indice final du sentiment des consommateurs américains de l'Université du Michigan sera connu à 16 heures (consensus 100,9).

La fébrilité demeure après cette purge monumentale, et alors que les principaux indices boursiers américains affichent déjà leur pire performance hebdomadaire depuis la crise financière de 2008-2009 consécutive à l'effondrement de la banque d'affaires Lehman Brothers. En six jours seulement, le S&P, indice large américain, a décroché de plus de 10%. Cette sanction extrêmement brutale s'est produite alors que les marchés américains abordaient leurs plus hauts niveaux historiques. En six jours de bourse, les marchés actions mondiaux ont perdu environ 6.000 milliards de dollars de valeur, dont environ 4.000 milliards de dollars uniquement à Wall Street.

Dans le même temps, la probabilité d'un assouplissement monétaire de la Fed ne cesse de croître à mesure que la débâcle se confirme. Le taux des fonds fédéraux est actuellement logé entre 1,50 et 1,75%, et pourrait baisser d'un quart de point à 1,25-1,50% le 18 mars prochain selon l'outil FedWatch du CME Group, qui évalue à 70,5% la probabilité d'un assouplissement d'un quart de point... et 29,5% la 'proba' d'une baisse d'un demi-point à 1-1,25% !

Les indices boursiers asiatiques ont également décroché ce matin dans des proportions importantes. L'indice SSE chinois a abandonné 3,71% à 2.880 pts. Le Nikkei a rendu 3,67% à 21.143 pts. L'indice coréen Kospi a perdu 3,3% à 1.987 pts.

La propagation du coronavirus Covid-19 à l'international, aux Etats-Unis, en Afrique subsaharienne, mais aussi en Iran et dans de nombreux pays européens dont l'Italie ou la France, crée un véritable mouvement de panique sur les marchés, qui peinent à évaluer les futures conséquences économiques de cette crise sanitaire partie de Chine, que les opérateurs jugeaient initialement avec une trop grande distance. La forte progression des cas dans certains pays tels que l'Iran ou la Corée du Sud inquiète désormais au plus haut point, alors que l'épidémie frappe maintenant une cinquantaine de pays.

De toute évidence, et comme l'a reconnu encore ce jour la Bundesbank, le virus aura des conséquences économiques significatives. Jens Weidmann, dirigeant de la banque centrale allemande, a ainsi prévenu que l'économie allemande allait probablement progresser plus lentement que prévu cette année du fait du coronavirus. Weidmann juge néanmoins qu'il n'y a pas dans l'immédiat besoin d'une réaction de la BCE. La confrontation entre Turquie et Russie en Syrie vient achever des marchés déjà outrageusement malmenés...

Le coronavirus constitue quoi qu'il en soit l'inquiétude principale à l'heure actuelle. La Corée du Sud a rapporté près de 600 cas supplémentaires et l'Iran plus de 140. Des mesures drastiques sont par ailleurs prises, comme au Japon, où les écoles seront fermées. L'Allemagne commence à opter pour des actions comparables. La Suisse a suspendu pour sa part les événements publics de plus de 1.000 participants, dont évidemment le salon automobile de Genève.

En Chine, le nombre de nouveaux cas de Covid-19 est pourtant retombé quant à lui au plus bas depuis janvier, ce qui confirme que le pays a très probablement passé son pic épidémique depuis environ deux semaines. Néanmoins, les nouveaux foyers à l'international montrent que la situation est loin d'être globalement réglée, bien au contraire, certains pays se retrouvant aujourd'hui dans la situation dans laquelle se trouvait la Chine il y a un mois.

Dans l'actualité des entreprises à Wall Street ce vendredi, AES, Baxter International, E.W. Scripps, Dean Foods ou Foot Locker, publient notamment ce jour leurs derniers comptes trimestriels.

Cisco Systems, géant des équipements de réseaux, sera surveillé ce jour. Selon le Wall Street Journal, le groupe envisagerait une nouvelle vague de suppressions de postes du fait de l'incertitude économique globale.

Baidu, le moteur de recherche chinois coté à Wall Street, a livré hier soir des perspectives sans relief du fait de l'impact du coronavirus. Pour le trimestre clos, à savoir le quatrième trimestre fiscal, le groupe fait mieux que résister avec des revenus totalisant 4,1 milliards de dollars, en croissance de 6% par rapport aux 3,9 milliards de dollars affichés un an plus tôt et de 3% séquentiellement, par rapport au trimestre antérieur. Le bénéfice par action a représenté 3,79$, doublant de valeur en glissement annuel, contre un consensus de place logé à 3,66$. Le bénéfice net part du groupe a triplé en glissement annuel et atteint 906 millions de dollars. Robin Li, le directeur général de la firme, se réjouit donc fort logiquement des "incroyables progrès" réalisés dans le renforcement de l'écosystème Baidu.

Pour le premier trimestre, le groupe se montre toutefois prudent du fait de l'épidémie de coronavirus. "La situation du Coronavirus en Chine évolue, et la visibilité sur l'activité est très limitée", déplore le groupe, qui table désormais sur des revenus du premier trimestre 2020 allant de 3 à 3,3 Mds$, ce qui traduirait un déclin de 5-13% en glissement annuel.

Autodesk, le groupe software américain, a annoncé pour le quatrième trimestre fiscal un bénéfice net de 65 millions de dollars soit 59 cents par titre, pour des revenus en croissance de 22% à 899 millions de dollars. Le bpa était anticipé à 43 cents pour des revenus de 890 millions de dollars. Le bénéfice non-GAAP par action s'est établi pour sa part à 92 cents, contre un consensus de marché de 90 cents. Le groupe californien de San Rafael livre une guidance prudente, tablant pour le trimestre entamé sur des revenus allant de 880 à 895 millions de dollars, ainsi qu'un bpa logé entre 34 et 40 cents. Le consensus FactSet était plutôt de 46 cents de bénéfice par action et 911 millions de dollars de recettes.

Dell Technologies a dévoilé des comptes en ligne avec les attentes. Pour le quatrième trimestre fiscal, le groupe a réalisé un bénéfice net de 408 millions de dollars soit 54 cents par titre, contre une perte de 299 millions de dollars sur la période correspondante de l'an dernier. Le bénéfice ajusté par action est ressorti à 2$. Les revenus ont totalisé 24,03 milliards de dollars, contre 23,84 milliards de dollars un an plus tôt. Le consensus était de 2$ de bpa e 23,9 Mds$ de ventes.

VMware décroche à Wall Street après sa publication annuelle. Le groupe a réalisé au quatrième trimestre fiscal un bénéfice par action de 2,05$, contre 2,16$ de consensus et 1,98$ sur le quatrième trimestre de l'année antérieure. Les revenus de la firme ont totalisé 3,07 milliards de dollars sur ce trimestre clos en janvier 2020, contre 2,59 milliards de dollars un an plus tôt.

Gilead Sciences lance des études de phase 3 pour un traitement potentiel du coronavirus. Remdesivir sera testé sur environ 1.000 patients affichant des symptômes modérés ou sévères. Par ailleurs, le titre de la biotech Forty Seven flambe à Wall Street sur la rumeur d'un possible intérêt de Gilead pour son acquisition ou bien pour un partenariat. Forty Seven capitalise actuellement 2,3 milliards de dollars.

Big Lots plonge de plus de 30% à Wall Street ! Le groupe a livré en effet un quatrième trimestre inférieur aux attentes de marché, et dit s'attendre à un premier trimestre 2020 encore difficile, du fait de perturbations dans la chaîne d'approvisionnement dues à l'épidémie de coronavirus. Le groupe a dégagé pour le trimestre clos un bénéfice de 94 millions de dollars soit 2,39$ par titre, contre 108 M$ un an avant. Les ventes à comparable ont baissé de 0,9%. Les revenus totaux sont ressortis à 1,6 Md$. Le groupe envisage un bpa annuel allant de 3,20 à 3,40$.

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