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Wall Street reprend son souffle après les records

Wall Street reprend son souffle après les records

En attendant les chiffres de l'emploi

Wall Street reprend son souffle après les records
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street temporise avant bourse ce vendredi, le S&P500 s'affichant en hausse de 0,2% et le Nasdaq en progression de 0,3%, contre un gain de 0,2% sur l'indice historique DJIA. L'indice dollar avance de 0,1% à 97,5. Sur le segment des matières premières, le baril de brut WTI recule de 0,4% à 59,3$ sur le Nymex. L'apaisement relatif des tensions géopolitiques et les espoirs commerciaux soutiennent les marchés, alors que la Fed maintient quant à elle sa posture accommodante.

Les trois principaux indices boursiers américains avaient inscrit hier jeudi de nouveaux records à la clôture, les marchés pariant sur une désescalade des tensions militaires entre les Etats-Unis et l'Iran. Le président américain Donald Trump s'est montré apaisant mercredi, évitant la surenchère après l'attaque iranienne contre deux bases militaires américaines en Irak, qui n'a pas fait de victimes. A la clôture hier, l'indice Dow Jones gagnait 0,74% à 28.956 points, tandis que l'indice large S&P500 avançait de 0,67% à 3.274 pts, et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, progressait de 0,81% à 9.203 pts.

L'actualité économique du jour outre-Atlantique sera marquée par le rapport gouvernemental mensuel sur la situation de l'emploi aux États-Unis (14h30). Pour le mois de décembre 2019, le consensus se situe actuellement à 158.000 créations de postes non-agricoles (266.000 un mois avant) et 3,5% de taux de chômage (stable par rapport à novembre). Les créations de postes dans le privé sont anticipées à 150.000, alors que le rapport d'ADP publié plus tôt dans la semaine avait révélé une excellente surprise. Le taux de participation à la force de travail est attendu à 63,2%, alors que la croissance en glissement annuel du salaire horaire moyen est estimée à +3,1%.

Les stocks et ventes de grossistes aux USA pour le mois de novembre seront communiqués à 16 heures (consensus stable pour les stocks).

Liu He, principal négociateur commercial chinois, va se rendre la semaine prochaine à Washington pour signer l'accord commercial de phase 1 avec les Etats-Unis. En début de semaine prochaine, une délégation chinoise menée par le vice-Premier ministre Liu He sera donc en visite aux USA. Selon Gao Feng, porte-parole du ministère chinois au Commerce, la visite aura lieu du lundi au mercredi. La cérémonie de signature est comme attendu programmée pour le mercredi 15 janvier à la Maison blanche. Il s'agirait donc d'une étape partielle tant attendue, marquant un apaisement dans l'affrontement commercial auquel se livrent depuis des mois Washington et Pékin. Le ministère chinois au Commerce ajoute que cette visite intervient suite à une invitation américaine.

Trump a précisé qu'il pourrait attendre les élections de 2020 pour finaliser la phase 2 de l'accord commercial avec la Chine. Les négociations de cette nouvelle phase, quant à elles, pourraient cependant débuter dès maintenant.

Concernant cette fois l'actualité géopolitique, Donald Trump a indiqué que le général Soleimani complotait pour faire exploser l'ambassade américaine en Irak. Par ailleurs, l'hypothèse d'un tir iranien - possiblement involontaire - ayant causé le crash du Boeing d'Ukraine Airlines semble envisageable, selon Ottawa. "Selon nos information, l'avion a été abattu par un missile iranien", a affirmé Justin Trudeau, Premier ministre du Canada. Le pays a perdu 63 ressortissants dans le crash.

L'Iran juge pour sa part "impossible" un tir de missile contre l'appareil ukrainien. C'est du moins ce qu'a affirmé un responsable de l'aviation civile iranienne, cité par l'agence Isna. Les USA seraient quant à eux convaincus du contraire.

Hier, la Chambre des communes du Royaume-Uni a pour sa part approuvé le texte transposant dans le droit britannique l'accord de retrait de l'Union européenne négocié par Boris Johnson.

Boeing. L'image de Boeing et de son 737 MAX ne devrait pas s'arranger avec les dernières révélations en provenance des Etats-Unis. Des documents envoyés il y a quelques semaines par l'avionneur aux législateurs et à la FAA ont en effet été rendus public. Ils font état d'un profond malaise des salariés à l'égard du 737 Max et de problèmes dans les simulateurs de vol utilisés pour former les pilotes sur le nouvel avion. "Cet avion est conçu par des clowns, qui à leur tour sont supervisés par des singes", peut-on par exemple lire dans un message adressé par un salarié à ses collègues en 2016.

"Ces nouveaux courriels sont incroyablement accablants", a déclaré Peter DeFazio, un démocrate de l'Oregon qui préside un comité qui enquête sur Boeing et le Max. "Ils brossent un tableau profondément troublant des mesures que Boeing était apparemment prêt à prendre pour échapper à l'examen des organismes de réglementation, aux équipages et au public, alors même que ses propres employés sonnaient l'alarme en interne". D'autres déclarations apparaissent clairement abasourdissantes pour Boeing : "Je serai choqué si la FAA passe cette merde" ; "C'est une blague. Cet avion est ridicule" ; "Mettriez-vous votre famille à bord d'un avion testé sur simulateur MAX ? Non, je ne le ferais pas".

"Nous regrettons le contenu de ces communications et nous nous excusons auprès de la FAA, du Congrès, de nos clients et du public voyageur", a indiqué la société basée à Chicago dans un communiqué.

Boeing a par ailleurs affirmé qu'il recommanderait la formation des pilotes sur simulateur avant que le 737 Max ne puisse reprendre du service, une volte-face par rapport à sa position antérieure, et qui promet de faire grimper les coûts pour le groupe et ses compagnies clientes. La FAA a pour sa part jugé "décevant" "le ton et le contenu" de certains de ces messages, tout en expliquant qu'ils ne suscitaient pas de nouvelles craintes concernant la sécurité des appareils.

GrubHub décroche de 8% avant bourse à Wall Street, la start-up de livraison de repas et produits frais ayant indiqué qu'elle n'étudiait aucune cession potentielle. La firme a ainsi démenti les récentes rumeurs de presse selon lesquelles elle pourrait intéresser le colosse de la grande distribution Walmart ou d'autres détaillants.

Eli Lilly, laboratoire pharmaceutique d'Indianapolis, a annoncé aujourd'hui le rachat de Dermira, spécialiste de la dermatologie, pour un montant voisin de 1,1 milliard de dollars en numéraire. Le prix d'achat se situe à 18,75$ par action Dermira, soit une prime de 2% sur le dernier cours de clôture. Le titre avait plus que doublé en un mois.

Apple reste sur sa lancée et gagne encore 1% en pré-séance à près de 312$ pour une capitalisation boursière vertigineuse de 1.370 milliards de dollars. La firme de recherche Credit Suisse, 'neutre' sur la valeur du Californien de Cupertino, a rehaussé son objectif de cours à 275 dollars. Bernstein vient pour sa part de confirmer son avis à 'performance de marché' et son objectif de 300$, tandis que Jefferies et Wedbush, acheteurs, ont fixé leurs cibles à 350$.

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