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Wall Street progresse malgré Oracle, avant une nouvelle série de 'stats'

Wall Street progresse malgré Oracle, avant une nouvelle série de 'stats'

La cote américaine est attendue en progression en pré-séance ce vendredi

Wall Street progresse malgré Oracle, avant une nouvelle série de 'stats'
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine est attendue en progression en pré-séance ce vendredi, suite au vote du report du Brexit et malgré des chiffres mitigés d'Oracle ou d'Adobe. Le S&P500 est attendu en hausse de 0,3%, alors que le Nasdaq prend 0,4% avant bourse.

Attention aux sorcières

Cette journée des 'quatre sorcières' pourrait toutefois être marquée par une certaine volatilité. Cet événement boursier, qui intervient 4 fois par an (le 3ème vendredi de chaque trimestre) correspond à l'arrivée à échéance simultanée de 4 types de contrats : les options sur indices et sur actions, ainsi que les contrats à terme sur les indices et les actions.

Sur le marché des changes, l'indice dollar, qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de devises, se tasse de 0,2% à 96,6. Sur le segment des matières premières, le baril de brut WTI progresse de 0,2% à 58,7$ sur le Nymex.

Série de statistiques

Dans l'actualité économique, l'indice Empire State de la Fed de New York pour le mois de mars 2019 sera communiqué à 13h30 (consensus 10). Les chiffres de la production industrielle pour le mois de février seront quant à eux dévoilés à 14h15 (consensus +0,4% en comparaison du mois antérieur, +0,4% pour la production manufacturière et 78,5% de taux d'utilisation des capacités). L'indice (préliminaire) du sentiment des consommateurs américains pour le mois de mars sera révélé à 15h (consensus 95,2). Enfin, le rapport JOLTS du Département au travail concernant les ouvertures de postes pour le mois de janvier aux USA sera annoncé à la même heure (consensus 7,2 millions d'unités).

Trump fidèle au poste

Le président américain Donald Trump demeure quant à lui très remonté contre les Démocrates (et certains sénateurs républicains), au sujet du vote d'hier relatif à la sécurité aux frontières et de sa déclaration d'urgence nationale. Le Sénat américain a donc bloqué hier le financement d'urgence du fameux mur de Trump à la frontière avec le Mexique, 12 sénateurs républicains s'étant au passage opposés au leader de la Maison Blanche. Comme prévu, Trump va utiliser son veto pour la première fois de son mandat afin d'obtenir satisfaction. Il l'a confirmé d'ailleurs hier sur Twitter.

Concernant cette fois la guerre commerciale sino-américaine, Trump a laissé entendre qu'il faudrait encore attendre 3 à 4 semaines avant de savoir si un accord commercial global était possible avec la Chine. "On aura des nouvelles sur la Chine. On saura probablement dans les trois ou quatre prochaines semaines", a affirmé le président américain lors d'un événement à la Maison Blanche. Le président américain a glissé par ailleurs que Pékin demeurait "très responsable et raisonnable". Quoi qu'il en soit, il semble désormais impossible qu'un sommet ait lieu ce mois, réunissant Trump et son homologue chinois Xi Jinping, comme cela avait pu être précédemment évoqué... Alors que les députés britanniques viennent de voter le report du Brexit au 30 juin, Trump voit une belle opportunité d'accord commercial avec son partenaire anglais. "Mon administration se réjouit à l'idée de négocier un accord commercial à grande échelle avec le Royaume-Uni. Le potentiel est illimité!"

Les valeurs

Oracle fléchissait hier soir de 3% après bourse à Wall Street. Le géant américain des logiciels d'entreprises a surtout déçu par ses prévisions financières pour le quatrième trimestre fiscal, tablant sur des revenus stables ou en baisse (jusqu'à -2%), ce qui se traduirait par un niveau de 11,2 milliards de dollars en milieu de fourchette. D'après Safra Catz, directrice générale du groupe, le renforcement du dollar devrait largement peser.

Pour le troisième trimestre, les revenus totaux ont décliné de près de 1% à 9,6 milliards de dollars, en ligne avec le consensus des analystes, pour un bénéfice ajusté par action de 87 cents à comparer à un consensus de 84 cents. Le bénéfice net s'est élevé à 2,75 milliards de dollars et 76 cents par action sur ce trimestre clos fin février, contre une perte de 4 Mds$ et 98 cents par action un an avant - avec l'impact de la réforme fiscale aux Etats-Unis. Les revenus de services cloud et support licence ont augmenté de 1% à 6,7 Mds$. Dans l'ensemble, la transition vers les services cloud se déroule bien, mais les opérateurs font donc la fine bouche et préfèrent sanctionner des prévisions un peu courtes.

Facebook a cédé 2% à 170$ hier soir à la Bourse de New York, affecté par une panne géante, mercredi, des réseaux sociaux gérés par le groupe. Sans lien apparent avec cette panne, deux dirigeants du groupe, Chris Cox et et Chris Daniels, ont annoncé séparément jeudi qu'ils quittaient l'entreprise. Le titre a aussi été plombé par de nouvelles révélations du 'New York Times' affirmant qu'une enquête pénale a été ouverte concernant l'usage des données personnelles des utilisateurs du réseau social.

Chris Cox, considéré comme l'un des plus proches collaborateurs du PDG Mark Zuckerberg, a été l'un des tout premiers ingénieurs de Facebook à son arrivée dans l'entreprise, en 2005. Il a notamment contribué à concevoir le fil d'actualités, qui est depuis devenu l'une des fonctionnalités centrales du réseau social. La raison de son départ n'a pas été précisée. Chris Daniels, le directeur de WhatsApp, était aux commandes du service de messagerie depuis le départ de ses deux fondateurs, Jan Koum et Brian Acton, respectivement en 2018 et en 2017.

Ces départs interviennent au même moment qu'un nouveau rebondissement judiciaire, concernant l'utilisation des données personnelle des utilisateurs de Facebook. Le 'New York Times' a affirmé jeudi qu'une enquête pénale a été ouverte mercredi soir contre Facebook concernant les contrats passés avec des grands groupes technologiques qui ont pu avoir accès aux données personnelles des utilisateurs de Facebook.

Boeing. Après avoir recommandé la suspension de l'ensemble de la flotte de B-737 MAX dans le monde, Boeing a en outre cessé temporairement ses livraisons de ce modèle, impliqué dans deux accidents ces 5 derniers mois. Le titre a abandonné plus de 12% depuis le crash, dimanche, du B-737 MAX 8 d'Ethiopian Airlines, qui a fait 157 morts. Le groupe a indiqué avoir recommandé par précaution la suspension à titre temporaire de l'exploitation de l'ensemble de la flotte, à savoir 371 appareils de ce type, en attendant d'en savoir davantage sur les causes du crash.

Adobe a publié ses résultats du premier trimestre fiscal. Les revenus sont de 2,60 Mds$, contre 2,08 Mds$ un an avant. Les bénéfices s'affichent à 674 M$ (1,36$ par action), contre 583 M$ (1,17$ par action) un an plus tôt. Le bpa non-GAAP ressort à 1,71$. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 1,62$, pour des revenus de 2,55 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise des revenus d'environ 11,15 Mds$, pour un bpa de 7,8$. Sur le T2 fiscal, les revenus sont attendus à 2,7 Mds$ (contre 2,72 Mds$ de consensus), pour un bpa de 1,77$ (contre 1,88$ de consensus).

Jabil a annoncé ses résultats du deuxième trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 67,4 M$ (0,43$ par action), contre 37,3 M$ (0,21$ par action) un an avant. Le bpa non-GAAP s'affiche à 0,64$. Les ventes ressortent à 6,07 Mds$, contre 5,3 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 0,61$, pour des revenus de 6,1 Mds$. Sur le T3 fiscal, le groupe vise des ventes comprises entre 5,7 Mds$ et 6,3 Mds$, pour un bpa entre 0,47 et 0,67$.

Broadcom a présenté ses résultats du premier trimestre fiscal. Les revenus montent de 8,7% en glissement annuel, à 5,79 Mds$. Le résultat net s'élève à 471 M$ (1,12$ par action), contre 6,23 Mds$ (14,62$ par action) un an avant. Le bpa non-GAAP ressort à 5,55$, contre 5,12$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 5,23$, pour des revenus de 5,8 Mds$. Sur l'exercice, le groupe vise des revenus de 24,5 Mds$.

Tesla a présenté hier à Hawthorne - près de Los Angeles - son tant attendu SUV compact Model Y. Il s'agira du cinquième modèle commercialisé par le groupe pour les particuliers, après le Roadster, les Model S et X et le Model 3. Ce Model Y sera un peu plus cher que le Model 3 (à partir de 39.000$ - contre un prix de base récemment ramené à 35.000$ sur le Model 3 'grand public').

Le Model Y, même s'il est un tantinet plus cher que le Model 3, constitue quoi qu'il en soit la seconde tentative de percée du groupe d'Elon Musk sur le marché automobile grand public. Les prix demeurent en effet tout à fait abordables pour ce style de véhicule. Une version de 300 miles d'autonomie sera proposée pour 47.000$, alors qu'une version standard pourrait être écoulée en 2021 à un prix de 39.000$ pour une autonomie de 230 miles. Les véhicules pourront être configurés en 7 places pour un prix additionnel de 3.000$ (cette option ne sera toutefois probablement disponible qu'en 2021).

La version 'long range', ainsi que la version 4 roues motrices 'dual motor AWD' (51.000$), devraient être proposées à l'automne 2020, avec une version 'performance' particulièrement rapide (60.000$). La Model Y 'performance' pourra aller de 0 à 60 mph en 3,5 secondes et monter jusqu'à 240 km/h.

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