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Wall Street progresse avant un rapport crucial sur l'emploi

Wall Street progresse avant un rapport crucial sur l'emploi

Le rapport sur la situation de l'emploi aux USA surveillé de près

Wall Street progresse avant un rapport crucial sur l'emploi
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine est attendue encore dans le vert avant bourse ce vendredi, selon les indications de pré-séance. Le S&P500 prend ainsi 0,3%. Le Nasdaq affiche un gain comparable. Hier soir, aidée par quelques espoirs commerciaux concernant en particulier les négociations entre les Etats-Unis et le Mexique, la cote américaine avait progressé assez nettement (+0,71% sur le DJIA et +0,53% sur le Nasdaq).

Sur le marché des changes, l'indice dollar s'affiche actuellement en timide hausse à 97,1. Du côté des matières premières, le baril de brut WTI remonte de 1,1% à 53,2$, alors que le Brent de la mer du Nord grimpe de 1,3% à 62,4$. Un haut responsable saoudien a déclaré que l'OPEP+ allait prolonger son accord de coupe de la production au second semestre. Celui-ci impose de réduire la production cumulée de l'alliance de 1,2 million de barils par jour... "Il y a un alignement presque complet entre les deux ministères", a déclaré le ministre saoudien de l'énergie Khalid Al-Falih lors d'un panel du Forum économique international à Saint-Pétersbourg. "Nous constatons l'émergence d'un consensus sur la nécessité de poursuivre le régime de gestion de l'offre que nous avons établi avec l'OPEP+, et en particulier avec la Russie". Le ministre du pétrole irakien a tenu des propos allant dans le même sens.

Dans l'actualité économique aux Etats-Unis ce jour, les opérateurs suivront surtout le rapport mensuel du Département au Travail concernant la situation de l'emploi pour le mois de mai 2019 (consensus 180.000 créations de postes non-agricoles dont 173.000 dans le privé, taux de chômage attendu à 3,7%).

Rappelons que d'après la dernière étude de la firme Challenger sur le sujet publiée hier, les annonces de licenciements des entreprises aux Etats-Unis pour le mois de mai 2019 sont remontées. Elles concernent en effet un total de 58.577 postes, contre 40.023 en avril. A ce stade de l'année, les employeurs ont annoncé les suppressions de 289.010 postes, ce qui représente une croissance de 39% en comparaison de l'année antérieure.

Le rapport d'ADP sur l'emploi privé américain publié plus tôt cette semaine avait par ailleurs refroidi les marchés. Les créations d'emplois dans le secteur privé non-agricole américain pour le mois de mai 2019 étaient ressorties en effet extrêmement faibles, au nombre de 27.000, contre un consensus de place de 175.000 et un niveau révisé - en légère baisse - à 271.000 pour le mois d'avril 2019.

Les stocks et ventes de grossistes aux USA pour le mois d'avril 2019 seront communiqués à 16h (consensus +0,3% pour les stocks). Les chiffres du crédit à la consommation du mois d'avril seront révélés à 21h (consensus +13 Mds$).

Les marchés misent par ailleurs sur une souplesse durable des banques centrales. Les opérateurs espèrent ainsi plusieurs baisses de taux de la Fed cette année... Selon l'outil FedWatch du CME Group, le taux des fonds fédéraux, actuellement logé entre 2,25% et 2,50%, devrait régresser d'ici la fin de l'année. La probabilité d'un taux compris entre 2% et 2,25% (baisse des taux d'un quart de point) d'ici la réunion FOMC du 11 décembre (dernière de l'année) est actuellement de 14,1%, contre 32,5% pour la probabilité d'une fourchette de 1,75-2% (baisse d'un demi-point) et 33,6% pour une fourchette 1,50-1,75% (baisse de trois quarts de point). La probabilité attribuée à une fourchette de 1,25-1,5% est de 15,3% (baisse des taux d'un point d'ici la fin de l'année).

Sur le front commercial, Donald Trump a constaté des progrès avec le Mexique, sans accord pour l'heure avant la mise en application lundi des tarifs douaniers portant sur les importations de produits mexicains. Sans accord, Trump rappelle que des 'tarifs' au niveau de 5% seront donc mis en place lundi, avec des augmentations mensuelles comme attendu. "Plus hauts seront les Tarifs, plus élevé sera le nombre de compagnies retournant aux USA!", a lancé hier sur Twitter le président américain. Trump a également réitéré sa menace de taxer au moins 300 milliards de dollars supplémentaires d'importations chinoises, tout en affirmant que la Chine désirerait un accord, comme le Mexique...

Lors de la réunion qui s'est tenue hier à Vilnius, le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a pris des décisions de politique monétaire conformes aux attentes de marché. Le taux d'intérêt des opérations principales de refinancement ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureront inchangés, à respectivement 0,00%, 0,25% et -0,40%. Le Conseil des gouverneurs prévoit désormais que les taux d'intérêt directeurs de la BCE resteront à leurs niveaux actuels au moins jusqu'au premier semestre 2020 et, en tout cas, "aussi longtemps que nécessaire pour assurer la poursuite de la convergence durable de l'inflation vers des niveaux inférieurs à, mais proches de 2% à moyen terme".

Le Conseil des gouverneurs entend par ailleurs poursuivre les réinvestissements, en totalité, des remboursements au titre du principal des titres arrivant à échéance acquis dans le cadre du programme d'achats d'actifs ('asset purchase programme', APP) pendant une période prolongée après la date à laquelle il commencera à relever les taux d'intérêt directeurs de la BCE et "aussi longtemps que nécessaire pour maintenir des conditions de liquidité favorables et un degré élevé de soutien monétaire".

Enfin, s'agissant des modalités de la nouvelle série d'opérations trimestrielles de refinancement à plus long terme ciblées ('targeted longer-term refinancing operations', TLTRO III), le Conseil des gouverneurs a décidé que le taux d'intérêt de chaque opération allait être supérieur de 10 points de base au taux moyen appliqué aux opérations principales de refinancement de l'Eurosystème sur la durée de chaque TLTRO. Pour les banques dont les prêts nets éligibles dépassent une valeur de référence, le taux appliqué aux TLTRO III sera plus bas et pourra être aussi bas que le taux d'intérêt moyen de la facilité de dépôt sur la durée de l'opération, majoré de 10 points de base.

Le patron de la BCE, Mario Draghi, a profité par ailleurs de l'occasion pour fournir au marché les nouvelles prévisions économiques de l'Institution. Du côté de l'activité, la BCE anticipe désormais une hausse du PIB de 1,2% cette année (contre 1,1% en mars) et de 1,4% en 2020 et 2021, contre respectivement 1,6% et 1,5% prévu précédemment. Concernant l'évolution des prix, la BCE voit désormais l'inflation atteindre 1,3% en 2019 (contre 1,2% anticipé précédemment), avant une accélération à 1,4% en 2020 (contre 1,5%) et à 1,6% en 2021. Mario Draghi précise que l'inflation globale va probablement fléchir dans les mois à venir avant de repartir vers la fin de l'année. Les mesures d'inflation sous-jacentes restent relativement modérées mais les tensions sur la main d'oeuvre se manifestent. Le patron de la BCE apparaît toutefois confiant. Les risques pesant sur les perspectives de croissance restent orientés à la baisse du fait de la présence prolongée d'incertitudes liées notamment à la hausse du protectionnisme, au Brexit et à la vulnérabilité des marchés émergents, souligne le patron de la BCE.

En outre, le dirigeant répète que l'Institution est déterminée à agir en cas d'événements défavorables même si à l'heure actuelle il n'y a pas de détérioration nette des indicateurs économiques. Ainsi, un degré élevé de soutien monétaire reste nécessaire pour assurer la convergence durable de l'inflation vers des niveaux inférieurs mais proches de 2% à moyen terme... Draghi affirme par ailleurs que certains membres du Conseil ont évoqué la possibilité de nouvelles baisses de taux, d'une extension de la 'forward guidance' mais aussi l'achat de nouveaux actifs.

Guess a limité ses pertes sur le trimestre clos, mais ses revenus sont ressortis un peu courts. Pour le premier trimestre fiscal, le groupe de mode a annoncé des revenus en augmentation de 3% à 537 M$ (+8% à devises constantes). La perte nette est ressortie à 21 M$ soit 27 cents par titre, contre 18 M$ un an avant. La perte ajustée par action s'est élevée à 25 cents, contre -26 cents de consensus.

Barnes & Noble, dont le cours s'était envolé hier soir de 30% sur la cote américaine suite aux rumeurs relayées par le Wall Street Journal, a confirmé son rachat par le fonds spéculatif Elliott Management dans le cadre d'une opération de 683 millions de dollars dette comprise. Le titre grimpe encore de 10% en pré-séance, s'alignant sur l'offre d'Elliott qui propose de reprendre le libraire pour 6,50$ par titre en cash.

Alphabet a prévenu que le maintien sur liste noire aux USA du Chinois Huawei pouvait en fait compromettre la sécurité nationale en incitant le groupe asiatique à développer une version d'Android vulnérable au piratage. C'est du moins ce qu'affirme le Financial Times. Facebook, pour sa part, ne permet plus au Chinois de préinstaller son service sur ses smartphones, a affirmé à Reuters le réseau social de Menlo Park. Cependant, les utilisateurs déjà équipés d'un téléphone Huawei pourront toujours utiliser les applications du réseau social.

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