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Wall Street progresse avant le discours de Jerome Powell

Wall Street progresse avant le discours de Jerome Powell

La cote américaine prend pour l'heure le chemin de la hausse avant bourse ce vendredi

Wall Street progresse avant le discours de Jerome Powell
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine prend pour l'heure le chemin de la hausse avant bourse ce vendredi. L'indice large S&P500 gagne 0,3%. Le DJIA et le Nasdaq affichent des progressions comparables en pré-séance, alors que Wall Street avait terminé hier la journée en ordre dispersé, suite aux derniers tweets de Trump et aux nouvelles venues d'Allemagne tempérant les ardeurs des opérateurs concernant l'hypothétique plan de relance local.

Sur le front économique outre-Atlantique ce jour, les ventes de logements neufs du mois de juillet 2019 seront publiées à 16h par le Département américain au Commerce (consensus 645.000 contre 646.000 un mois avant).

Cette statistique devrait néanmoins être éclipsée par le très attendu discours de Jerome Powell à Jackson Hole, qui débute à la même heure. Le symposium, qui a débuté hier et dure trois jours, réunit les grands argentiers mondiaux dans le Wyoming. Il porte cette année sur 'les challenges de politique monétaire'.

L'intervention de Powell est jugée déterminante et les termes employés auront toute leur importance, alors que les Minutes de la dernière réunion monétaire de la Fed - celle des 30 et 31 juillet - publiées avant-hier soir n'ont quant à elles pas révélé de surprise. La Réserve Fédérale, tant critiquée par Donald Trump, avait alors réduit finalement d'un quart de point ses taux, les ramenant dans une fourchette de 2-2,25%, certains membres ayant tout de même discuté de la possibilité d'une baisse plus importante.

Il s'agira pour Powell de nuancer son propos à l'extrême. Les marchés veulent entendre que les taux devraient continuer à baisse, sans pour autant que le président de la Fed n'adopte de posture outrageusement souple qui créerait alors l'inquiétude.

Sur Twitter hier encore, le président américain Donald Trump maintenait la pression. "L'Allemagne vend des obligations à 30 ans offrant des rendements négatifs. L'Allemagne est en concurrence avec les Etats-Unis. Notre Réserve Fédérale ne nous permet pas de faire ce que nous devons. Ils nous ont désavantagés par rapport à nos concurrents. Dollar fort, pas d'inflation! Ils bougent comme des sables mouvants. Combattez ou rentrez chez vous!"

Dans un autre tweet, Trump s'indignait encore : "L'Économie va très bien. La Réserve Fédérale peut facilement en faire un Record! La question qui se pose est la suivante: pourquoi payons-nous beaucoup plus d'intérêts que l'Allemagne et que certains autres pays? Soyez en avance (pour changer), pas en retard. Laissez l'Amérique gagner gros, plutôt que de simplement gagner!"

Selon l'outil FedWatch du CME Group, il est extrêmement probable (à 89% pour être précis) que la Fed procède à une nouvelle baisse des taux d'un quart de point, réduisant ainsi la fourchette à 1,75-2% le 18 septembre à l'issue de sa prochaine réunion. La probabilité d'un statu quo est très faible, à 11% environ. Elle est tout de même remontée quelque peu ces derniers jours suite aux statistiques américaines globalement satisfaisantes.

Évidemment, cet assouplissement potentiel d'un quart de point demeurera insuffisant pour Trump, qui taclait cette semaine encore la Fed et Jerome Powell, "un golfeur sans toucher", incapable de faire un putt...

Notons que le compte rendu de la dernière réunion de la BCE a été publié hier. Globalement, les responsables de la Banque centrale européenne se sont accordés sur l'idée d'une politique accommodante durable, les nouvelles actions possibles incluant baisse des taux et rachats d'actifs. Dans ses minutes, la BCE évoque "une combinaison d'instruments avec d'importantes complémentarités et synergies". La Banque centrale européenne pourrait apporter un soutien plus fort au secteur bancaire par un amortissement des effets d'un taux de dépôt négatif...

Les dernières nouvelles du conflit commercial sino-américain sont un peu plus rassurantes. L'équipementier télécom chinois Huawei a affirmé que ses activités avaient moins souffert qu'attendu des restrictions de l'administration Trump. Le groupe se dit totalement prêt à travailler dans un contexte de sanctions américaines. Il y a quelques jours, Washington avait accordé un nouveau sursis de 90 jours au groupe chinois, lui permettant de commercer avec des entreprises américaines.

Les publications d'entreprises sont assez rares à Wall Street ce jour, au lendemain des comptes solides de Salesforce.com et de ceux, décevants, de HP Inc. Foot Locker publiera tout de même avant bourse.

Hasbro, géant américain du jouet, est par ailleurs sur le point d'acquérir le Britannique Entertainment One (eOne) pour un montant voisin de quatre milliards de dollars. L'Américain récupèrerait ainsi des marques telles que Peppa Pig ou Pyjamasques. Hasbro payerait 5,6 livres par titre eOne, une prime de 26% sur les cours d'hier. L'opération serait financée par trésorerie et endettement.

©2019,

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