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Wall Street fléchit, la guerre commerciale pèse

Wall Street fléchit, la guerre commerciale pèse

La cote américaine recule avant bourse ce vendredi, le S&P500 abandonnant 0,3% et le Nasdaq 0,8%

Wall Street fléchit, la guerre commerciale pèse
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine recule avant bourse ce vendredi, le S&P500 abandonnant 0,3% et le Nasdaq 0,8%, avec l'impact de la guerre commerciale et un avertissement de Broadcom pesant sur les valeurs dites technologiques. Les derniers indicateurs chinois confirment l'impact de l'affrontement commercial durant depuis plusieurs mois avec les Etats-Unis.

Ainsi, la progression de la production industrielle chinoise est ressortie au plus bas de 17 ans au mois de mai. Cette production industrielle a augmenté de 5% annuellement en mai, si l'on en croit le Bureau national de la statistique ce jour. Le consensus mesuré par Reuters était de +5,5%...

Dans le même temps, Walmart, Target et des centaines d'autres firmes ont demandé à Donald Trump d'arrêter cette guerre commerciale et de trouver un accord avec la Chine. Ainsi, Plusieurs centaines d'entreprises et d'associations ont signé une lettre au président américain signifiant leur inquiétude et lui demandant de mettre un terme à l'escalade des 'tarifs' douaniers...

Sur le front économique aux USA ce jour, les ventes de détail du mois de mai seront communiquées à 14h30 (consensus +0,7% en comparaison du mois antérieur, +0,4% hors automobile et +0,4% hors automobile et essence).

La production industrielle du mois de mai sera révélée à 15h15 par la Fed (consensus +0,2% par rapport au mois d'avril, +0,2% pour la production manufacturière et 78% de taux d'utilisation des capacités).

Les stocks et ventes des entreprises pour le mois d'avril seront annoncés à 16h (consensus +0,5% pour les stocks en comparaison du mois antérieur).

L'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains pour le mois de juin 2019, mesuré par l'Université du Michigan, sera communiqué à la même heure (consensus 98,4).

Hier, la cote américaine s'était appréciée (+0,4% sur le DJIA et +0,6% sur le Nasdaq), soutenue essentiellement par les espoirs monétaires et la reprise des prix du pétrole suite aux attaques visant des pétroliers près du détroit d'Ormuz. Téhéran a rejeté les accusations américaines à ce sujet, niant toute responsabilité. Sur le Nymex américain ce jour, le baril de brut WTI consolide de 0,6% à 51,9$. Le Brent de la mer du Nord rend 0,5% à 61$ le baril...

Broadcom a prévenu d'un important ralentissement de la demande, du fait des tensions commerciales actuelles et de l'interdiction US frappant le géant chinois des équipements télécoms Huawei Technologies. De ce fait, Broadcom, victime de la demande 'semi' défaillante, vient d'amputer de 2 milliards de dollars sa guidance de revenus pour l'exercice 2019 fournie il y a seulement trois mois. "Nos clients réduisent activement leurs niveaux de stocks, et nous adoptons une posture conservatrice pour le reste de l'année", affirme le directeur général Hock Tan. Le concepteur de 'puces' de communication a donc ramené son objectif annuel de chiffre d'affaires à 22,5 milliards de dollars.

Walt Disney a bondi hier de plus de 4% à Wall Street, propulsée par une note de Morgan Stanley, qui a revu à la hausse son objectif de cours, en tablant sur le succès du nouveau service de vidéo en streaming Disney+. L'analyste de Morgan Stanley, Benjamin Swinburne, a estimé que les abonnements au nouveau service de streaming Disney+, qui devrait être officiellement lancé le 12 novembre aux Etats-Unis, devraient augmenter à un rythme plus important que précédemment estimé. Il table désormais sur 130 millions d'abonnés dans le monde en 2024, compte-tenu de l'importance du catalogue de films et séries proposé par le groupe. Swinburne a confirmé sa recommandation de 'surpondérer' le titre Disney et à relevé son objectif de cours de 135$ à 160$.

Tesla. Les autorités américaines ont refusé au groupe d'Elon Musk des exemptions sur les droits de douane affectant des équipements chinois composant ses voitures. En revanche, les spécialistes de Berenberg, cités par Reuters, estimant surfaites les craintes du marché concernant la demande en véhicules Tesla. Dans le scénario 'rose' du broker, le titre pourrait valoir nettement plus que 500$.

FedEx. La Chine enquêterait désormais officiellement sur FedEx, afin de savoir si l'Américain a porté atteinte aux droits et intérêts de ses clients. L'agence de presse officielle Chine nouvelle avait déjà indiqué il y a quelques jours ce risque d'enquête. Huawei, géant chinois des équipements télécoms, avait affirmé il y a une semaine à Reuters qu'il était en train de revoir sa relation avec FedEx, estimant que celui-ci avait détourné vers les Etats-Unis deux colis destinés à Huawei en Asie et qu'il avait tenté d'en rediriger deux autres.

©2019,

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