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Wall Street en progression, optimisme sans faille ?

Wall Street en progression, optimisme sans faille ?

Wall Street gagne encore du terrain avant bourse ce mardi, toujours soutenu par les espoirs de reprise économique...

Wall Street en progression, optimisme sans faille ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street gagne encore du terrain avant bourse ce mardi, toujours soutenu par les espoirs de reprise économique. Le S&P500 est attendu en hausse de 0,6% et le Nasdaq en progression de 0,6% lui aussi. Le baril de brut WTI avance de 3% sur les 36$ sur le Nymex, tandis que le Brent gagne 2,7% à plus de 39$ dans l'attente d'une prolongation des réductions de production par l'Opep et ses partenaires, qui tiendront sans doute une réunion jeudi.. L'once d'or consolide marginalement sous les 1.750$. Il n'y aura pas de statistique économique outre-Atlantique ce jour.

Les opérateurs préfèrent donc ignorer une fois encore les aspects négatifs, comme les tensions récurrentes entre Washington et Pékin ou le vif mouvement de protestation aux USA. La Chine aurait pourtant demandé à ses entreprises publiques d'arrêter les importations de soja et de porc américains. Par ailleurs, des manifestations frappent les principales villes des Etats-Unis depuis la mort d'un homme afro-américain lors de son interpellation par la police. Trump s'est même dit prêt à déployer l'armée face aux violences qui ont éclaté dans plusieurs villes, dont Los Angeles et New York.

Alors que l'épidémie de Covid-19 semble ralentir dans plusieurs régions du globe, d'autres restent extrêmement touchées comme le Brésil - où le bilan approche des 30.000 décès. Le Mexique a franchi la barre des 10.000 morts. La Chine a fait pour sa part état de cinq nouveaux cas d'infection. L'Allemagne a rapporté plus de 182.000 cas confirmés... Au niveau mondial, l'Université Johns Hopkins fait état de 6,27 millions de cas recensés depuis le début de l'épidémie du nouveau coronavirus, dont plus de 1,81 million aux Etats-Unis, plus de 526 milliers au Brésil et plus de 414 milliers en Russie. Le Royaume-Uni pointe en quatrième position avec 278 milliers de cas.

Depuis le début de l'épidémie, près de 376 milliers de morts ont été recensés au niveau mondial, dont plus de 105.000 aux USA, plus de 39.000 au Royaume-Uni et plus de 33.000 en Italie. Concernant le Royaume-Uni, un autre bilan provenant de Reuters fait même état de plus de 49.000 décès. Ce décompte est basé sur les données provisoires publiées mardi par le bureau national des statistiques (ONS).

A la clôture hier, l'indice Dow Jones a progressé de 0,36% à 25.475 points, tandis que l'indice large S&P 500 a gagné 0,38% à 3.055 pts et que le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a avancé de 0,66% à 9.552 pts. La semaine dernière, les trois indices américains avaient progressé respectivement de 3,7% pour le DJIA, 3% pour le S&P 500 et de 1,7% pour le Nasdaq. Lundi, la publication d'une série d'indicateurs d'activité économique aux Etats-Unis, en Europe et en Chine sont allés dans le sens d'une amélioration de la situation en mai alors que les mesures de déconfinement se multiplient dans le monde.

Les investisseurs semblent aussi avoir apprécié le fait que Goldman Sachs a amélioré son scénario du pire pour le S&P 500. Les analystes de la banque d'affaires américaine envisagent désormais un plus bas de 2.750 points à horizon de trois mois (-10% par rapport à ce lundi soir), alors qu'il visaient encore un point bas de 2.400 pts en mai (-21%). A moyen terme, GS reste cependant prudent et envisage un niveau de 3.000 pts pour la fin de l'année (-2%), compte-tenu des nombreux risques qui pèsent sur la reprise économique...

Les tensions sino-américaines restent en revanche élevées après que Donald Trump a annoncé vendredi entamer la procédure pour retirer à Hong Kong son statut économique spécial, ainsi que la suspension de visas pour certains ressortissants chinois et l'ouverture d'une enquête sur les sociétés chinoises cotées à Wall Street. Le président américain n'a toutefois pas dénoncé l'accord commercial conclu en janvier avec la Chine.

Cette approche graduée de Washington n'a pas empêché le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, de promettre une "ferme contre-attaque". Il a exhorté lundi les Etats-Unis à "immédiatement remédier à ces erreurs et à abandonner leur mentalité de guerre froide".

Selon des sources citées par l'agence 'Bloomberg', le gouvernement chinois a demandé aux entreprises chinoises de suspendre leurs achats de certains produits agricoles américains, notamment de soja, ce qui menace de remettre en cause l'accord de Phase 1. Cet accord prévoit en effet que Pékin achète pour 200 milliards de dollars supplémentaires de produits américains, dont des produits agricoles, dans les deux prochaines années.

La crise du coronavirus a rallumé les tensions commerciales et géopolitiques entre les deux plus grandes puissances économiques mondiales, Donald Trump accusant Pékin d'avoir mal géré la crise santaire et d'avoir ainsi laissé la pandémie se répandre dans le monde. La semaine dernière, la Chine a en outre provoqué la colère de Washington en reprenant en main le territoire autonome de Hong Kong, en y imposant la loi de sécurité nationale qui réduit les libertés politiques.

La Chine, qui accuse régulièrement Washington d'ingérence dans ses affaires intérieures, notamment sur les dossiers de Hong Kong ou des Ouïghours, a lancé lundi une pique contre la gestion par Washington de la crise sociale provoquée par la mort de George Floyd, un afro-Américain tué il y a une semaine par un policier à Minneapolis. Zhao Lijian a ainsi estimé que les troubles dans plusieurs villes américaines sont le signe de "la gravité du problème du racisme et de la violence policière aux Etats-Unis". "Pourquoi les Etats-Unis traitent-ils en héros les partisans de la violence et de la soi-disant indépendance de Hong Kong, tout en qualifiant ceux qui dénoncent le racisme d'émeutiers ?", s'est en outre interrogé le responsable chinois.

Les manifestations d'indignation après le décès de George Floyd se sont étendues depuis 6 jours à de nombreuses villes américaines. Dimanche, Donald Trump a même été contraint de trouver un abri dans le bunker de la Maison Blanche, les manifestants s'étant approchés de la Maison Blanche à Washington.

Les cours du pétrole ont fini en ordre dispersé hier. Des sources citées par 'Reuters' ont affirmé que la Russie et l'Opep étaient proches d'un accord pour prolonger leurs réductions de production de pétrole pendant un ou deux mois supplémentaires afin de soutenir les cours. L'Opep et ses alliés pourraient tenir leur prochaine réunion le 4 juin, et non les 9 et 10 juin comme initialement prévu.

Les valeurs

Seadrill, groupe norvégien de forage pétrolier en mer, a annoncé une dépréciation de 1,2 milliard de dollars sur la valeur de ses puits.

Moneygram flambe à Wall Street, alors que selon Bloomberg, Western Union aurait formulé une offre d'acquisition sur son rival dans les services de transfert d'argent.

Boeing entame une procédure d'arbitrage contre Embraer suite à l'échec des négociations sur le rachat de la division d'aviation civile du Brésilien pour 4,2 milliards de dollars.

Gilead Sciences met au point des modes d'administration plus faciles de son antiviral expérimental remdesivir contre le COVID-19, qui pourrait être utilisé hors des structures hospitalières.

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