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Wall Street de nouveau plombé par la guerre commerciale

Wall Street de nouveau plombé par la guerre commerciale

Wall Street fléchit prudemment avant bourse ce vendredi, au lendemain de nouveaux sommets du Nasdaq à 7...

Wall Street de nouveau plombé par la guerre commerciale
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Wall Street fléchit prudemment avant bourse ce vendredi, au lendemain de nouveaux sommets du Nasdaq à 7.761 pts. Les opérateurs redoublent de prudence, craignant l'affrontement commercial entre États-Unis et Chine. Le S&P500 est attendu en baisse de 0,4% en pré-séance, alors que le Nasdaq perd 0,2%.

Par ailleurs, les sorcières sont de sortie aujourd'hui à Wall Street. Quatre fois par an, les troisièmes vendredi de mars, juin, septembre et décembre, les options et les contrats à terme sur indices et actions arrivent à échéance. Traditionnellement, volumes et volatilité sont accentués...

Pékin pourrait dévoiler rapidement ses représailles, en cas d'annonce de nouveaux prélèvements sur les importations chinoises par l'administration Trump. Geng Shuang, porte-parole du Ministère chinois aux affaires étrangères, a ainsi assuré que la Chine "répondrait rapidement et prendrait les mesures adaptées pour protéger ses droits justes et légitimes", en cas de décisions jugées unilatérales et protectionnistes des USA... Le président américain Donald Trump doit donner plus tard ce jour des détails concernant une liste réduite de produits chinois dont les importations seraient plus lourdement taxées. La liste comprendrait 800 catégories de produits contre 1.300 auparavant, selon un officiel de l'administration américaine cité par l'agence Reuters. La liste initiale visait 50 Mds$ d'imports.

Washington aurait par ailleurs élaboré une liste additionnelle de prélèvements sur des produits représentant quant à eux... 100 Mds$, dans le cas où Pékin répliquerait aux premières annonces.

Les négociations au plus haut niveau entre États-Unis et Chine depuis plus d'un mois ne semblent donc guère avoir apaisé la situation, pas plus d'ailleurs que l'engagement antérieur de Pékin d'acheter 70 Mds$ de produits agricoles ou énergétiques américains additionnels.

Sur le front économique aux USA ce jour, l'indice manufacturier 'Empire State' de la Fed de New York pour le mois de juin 2018 sera communiqué à 14h30 (consensus 19,1).

La production industrielle du mois de mai sera dévoilée à 15h15 (consensus +0,1% en comparaison du mois antérieur ; +0,1% pour la production manufacturière ; 78% de taux d'utilisation des capacités).

Enfin, l'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains pour le mois de juin, mesuré par l'Université du Michigan, sera connu à 16 heures (consensus 98,5).

AT&T a enfin finalisé l'acquisition du colosse des médias Time Warner. L'opération se chiffre tout de même à 85 milliards de dollars, et même plus de 108 milliards de dollars en tenant compte de la dette assumée. L'opération avait été initialement annoncée en octobre 2016. Elle avait franchi en début de semaine une étape cruciale, en obtenant l'autorisation inconditionnelle d'un juge fédéral. AT&T, qui entendait boucler la fusion d'ici au 20 juin, a donc cette fois un peu d'avance ce jour.

Le juge Richard Leon avait plusieurs options dans cette affaire. Il pouvait bloquer la fusion comme le demandait le département de la justice, l'autoriser sans conditions ou encore l'autoriser avec des conditions (cessions...) Il a donc choisi mardi l'option la plus favorable aux entreprises concernées, en prenant le contrepied du gouvernement et de Donald Trump. Le Département américain de Justice ne s'est pas opposé toutefois à la décision du juge, permettant la finalisation du 'deal'. Notons que le gouvernement américain peut encore faire appel, y compris après consommation de la transaction. Donald Trump n'étant pas homme a baisser si facilement les bras, rien n'est donc encore totalement assuré.

AT&T, le premier câblo-opérateur américain et le deuxième opérateur mobile, avait lancé en octobre 2016 une offre de rachat de plus de 85 Mds$ sur Time Warner, propriétaire notamment de la chaîne 'HBO', des studios de cinéma Warner ou encore de la chaîne d'informations 'CNN'. L'objectif affiché de cette opération défensive est de contrer l'ascension rapide des nouveaux médias en streaming (Netflix, Google, Amazon...), qui laminent les marges des acteurs traditionnels de la TV par câble. Le nouvel ensemble devra par ailleurs gérer un endettement massif de plus de 180 milliards de dollars.

Qualcomm. Les régulateurs chinois ont approuvé l'acquisition programmée du Néerlandais NXP Semiconductors par l'Américain Qualcomm pour 44 milliards de dollars. C'est du moins ce qu'affirme le 'South China Morning Post', citant deux sources ayant connaissance de la question. Les régulateurs mondiaux auraient donc désormais tous approuvé le rapprochement.

Adobe Systems a dévoilé ses résultats du second trimestre fiscal 2018. Les revenus s'élèvent à 2,195 Mds$, en croissance de 24% en glissement annuel. Le bénéfice par action s'affiche à 1,33$, contre 0,75$ un an plus tôt. En non-GAAP, le bpa ressort à 1,66$, contre 1,02$ il y a un an. Le résultat net est ainsi de 663 M$, contre 374 M$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 1,54$, pour des revenus de 2,16 Mds$.

Jabil a présenté ses comptes du troisième trimestre fiscal. Les bénéfices sont de 42,5 M$ (0,25$ par action), contre une perte de 25,3 M$ (0,14$ par action) un an avant. En base ajustée, le bénéfice par action ressort à 0,46$, contre 0,31$ un an plus tôt. Les revenus s'élèvent à 5,44 Mds$, contre 4,49 Mds$ sur la même période de l'exercice précédent. Les analystes anticipaient en moyenne un bpa trimestriel de 0,45$, pour des ventes de 4,9 Mds$. Sur le quatrième trimestre fiscal, le groupe vise des revenus situés entre 5,2 et 5,6 Mds$, pour un bpa logé entre 0,56 et 0,80$.

Facebook. Elliot Schrage, stratège et communicant clé du réseau social de Menlo Park, a annoncé sa décision de quitter le groupe après plus d'une décennie de bons et loyaux services. Elliot Schrage avait été grandement sollicité ces derniers mois, en particulier après l'affaire Cambridge Analytica.

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