»
»
»
Consultation

Wall Street consolide après le sursaut, malgré le décollage de Netflix

Wall Street consolide après le sursaut, malgré le décollage de Netflix

La prudenve domine sur les marchés financiers américains

Wall Street consolide après le sursaut, malgré le décollage de Netflix
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine, qui s'était offert hier mardi un énorme rebond (+2,17% sur le DJIA et +2,89% sur le Nasdaq), après une belle série de publications financières trimestrielles et quelques statistiques favorables, consolide rapidement ce mercredi. Ainsi, le S&P500 est attendu en retrait de 0,3%, alors que le Nasdaq cède 0,4% en pré-séance.

Sur le marché des changes, le dollar remonte légèrement de 0,1% contre un panier de devises. Sur le Nymex, le baril de brut WTI (contrat de novembre) cède 0,5% à 71,6$. Le baril de Brent fléchit de 0,3% à 81,2$.

Abbott, M&T Bank, MGIC et US Bancorp, publient leurs comptes trimestriels avant bourse ce mercredi à Wall Street. Alcoa ou Steel Dynamics annoncent après la clôture, avec United Rentals ou Kinder Morgan.

Logement, pétrole et Fed

Sur le front économique outre-Atlantique ce jour, les mises en chantier de logements et permis de construire du mois de septembre 2018 seront communiqués à 14h30 (consensus 1,216 million d'unités pour les mises en chantier, 1,272 million pour les permis).

Le rapport hebdomadaire du Département américain à l'énergie concernant les stocks pétroliers domestiques, pour la semaine close au 12 octobre, sera révélé à 16h30 (consensus +1,6 million de barils pour les stocks de brut). Hier soir, l'American Petroleum Institute (API) avait fait état de stocks US de brut en baisse de 2,1 millions de barils pour la semaine passée, ainsi que de stocks d'essence en retrait de 3,4 millions de barils et de stocks de produits distillés en retrait marginal (-0,25 MB).

La Fed, 'plus grande menace' pour Trump

Les 'Minutes' de la dernière réunion monétaire de la Fed seront communiquées à 20h ce soir. Les opérateurs tenteront d'y déceler de nouveaux indices concernant le timing des futurs durcissements monétaires, alors que Donald Trump n'a eu de cesse ces derniers jours de tacler le Président de la Banque centrale américaine, Jerome Powell, et la digne institution monétaire. Poursuivant ses critiques, Trump a même qualifié cette semaine la Fed de "plus grande menace". Trump estime en effet que la Banque procède trop rapidement et remonte donc les taux trop vite. Le Président américain avait précédemment jugé que la Fed était "devenue folle".

La probabilité d'une nouvelle hausse des taux - la quatrième de l'année - à l'issue de la réunion monétaire du 19 décembre est actuellement très forte. Selon l'outil FedWatch du CME Group, la 'proba' d'un taux des fonds fédéraux logé entre 2,25 et 2,50% le 19 décembre serait ainsi de plus de 77%. Le tour de vis suivant interviendrait le 20 mars 2019 (probabilité de 52% d'un taux allant de 2,50 à 2,75% - et de 4% pour un taux de 2,75-3%).

Les valeurs à suivre

Netflix s'enflammait de 11% en post-séance à Wall Street hier soir, après une clôture en progression de 4% - et un gain de +78% à ce stade de l'année ! Le géant américain de la vidéo en streaming a fait nettement mieux que prévu sur le trimestre clos, atomisant par ailleurs le consensus de place en termes de croissance du nombre d'utilisateurs.

Le groupe revendique 7 millions de nouveaux utilisateurs abonnés à son service de streaming, sur la période allant de juillet à septembre. Wall Street ne tablait 'que' sur une hausse de 5 millions. Ainsi, la base de clientèle mondiale du groupe représente désormais 137 millions d'abonnés. L'évolution des abonnements de Netflix demeure le nerf de la guerre. Le titre avait d'ailleurs décroché, lors des précédentes publications, après l'annonce de chiffres décevants d'abonnements.

Sur le trimestre clos, les revenus du groupe ont totalisé 4 milliards de dollars, en ligne avec les attentes, contre 2,98 Mds$ un an avant. Le bénéfice net trimestriel s'est établi à 403 M$ soit 89 cents par titre, contre 130 M$ et 29 cents par action un an plus tôt. Le consensus était de 68 cents de bpa sur ce trimestre clos fin septembre. La marge opérationnelle 2018 est attendue dans le bas d'une fourchette allant de 10 à 11%.

IBM a annoncé hier soir ses résultats du troisième trimestre. Les revenus ont reculé à 18,76 Mds$, contre 19,15 Mds$ un an avant. Les revenus 'Strategic imperatives' sont ressortis à 39,5 Mds$ sur les douze derniers mois, en croissance de 13%. Les revenus Cloud des douze derniers mois se sont affichés à 19 Mds$, en hausse de 20%. Les profits sont ressortis à 2,69 Mds$, contre 2,73 Mds$ un an plus tôt. Le bénéfice par action s'est ainsi élevé à 2,94$, contre 2,92$ sur la même période, un an avant. Le bpa non-GAAP est ressorti à 3,42$, en progression de 5%. Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action ajusté de 3,40$, pour des revenus de 19,1 Mds$. Sur l'exercice, le groupe confirme son objectif de réaliser "au moins" 13,8$ de bpa non-GAAP.

Tesla a amplifié le rebond de Wall Street hier soir, s'envolant de 6,55% en clôture à 276,59$. L'accord scellé fin septembre entre le groupe, son patron Elon Musk et la Securities & Exchange Commission (SEC), a été en effet approuvé hier par la justice américaine. Le 'deal' conclu avec le gendarme boursier américain avait été soumis une semaine auparavant à la justice, conformément à la requête d'une juge fédérale. Alison Nathan avait laissé à Musk et à la SEC une semaine pour argumenter et justifier leur fameux accord du 29 septembre prévoyant que Tesla et son patron payent chacun une amende de 20 millions de dollars, que Musk abandonne son fauteuil de président, que le groupe nomme des administrateurs indépendants et... qu'il contrôle mieux les interventions de son leader - en particulier sur les médias sociaux.

L'accord met un terme à l'enquête de la SEC pour fraude. Alison Nathan, juge officiant au tribunal fédéral de Manhattan, avait donc demandé que lui soit remise par les parties une lettre commune expliquant en quoi l'arrangement était équitable et ne nuisait pas à l'intérêt général. Tesla, Musk et la SEC avaient rapidement soumis la fameuse lettre. La justice américaine n'a donc finalement pas trouvé à redire, face à cet accord et à ses justifications.

©2018-2019,

Nombre de caractères autorisé : 500

Déjà inscrit ? Connectez-vous

Pas encore inscrit? Inscrivez-vous en quelques secondes !

Partenaires de Boursier.com