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Wall Street conserve son avance de la veille

Wall Street conserve son avance de la veille

La cote américaine demeure solide avant bourse ce jeudi, le S&P500 s'affichant stable, contre un repli contenu de 0,4% sur le Nasdaq avec les attaques...

Wall Street conserve son avance de la veille
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La cote américaine demeure solide avant bourse ce jeudi, le S&P500 s'affichant stable, contre un repli contenu de 0,4% sur le Nasdaq avec les attaques de Trump concernant les réseaux sociaux. Le Dow Jones est attendu en hausse de 0,3%. Le baril de brut WTI perd 3,3% sur le Nymex à 31,7$.

Les opérateurs misent donc résolument sur une reprise économique assez forte avec les déconfinements progressifs, malgré le risque de seconde vague ou les tensions entre Washington et Pékin.

Pourtant, le parlement chinois a approuvé à une très large majorité le projet de loi sur la sécurité nationale visant Hong Kong, projet qui suscite la contestation et alimente par ailleurs les tensions avec Washington, Trump ayant promis une réaction. Avant ce vote, le chef de la diplomatie américaine avait affirmé que Hong Kong ne pouvait plus prétendre à un traitement spécifique de la part des Etats-Unis en matière commerciale.

De plus, les valeurs technologiques souffrent face aux menaces de Donald Trump d'une régulation des réseaux sociaux, visant tout particulièrement le réseau social média Twitter.

Dans l'actualité sanitaire, l'Université Johns Hopkins fait état de plus de 100.000 morts du nouveau coronavirus aux USA et près de 1,7 million de cas depuis le début de l'épidémie. Dans le monde, le nombre de cas se chiffre à près de 5,7 millions et le nombre de décès à plus de 355 milliers.

Sur le front économique, la séance sera marquée par la seconde estimation du produit intérieur brut des Etats-Unis pour le premier trimestre (consensus -4,8% en rythme annualisé, annonce à 14h30). La première estimation était déjà de -4,8% en rythme annualisé. L'indice de prix rattaché au PIB est attendu à +1,3%. Les commandes de biens durables aux USA pour le mois d'avril seront communiquées à la même heure (consensus -18,2% en comparaison du mois antérieur, -14% hors transport). Les inscriptions au chômage pour la semaine close au 23 mai sont anticipées à 2,1 millions et seront aussi publiées à 14h30.

L'indice des promesses de ventes de logements pour avril sera révélé à 16 heures (consensus -15%), alors que l'indice manufacturier de la Fed de Kansas City sera communiqué à 17 heures (consensus -22). Le rapport hebdomadaire sur les stocks pétroliers domestiques américains pour la semaine close au 22 mai sera annoncé à 17 heures lui aussi.

A l'issue d'une séance hésitante, la Bourse de New York a progressé mercredi soir, toujours portée par les espoirs d'une reprise économique rapide, grâce au reflux de la pandémie de coronavirus aux Etats-Unis et en Europe... Les investisseurs sont restés sourds aux propos prudents de la Fed dans son Livre Beige, ainsi qu'à la montée des risques de nouvelle guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a ainsi estimé mercredi que Hong Kong n'entrait plus dans les critères permettant de lui accorder un statut commercial spécial.

A la clôture, l'indice Dow Jones a gagné 2,21% à 25.548 points, grâce au rebond de titres qui avaient été massacrés ces dernières semaines, tandis que l'indice large S&P 500 a progressé de 1,48% à 3.036 pts. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs technologiques, a pris 0,77% à 9.412 pts, après avoir passé une grande partide la séance dans le rouge.

La totalité des 11 indices sectoriels du S&P 500 ont fini dans le vert, dont les financières (+4,3%), les industrielles (+3,3%), l'immobilier (+2,1%) et les biens de consommation de base (+1,5%), tandis qu'en bas de l'échelle, les technologiques (+0,5%) et les services de communication (+0,5%) étaient à la traîne.

A Wall Street, les indices ont accru leurs gains malgré la publication du dernier Livre Beige de la Fed, qui a décrit une Amérique frappée de plein fouet par les mesures prises pour juguler la pandémie de coronavirus, qui a fait près de 100.000 morts aux Etats-Unis.

Le rapport, basé sur des enquêtes auprès des Réserves fédérales régionales avant le 18 mai, note aussi que les acteurs économiques ne prévoient pas une reprise rapide de la croissance après la réouverture des entreprises. "Bien que de nombreux contacts ont exprimé leur espoir que l'activité rebondirait dès que les entreprises rouvriront, les perspectives restent hautement incertaines, et la plupart des contacts étaient pessimistes au sujet du rythme potentiel de la reprise économique", estime ainsi la Fed.

Les marchés américains ont réduit leur gains en soirée après de nouveaux signes de tension géopolitique entre les Etats-Unis et la Chine, après la décision de Pékin d'imposer à Hong sa loi sur la sécurité nationale, qui restreint les libertés politiques.

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a menacé clairement de suspendre le statut économique spécial que les Etats-Unis accordent à Hong Kong. Ce statut permet à ce territoire autonome d'être exonéré des restrictions et droits de douane qui s'appliquent à la Chine continentale.

Le chef de la diplomatie américaine, a estimé mercredi devant le Congrès que Hong Kong ne jouissait plus de l'autonomie vis-à-vis de Pékin qui lui permettait de bénéficier de ce statut commercial préférentiel. Mike Pompeo a une nouvelle fois dénoncé l'intention de la Chine "d'imposer de manière unilatérale et arbitraire" la loi sur la "sécurité nationale".

Le 27 novembre 2019, Donald Trump avait promulgué une loi adoptée par le Congrès '("Acte de 2019 sur les droits humains et la démocratie à Hongkong") qui permettait de suspendre ce statut économique spécial à condition de certifier que Hong Kong ne bénéficie plus de son autonomie.

Donald Trump a indiqué de son côté qu'il ferait une déclaration sur la question de Hong Kong "avant la fin de la semaine", évoquant "quelque chose de fort". Trump a ajouté qu'il ne voyait pas comment Hong Kong pourrait demeurer un centre financier si la Chine "prenait le contrôle".

Du côté de Pékin, le ministère des Affaires étrangères a affirmé que la Chine riposterait si Washington prenait des mesures relatives à la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong. Dimanche, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, avait averti que la Chine et les Etats-Unis étaient "au bord d'une nouvelle Guerre froide". "Outre la dévastation causée par le nouveau coronavirus, un virus politique se propage aux Etats-Unis", avait regretté devant la presse le chef de la diplomatie chinoise, sans nommer le président américain. "Ce virus politique saisit toutes les occasions pour attaquer et diffamer la Chine", avait-il fustigé...

Dans l'actualité des entreprises à Wall Street ce jour, Boeing a donc repris la production du 737 MAX. Abercrombie & Fitch, VMware, Salesforce.com, Williams-Sonoma, Dollar Tree, Dollar General, Dell Technologies, Tech Data, PVH ou Fluor, publient notamment leurs derniers comptes trimestriels.

Les valeurs

Boeing. Quelques semaines après avoir annoncé son intention de supprimer jusqu'à 10% de ses équipes, le géant de l'aéronautique a indiqué hier soir qu'il allait licencier 6.770 employés américains cette semaine alors que 5.520 autres salariés ont accepté des offres de départ volontaire. Boeing a réduit le rythme de production de plusieurs de ses appareils afin de faire face à la chute de la demande à la suite de l'effondrement du trafic aérien.

"L'impact dévastateur de la pandémie Covid-19 sur l'industrie du transport aérien signifie une réduction importante du nombre d'avions commerciaux et de services dont nos clients auront besoin au cours des prochaines années, ce qui se traduit par une diminution des emplois sur nos lignes et dans nos bureaux", a déclaré le PDG David Calhoun dans un mémo transmis aux employés.

La bonne nouvelle du côté de Renton, dans l'Etat de Washington, est venue de l'annonce de la reprise de la production du 737MAX, à un rythme toutefois peu élevé. L'appareil est cloué au sol depuis mars 2019 à la suite de deux crashs mortels qui ont coûté la vie à plus de 300 personnes. "Le programme 737 a recommencé à construire des avions à un faible rythme alors que plus d'une douzaine d'initiatives visant à améliorer la sécurité sur le lieu de travail et la qualité des produits ont été mises en places".

Abercrombie & Fitch décroche avant bourse à Wall Street. Le détaillant américain en vêtements et accessoires a en effet publié des résultats inférieurs aux attentes pour le trimestre clos. La perte nette trimestrielle s'est élevée à 244 millions de dollars, soit 3,9$ par titre, contre un déficit de 19 millions de dollars un an plus tôt. La perte ajustée par titre est ressortie à 3,29$, alors que le consensus FactSet était de -1,39$. Les revenus trimestriels se sont écroulés à 485 millions de dollars, contre 734 millions de dollars un an plus tôt et 497 millions de consensus.

Dollar Tree, le détaillant discount américain, a bénéficié des achats de précaution liés à la crise sanitaire au premier trimestre. Ainsi, le bénéfice net est ressorti supérieur aux attentes à 248 millions de dollars soit 1,04$ par titre, contre 268 millions de dollars un an avant. Les ventes ont progressé à 6,29 milliards de dollars, contre 5,8 milliards un an plus tôt. Le consensus mesuré par FactSet était de 85 cents de bénéfice trimestriel par action pour 6,14 milliards de dollars de facturations.

Hertz. Carl Icahn, le milliardaire qui était jusqu'alors le principal actionnaire de la firme Hertz Global Holdings, a vendu à perte sa participation qui représentait 39% du capital, soit 55,3 millions de titres cédés à 72 cents pièce. Il faut dire que le loueur américain de véhicules s'est donc inscrit sous protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites, la pandémie de Covid-19 ayant provoqué un effondrement de ses revenus avec la chute du secteur aérien. Le groupe a évoqué un impact "dévastateur" de la crise sanitaire, dans les documents transmis à la cour du Delaware.

Toll Brothers, géant américain de la construction résidentielle haut de gamme, a retiré ses prévisions annuelles du fait de la pandémie de coronavirus. Sur le trimestre clos fin avril, les comptes ont toutefois dépassé les attentes de marché. Le groupe a réalisé un bpa trimestriel de 59 cents, contre 87 cents un an plus tôt et 45 cents de consensus de place. Le bénéfice net a atteint 76 millions de dollars.

Nio, le "Tesla chinois", a publié un chiffre d'affaires trimestriel moins bon que prévu, mais une perte moins lourde qu'anticipé. La perte nette a été réduire à environ 243 millions de dollars sur le trimestre.

HP Inc a déçu. Le groupe informatique a dévoilé des revenus trimestriels en baisse et une guidance de bénéfice pour son troisième trimestre inférieure aux attentes. Les ventes trimestrielles ont baissé de 11% avec le Covid-19. Le bénéfice net du second trimestre s'est établi à 764 millions de dollars soit 53 cents par titre, pour des recettes de 12,5 milliards. Le bpa ajusté a représenté 51 cents, contre 53 cents un an plus tôt et 44 cents de consensus. Le consensus de revenus était toutefois de 12,93 Mds$.

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