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Wall Street : après le pire krach, un rebond ?

Wall Street : après le pire krach, un rebond ?

Les marchés demeurent extrêmement nerveux ce vendredi, mais la tendance positive se confirme

Wall Street : après le pire krach, un rebond ?
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les marchés demeurent extrêmement nerveux ce vendredi, mais la tendance positive se confirme, y compris à Wall Street où les indices S&P500 et Nasdaq regagnent respectivement 4,1% et 4,7% en pré-séance ce jour. Ce sursaut essentiellement technique intervient au lendemain du pire krach boursier depuis 1987. L'indice dollar avance de 0,2% à 97,6. Le baril de brut WTI grimpe de 4,6% à 33$, alors que le Brent de la mer du Nord prend 5% à 34,9$. L'once d'or consolide de 0,3% à 1.585$.

Hier soir, l'indice historique Dow Jones s'était effondré de 9,99% soit... 2.352 pts à 21.200 pts, alors que le S&P500 avait plongé de 9,51% à 2.480 pts. Le Nasdaq avait décroché de 9,43% à 7.201 pts.

Sur le front économique outre-Atlantique ce jour, les prix à l'import (consensus -0,6%) et à l'export (-0,5% anticipé) du mois de février 2020 seront connus à 13h30. L'indice préliminaire du sentiment des consommateurs américains pour le mois de mars 2020, mesuré par l'Université du Michigan, sera communiqué à 15 heures.

En Asie ce matin, l'indice composite chinois SSE a reculé de 1,23% à 2.887 pts. Le Nikkei a plongé de 6,08% à 17.431 pts. Le Kospi sud-coréen a abandonné 3,43% à 1.771 pts.

Le rebond du jour est donc à prendre avec des pincettes, alors que les opérateurs demeurent très attentifs aux annonces concernant les actions des banques centrales et des gouvernements, et que la propagation du coronavirus se confirme pour l'heure hors de Chine. Les réactions, parfois tardives mais désormais fortes, de certains pays face au virus, semblent rassurer quelque peu concernant la gestion de la crise sanitaire. Du côté des banquiers centraux, les opérations de liquidités se multiplient, Fed de New York en tête. RBA et BoJ sont également sur le pont. La BCE de Christine Lagarde, qui avait hier déçu, semble assouplir encore son discours.

La Banque Populaire de Chine maintient son effort, annonçant ce vendredi une baisse des réserves obligatoires imposées à certaines banques du pays afin de libérer 550 milliards de yuans (70 MdsE environ) de liquidités. La Banque de Corée dit pour sa part suivre avec attention la situation et entend agir si nécessaire.

La Banque de Norvège a réduit son taux directeur de 0,5 point à 1%. La BCE a affirmé enfin qu'elle avait la capacité de réduire ses taux si nécessaire, même si l'outil ne serait pas le plus adapté pour l'heure. Philip Lane, chef économiste de la BCE, a publié un message justifiant les décisions de la veille de la Banque, soulignant tout comme Christine Lagarde la probabilité de perturbations économiques significatives. Selon Lane, l'objectif clair des actions prises est de limiter l'impact du coronavirus (!). L'économiste insiste sur le besoin d'une action coordonnée et ambitieuse des gouvernements sur le plan fiscal. Il explique encore que la politique monétaire sert à éviter un durcissement des conditions financières en opérant des achats d'actifs, en préservant la liquidité et en protégeant le flux de crédit. La BCE se tiendrait néanmoins prête à faire plus si besoin.

Les conditions de survente et l'interdiction de certaines ventes à découvert en Europe fournissent également des arguments au sursaut des marchés.

Aux États-Unis cette fois, les démocrates de la Chambre des Représentants seraient proches d'un accord avec la Maison blanche sur un plan d'aide face au coronavirus. Selon Reuters, Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des Représentants des USA, aurait indiqué en effet que les législateurs et la Maison blanche seraient proches d'un accord sur ce package tant attendu. La législation pourrait être portée au vote de la Chambre ce jour, la majeure partie des divergences ayant été surmontées.

Adobe grimpe à Wall Street avant bourse. Le groupe ne voit qu'un impact modeste du coronavirus pour l'heure, et a publié par ailleurs pour son premier trimestre fiscal des bénéfices et revenus supérieurs aux attentes. Le bénéfice net est ressorti à 955 M$ et 1,96$ par titre, contre 674 M$ un an avant. Le bpa ajusté a représenté 2,27$ contre 2,23$ de consensus. Les revenus du second trimestre fiscal sont attendus à 3,175 Mds$ pour un bpa ajusté de 2,35$, ce qui ressort assez proche des attentes.

Oracle, le géant des logiciels d'entreprises, bondit également avant bourse. Les comptes du groupe ont dépassé les attentes, soutenus par les services cloud. Oracle a réalisé des revenus en croissance de 2% à 9,8 milliards de dollars, alors que le bénéfice net s'est établi à 2,57 milliards de dollars soit 79 cents par titre (2,75 Mds$ un an avant). Le groupe californien a dégagé un bpa ajusté trimestriel de 97 cents, contre 96 cents de consensus.

Broadcom demeure incertain à Wall Street. Le groupe vient de retirer sa guidance annuelle, après avoir annoncé des comptes du premier trimestre inférieurs aux attentes. La guidance du second trimestre fiscal va de 5,55 à 5,85 Mds$ de revenus. Le groupe a réalisé au premier trimestre un bpa de 5,25$ et des revenus de 5,85 Mds$, alors que le consensus était de 5,33$ de bpa pour 6 Mds$ de facturations.

Gap gagne du terrain. Le groupe a battu le consensus de place au quatrième trimestre, mais juge qu'il est impossible d'estimer l'impact du virus. Le détaillant américain a réalisé sur le trimestre une perte de 184 M$ soit 49 cents par titre, mais son bpa ajusté est ressorti à 58 cents contre 41 cents de consensus. Les revenus trimestriels ont augmenté de 1% à 4,7 Mds$, contre 4,5 Mds$ de consensus. Le bpa ajusté annuel est attendu entre 1,80 et 1,92$ par titre, mais cette guidance n'incorpore pas l'impact de l'épidémie de Covid-19.

Walt Disney a annoncé les fermetures temporaires de Disneyland Resort et du Disney California Adventure Park d'Anaheim en Californie, face à la pandémie de coronavirus.

Amazon s'est félicité de la décision du Pentagone de reconsidérer les aspects techniques du fameux contrat JEDI attribué à Microsoft.

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