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Consultation

Pétrole : volatilité à la veille de la réunion de l'Opep

Pétrole : volatilité à la veille de la réunion de l'Opep

Les pays membres de l'Opep se réunissent jeudi à Vienne, puis vendredi avec leurs alliés hors cartel. Au menu des discussions : faut-il procéder à de nouvelles réductions de la production pour stopper la rechute des cours du brut ?

Pétrole : volatilité à la veille de la réunion de l'Opep
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le cours du pétrole, qui ont plongé d'environ 30% depuis deux mois, ont fait du yo-yo mercredi, à la veille d'une réunion importante de l'Opep, qui doit décider jeudi et vendredi si le cartel et ses alliés vont une nouvelle fois réduire leur production pour endiguer la chute des prix...

Mercredi soir, le baril de brut léger américain (WTI) pour livraison janvier a fini en baisse de 0,58%, à 52,89$ sur le Nymex, tandis que le baril de Brent de la Mer du Nord pour livraison février a cédé 0,84% à 61,56$ (contrat de février).

Donald Trump répète qu'il veut des prix pétroliers bas

Les cours avaient pourtant entamé la séance en nette hausse, supérieure à 2%, dans l'espoir que l'Arabie saoudite et la Russie s'accorderont pour réduire leur production. Cependant, un nouveau "tweet" de Donald Trump réclamant des prix bas a plombé l'ambiance sur le marché pétrolier.

"Espérons que l'Opep maintiendra ses flux pétroliers tels quels, et ne les restreindra pas. Le Monde n'a pas besoin de voir, et n'a pas besoin tout court, de prix pétroliers plus élevés !" a ainsi déclaré le président américain, qui a fait des prix de l'énergie un de ses chevaux de bataille préférés, compte-tenu de l'importance de ce facteur pour son électorat populaire.

Suspense sur l'ampleur de la réduction attendue

En attendant la réunion plénière de jeudi, une commission ministérielle de l'Ope et ses alliés s'est réunie mercredi à Vienne. Selon des sources citées par l'agence 'Bloomberg', les délégués seraient d'accord pour réduire leur offre, mais ne s'entendent pas encore sur l'ampleur des coupes.

Certains pays estiment qu'une réduction inférieure à 1 million de barils par jour suffirait à rééquilibrer les marchés, tandis que d'autres, menés par l'Arabie saoudite, plaident pour une réduction supérieure à 1 mbj. La Russie semble de son côté réticente à réduire significativement ses pompages, même si ses dirigeants se sont prononcés en faveur d'une prolongation de l'accord de contrôle de la production conclu avec l'Opep depuis la fin 2016.

©2018,

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