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Pétrole : vif rebond après un accord Moscou-Riyad

Pétrole : vif rebond après un accord Moscou-Riyad

Les cours de l'or noir ont vivement rebondi lundi après l'annonce que la Russie était prête à reconduire son accord de maîtrise de la production avec l'Arabie saoudite.

Pétrole : vif rebond après un accord Moscou-Riyad
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Après une chute supérieure à 20% en novembre --son pire mois depuis juillet 2016--, le cours du pétrole a entamé le mois de décembre par un vif rebond. Lundi soir, le cours du baril de brut léger américain (WTI) a ainsi regagné 3,12%, à 52,52$ sur le Nymex, pour le contrat à terme de janvier, alors que le baril de Brent de Mer du Nord reprenait 2,8% à 61,17$ pour le contrat à terme de février.

A l'issue d'une rencontre, samedi, entre les dirigeants russes et saoudiens, lors du G20 de Buenos Aires, le président russe Vladimir Poutine a annoncé que les deux pays étaient prêts à reconduire leur accord pour limiter leur production de pétrole.

"Nous nous sommes mis d'accord pour prolonger" cette limitation de l'offre de brut, a dit le président russe Vladimir Poutine après avoir mené des discussions avec Mohammed ben Salmane, le prince héritier saoudien. "Nous allons surveiller ensemble la situation sur le marché", a ajouté Vladimir Poutine. Ces dernières semaines, Moscou avait laissé planer le doute sur sa volonté de réduire sa production, contribuant à faire accélérer la récente chute du brut.

En outre, au Canada, l'Agence de réglementation de l'énergie de l'Alberta a décidé d'imposer une réduction de 325 000 barils de pétrole brut par jour (-8,7%) à partir du 1er janvier afin de soutenir les cours. Le ministère de l'Energie révisera mensuellement la limite de production imposée pour l'adapter aux fluctuations du marché.

Réunion décisive de l'Opep jeudi et vendredi

A son plus haut de la séance, le WTI a flambé de 5,7% à 53,85$, mais son rebond a été limité par l'annonce du Qatar de sa décision de quitter l'Opep. L'émirat a fait savoir qu'il se retirerait du cartel à partir de 2019, afin de se concentrer sur sa production de gaz naturel liquéfié, dont il est le plus grand exportateur au monde. Selon les observateurs, cette décision serait aussi liée à des considérations politiques, le Qatar faisant l'objet depuis juin 2017 de sanctions de la part de l'Arabie saoudite et d'autres pays de l'Opep, qui l'accusent de soutenir des groupes islamistes radicaux et d'être trop proche de l'Iran.

L'Opep se réunira jeudi à Vienne pour décider de l'évolution de sa production, puis vendredi cette réunion s'élargira aux pays non-membres du cartel, dont la Russie. L'Opep et ses alliés ont conclu depuis décembre 2016 un accord en vue de limiter la production mondiale d'or noir, et soutenir les cours, qui étaient tombés brièvement sous le seuil des 30$ le baril de WTI début 2016, déséquilibrant les budget de nombreux pays producteurs.

Cet accord a permis de faire remonter les cours du pétrole au-dessus de 70$ le baril WTI début octobre, au grand dam du président américain Donald Trump, qui a exhorté l'Arabie saoudite à ne pas réduire sa production. Les critiques de Trump, associées à sa décision de ne pas imposer les sanctions contre l'Iran aussi drastiquement que redouté, ont entraîné depuis début octobre un plongeon de plus de 30% des cours du brut.

©2018,

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