Pétrole : nouvelle hausse marquée, le WTI franchit les 80$

Pétrole : nouvelle hausse marquée, le WTI franchit les 80$

Les cours des deux variétés de pétrole viennent de signer sept semaines de hausse consécutive, et ont bondi de plus de 60% depuis le début de l'année. Le WTI évolue au plus haut depuis octobre 2014, tandis que le Brent tutoie ses sommets de trois ans

Pétrole : nouvelle hausse marquée, le WTI franchit les 80$
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Rien ne semble arrêter les cours du brut. Le baril de brut léger américain WTI s'est adjugé lundi 1,5% à 80,52$ pour le contrat à terme de novembre sur le Nymex, après avoir frôlé les 82$ en séance. Le baril de Brent de la Mer du Nord a pris 1,5% à 83,65$ (contrat de décembre) après avoir flirté avec les 85$ en début de journée.

Les cours des deux variétés de pétrole viennent de signer sept semaines de hausse consécutive, et ont bondi de plus de 60% depuis le début de l'année. Le WTI évolue au plus haut depuis octobre 2014, tandis que le Brent tutoie ses sommets de trois ans. L'or noir profite à plein de la reprise économique mondiale mais aussi de la crise énergétique qui touche plusieurs endroits de la planète. L'envolée des prix des autres combustibles tels que le charbon et le gaz naturel en Europe et en Asie, alors que les stocks s'épuisent avant l'hiver en hémisphère nord, incitent en effet les opérateurs à se tourner vers les produits pétroliers tels que le diesel et le kérosène.

Une demande mondiale de pétrole accrue de 500.000 à 1 million de barils par jour ?

Saudi Aramco estime que la pénurie de gaz a déjà augmenté la demande de pétrole d'environ 500.000 barils par jour, tandis que Goldman Sachs Group voit la consommation de brut grimper encore plus haut. Rystad, une société de conseil en énergie, pense que la demande de pétrole pourrait croître de près d'un million de barils par jour cet hiver en raison du passage du gaz au pétrole pour la production d'électricité et le chauffage.

Ce changement se manifeste également par l'augmentation des bénéfices tirés de la production de diesel et de fioul pour les raffineurs en Europe. "Les marges des raffineries sont soudainement redevenues saines", affirme à 'Bloomberg' Bjarne Schieldrop, analyste matières premières chez SEB. "C'est une véritable demande de pétrole brut qui se met en place".

L'offre de brut reste pour sa part contrainte après le statu quo de l'Opep+ sur sa production la semaine dernière et la décision du département américain de l'Énergie de ne pas, "pour le moment", puiser dans les réserves de pétrole de la nation.

Toutefois, il est possible que les signes de ralentissement de la croissance mondiale - en partie à cause de la flambée des prix de l'énergie - atténuent un peu la pression sur la demande d'or noir. Goldman Sachs vient de réduire ses prévisions de croissance aux États-Unis pour 2021 et 2022, en raison d'un retard dans la reprise des dépenses de consommation. Les crises énergétiques en Chine et en Inde pourraient également entraîner un ralentissement de l'activité en Asie.

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