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Pétrole : le coronavirus envoie les cours au plus bas depuis 1 an

Pétrole : le coronavirus envoie les cours au plus bas depuis 1 an

Les cours du pétrole ont plongé lundi dans un "bear market", cédant plus de 20% par rapport aux récents pics. La chute de la demande chinoise aurait réduit de 3% de la demande mondiale, un choc sans précédent depuis la crise de 2008-2009.

Pétrole : le coronavirus envoie les cours au plus bas depuis 1 an
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les cours du pétrole ont tenté un rebond lundi matin, mais ont ensuite repris leur chute de plus belle après des informations sur un plongeon de 20% de la demande chinoise de pétrole, sous l'effet du coronavirus 2019-nCoV, qui a fait jusqu'ici 362 morts (dont 361 en Chine) et affecté 17.500 personnes (dont 17.300 en Chine).

Le baril de brut léger américain (WTI) a perdu lundi soir près de 3% à 50,11$ sur le Nymex (contrat à terme de mars) et le Brent de la mer du Nord a plongé de 3,8% à 54,45$ (contrat à terme d'avril).

Les deux variétés de pétrole ont désormais abandonné 21% depuis leurs plus hauts niveaux atteints dans les premiers jours de janvier, et entrent dans un marché baissier ("bear market"), caractérisé par un recul de plus de 20%. Ils sont désormais retombés au plus bas depuis janvier 2019.

3% de la demande mondiale aurait disparu à cause du coronavirus

Selon des sources citées par l'agence 'Bloomberg", la demande chinoise de brut a reculé de 20% depuis les mesures décrétées par Pékin pour lutter contre la propagation de l'épidémie, notamment la réduction drastique des liaison aériennes, grosses consommatrices de carburant.

La consommation actuelle du pays serait de 3 millions de barils par jour à la normale, selon ces sources, ce qui représente l'équivalent d'environ 3% de la demande mondiale. Il s'agirait du choc le plus important sur la demande mondiale depuis la crise financière de 2008-2009.

La Chine est le premier importateur d'or noir depuis 2016, représentant à elle seule 15% de la demande mondiale et près de 40% de la croissance de cette dernière. La consommation du pays a donc un impact déterminant sur les cours du brut, qui pourraient rester déprimés cette année si l'épidémie se prolonge.

Les cours du pétrole avaient pourtant tenté un rebond lundi matin, après des informations du 'Wall Street Journal', selon lesquelles l'Opep et ses alliés pourraient décider de réduire leur production de plus d'un million de barils par jour à l'issue d'une réunion extraordinaire prévue demain et mercredi à Vienne. L'Arabie saoudite ferait notamment pression sur ses partenaires pour passer rapidement à l'action. L'agence 'Reuters' évoque pour sa part une coupe d'au moins 500.000 bj.

©2020,

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