Pétrole : le Brent au-dessus de 75$, au plus haut depuis fin juillet

Pétrole : le Brent au-dessus de 75$, au plus haut depuis fin juillet

Les stocks de pétrole sont retombés au plus bas depuis 2019 aux Etats-Unis. Malgré le coronavirus, l'AIE comme l'Opep voient la demande mondiale rebondir dans les mois à venir.

Pétrole : le Brent au-dessus de 75$, au plus haut depuis fin juillet
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les prix du pétrole ont poursuivi leur hausse mercredi après l'annonce d'une baisse des stocks américains de brut plus importante que prévu, qui s'ajoutent à des prévisions de demande revues à la hausse en début de semaine par l'Opep et l'AIE.

Le cours du baril de brut léger américain WTI a bondi mercredi soir de 3,1% à 72,61$ pour le contrat à terme d'octobre sur le Nymex, tandis que le Brent a gagné 2,5% à 75,46$ (contrat de novembre), les deux variétés de brut remontant ainsi au plus haut depuis la fin juillet. Les cours du gaz naturel ont bondi de près de 4%.

Sur les Bourses mondiales, les valeurs pétrolières ont bondi dans le sillage des cours du brut. A Wall Street, Diamondback Energy (+7,8%), Marathon Oil (+7,8%), Chevron (+2,1%), ExxonMobil (+3,4%), Schlumberger (+5,6%) et Halliburton (+3,6%) se sont distingués, tandis qu'à Paris, TotalEnergies a grimpé de 2,2% et TechnipFMC a bondi de 5,2%. A Londres, BP a pris 3% et Royal Dutch Shell 1,8%.

Les stocks de pétrole US au plus bas depuis 3 ans

Les cours ont été soutenus par l'annonce d'une forte baisse des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis la semaine dernière et sur fond de perturbations dans la production américaine, liées au passage de l'ouragan Ida et de la tempête Nicholas dans le Golfe du Mexique.

Pour la semaine close le 10 septembre, les stocks de pétrole brut américains ont reculé de 6,4 millions de barils à 417,4 mb, contre une baisse de 3,5 mbj attendue par le consensus. Ces stocks sont désormais revenus au plus bas depuis trois ans, en septembre 2019.

Les réserves d'essence ont elles aussi diminué, de 1,9 mb (-2 mb anticipé par le marché), ainsi que les stocks de produits distillés, qui ont régressé de 1,7 mbj par rapport à la précédente semaine, contre un repli de 1,6 mb attendu.

Un rebond de la demande attendu en fin d'année

En outre, le dernier rapport mensuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), publié mardi, a estimé que la demande mondiale devrait nettement rebondir au 4e trimestre, à mesure que la vaccination contre le Covid progressera dans le monde. Et ce, même si "la demande pétrolière mondiale reste sous pression du virulent variant Delta de la Covid-19 dans des régions consommatrices clefs, particulièrement en Asie".

Lundi, même son de cloche du côté de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep), qui voit la demande progresser l'an prochain de 0,9 million de barils par jour (mb/j) de plus que prévu le mois dernier.

Les informations publiées cette semaine font penser que le marché mondial du brut reste positionné pour connaître un déficit (d'offre) jusqu'à la fin de l'année, malgré la hausse progressive de la production de l'Opep et ses alliées dans le cadre de leurs accords de maîtrise de la production.

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