Pétrole : calme plat

Pétrole : calme plat

A l'image des places boursières européennes, le marché pétrolier évolue peu ce jeudi...

Pétrole : calme plat
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — A l'image des places boursières européennes, le marché pétrolier évolue peu ce jeudi. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison janvier grignote 0,1% à 82,3 dollars et le baril de brut léger américain (WTI) de même échéance recule de 0,8% à 78,3 dollars.

Les opérateurs continuent de mesurer l'impact du recours de plusieurs grands pays consommateurs, dont les Etats-Unis et le Japon, à leurs réserves stratégiques pour tenter de faire redescendre les prix de l'or noir. Une mesure pour le moment vaine puisque l'or noir a progressé au cours des trois premières séances de la semaine. "Le geste audacieux des importateurs de pétrole a ouvert la porte en grand pour que l'Opep+ ajuste sa politique d'offre à la baisse lors de sa prochaine réunion du 2 décembre", a déclaré Louise Dickson, analyste chez Rystad Energy.

Trois sources ont néanmoins indiqué à 'Reuters' que l'Opep+ n'envisage pas de suspendre ses augmentations de production de pétrole malgré la décision américaine. Les Émirats arabes unis et le Koweït, membres du cartel, ont souligné qu'ils étaient pleinement engagés dans l'accord Opep+ et qu'ils n'avaient pas de position préalable avant la réunion de la semaine prochaine. L'Irak, également membre de l'Opep, a de son côté affirmé qu'il soutenait le maintien du plan actuel de l'alliance et de ses alliés visant à augmenter la production de 400.000 bpj par mois, affirmant que les perspectives du marché pétrolier n'étaient pas claires en raison des turbulences sur les marchés mondiaux.

D'autant que plusieurs experts du secteur jugent cette mesure (ndlr : américaine) plus symbolique qu'autre chose. "Nous parlons de 50 millions de barils provenant des États-Unis, et potentiellement de 50 autres provenant de nos partenaires. Cela représente 100 millions de barils de pétrole, soit l'équivalent d'une journée de demande mondiale de pétrole brut", affirme par exemple Stephen Schork à 'CNBC'. "Cela ne fonctionnera pas simplement parce que la réserve stratégique de pétrole - la réserve stratégique de pétrole de n'importe quel pays- n'est pas là pour essayer de manipuler les prix... Les réserves stratégiques de pétrole n'existent que pour compenser des perturbations inattendues de l'approvisionnement à court terme".

Du côté de la demande, le durcissement des restrictions dans plusieurs pays d'Europe pour lutter contre la nouvelle vague de Covid-19 pourrait peser sur la consommation. Les compagnies aériennes sont par exemple en train de revoir leur offre à la baisse pour les prochaines semaines. Aux États-Unis, les données du Département à l'Energie ont montré mercredi que les stocks d'essence et de distillats ont diminué plus que prévu la semaine dernière, tandis que les stocks de pétrole brut ont augmenté de 1 million de barils à 434 mb, contre une baisse de 1,8 mbj attendue par le consensus.

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