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Marchés : "Wall Street devrait s'inquiéter", met en garde Obama

Marchés : "Wall Street devrait s'inquiéter", met en garde Obama

L'impasse budgétaire entre dans son troisième jour aux Etats-Unis...

Marchés : 'Wall Street devrait s'inquiéter', met en garde Obama
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — L'impasse budgétaire entre dans son troisième jour aux Etats-Unis... Une situation qui "exaspère" le président américain Barack Obama, et qui pourrait commencer à inquiéter sérieusement les marchés si elle se prolonge... Hier soir, le président américaine a d'ailleurs estimé que "Wall Street, cette fois, devrait être inquiet à mon avis". Interviewé sur la chaîne télévisée 'CNBC', il a rejeté sur les républicains la responsabilité de l'échec des négociations sur le budget 2014, affirmant que "lorsqu'il y a une situation dans laquelle un groupe est prêt à faire défaut sur les obligations des Etats-Unis (envers leurs créditeurs), alors nous avons un problème".

Jusqu'à présent, les marchés financiers ont gardé leur sang-froid face aux turbulences crées par la paralysie des principaux services de l'Etat fédéral, entamée depuis lundi soir minuit... Si le calme règne encore, l'indice Dow Jones a cependant affiché 8 baisses depuis 10 séances, et a perdu 3,5% depuis le 18 septembre, jour où il avait affiché un nouveau record historique à 15.677 points en clôture.

Hier, Barack Obama a rencontré les patrons des principales banques américaines, dont Goldman Sachs, JP Morgan Chase, AIG, GE Capital et HSBC Holdings pour évoquer avec eux la crise actuelle. Au-delà du "shutdown" actuel, ces dirigeants l'ont surtout mis en garde contre un autre danger imminent, celui d'un possible défaut des Etats-Unis sur sa dette : "Nous avons des précédents de "shutdowns" fédéraux, mais il n'y a aucun précédent de défaut sur la dette souveraine", un événement qui aurait des répercussions très graves sur les marchés mondiaux et sur l'économie, a prévenu Lloyd Blankfein, le PDG de Goldman Sachs à l'issue de la réunion.

Les banquiers ont enjoint M. Obama de trouver rapidement un accord avec le Congrès sur le relèvement du plafond de la dette américaine, actuellement fixée à 16.700 milliards de dollars. L'administration américaine estime en effet qu'au-delà du 17 octobre, l'Etat fédéral pourrait se retrouver en situation de défaut de paiement si ce plafond n'est pas relevé d'ici là.

En Europe, le président de la BCE Mario Draghi a estimé hier que le blocage fédéral aux Etats-Unis pourrait avoir des répercussions négatives sur la reprise de l'économie mondiale, si elle se prolongeait...

Hier soir, l'indice Dow Jones a cédé 0,4% en clôture, limitant ses pertes en fin de séance à l'annonce d'une rencontre en soirée à la Maison Blanche entre Barack Obama et les chefs de file du Congrès. Mais cette nuit, on apprenait que cette réunion n'avait pas permis de débloquer les choses, les républicains continuant de réclamer le report d'un an de la réforme de la santé de Barack Obama et la Maison Blanche jugeant cette exigence inacceptable. "Je suis exaspéré par l'idée que si je ne dis pas à 20 millions de personnes qu'elles ne peuvent pas avoir accès à une assurance-maladie, l'Etat restera paralysé" par les républicains, s'était indigné Barack Obama un peu plus tôt sur 'CNBC', qualifiant cette attitude d'"irresponsable".
"Si nous prenons l'habitude de permettre à un parti de se livrer à de l'extorsion (...) alors aucun des présidents qui viendront après moi ne pourra gouverner de façon efficace", avait-il ajouté...

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