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Le pétrole s'enfonce à nouveau, le Brent tombe sous les 55$

Le pétrole s'enfonce à nouveau, le Brent tombe sous les 55$

La Fed plombe l'ambiance...

Le pétrole s'enfonce à nouveau, le Brent tombe sous les 55$
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le rebond, avant tout technique, des cours du brut mercredi a été vite oublié. Dans le sillage de l'ensemble des actifs risqués, le baril de pétrole est retombé brutalement jeudi, le Brent de la mer du Nord enfonçant désormais la barre des 55 dollars.

Le baril de brut léger américain (WTI) pour livraison février a cédé 4,75% à 45,88$ sur le Nymex, au plus bas depuis juillet 2017, tandis que le baril de Brent de la mer du Nord a rendu 5,05% à 54,35$, sur ses niveaux de septembre 2017. Le pétrole est ainsi en bonne voie pour enregistrer sa plus mauvaise performance trimestrielle en quatre ans, malgré le récent accord conclu entre l'OPEP et ses alliés pour réduire la production de 1,2 million de barils par jour à partir de janvier.

La Fed ne rassure pas

Si la banque centrale américaine a, comme attendu, relevé l'objectif de taux des fonds fédéraux d'un quart de point, à 2,25%-2,50%, elle a surpris les marchés en maintenant l'orientation à la hausse des taux, bien qu'à un rythme moins rapide qu'auparavant, en dépit des incertitudes sur la croissance mondiale et du ralentissement attendu de l'économie américaine. Les investisseurs n'ont pas apprécié non plus que Jerome Powell s'en tienne au rythme d'une réduction de 50 milliards de dollars par mois du bilan de la banque centrale.

Les réserves américaines de brut inquiètent

De quoi renforcer les inquiétudes relatives à la demande d'or noir alors que les stocks de brut américains au terminal de Cushing, dans l'Oklahoma, ont encore augmenté la semaine passée pour atteindre leur plus haut niveau depuis janvier. L'évolution des réserves sur ce lieu stratégique est suivie de près car ce terminal sert de référence pour les contrats à terme.

L'Opep+ déjà prêt à prolonger ses coupes de production

Les opérateurs continuent également de douter quant à l'efficacité des réductions de production prévues par l'Opep+. Le ministre saoudien de l'énergie, Khalid Al-Falih, a tenté de rassurer en déclarant hier qu'il était certain que l'accord serait prolongé en avril. "Nous avons besoin de plus de temps" pour équilibrer le marché, a néanmoins déclaré le dirigeant. Selon ce dernier, la baisse actuelle des prix de l'huile n'est pas basée sur l'offre et la demande de pétrole, mais découle en partie de facteurs comme la géopolitique, les taux d'intérêt américains, la force du billet vert et la spéculation.

"La reprise de mercredi a été courte. Les investisseurs ont rapidement porté leur attention sur la détérioration des fondamentaux du marché pétrolier, y compris de nouveaux signes de ralentissement de la croissance économique l'an prochain, une production record et le manque de confiance dans l'engagement de l'OPEP à réduire sa production", affirme Xi Jiarui, analyste chez JLC.

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