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Le pétrole perd du terrain, la croissance inquiète

Le pétrole perd du terrain, la croissance inquiète

Les signes de ralentissement de la demande mondiale ont pesé jeudi sur les cours du brut, surpassant les tensions avec l'Iran dans le Golfe qui avaient soutenu les cours ces dernières semaines.

Le pétrole perd du terrain, la croissance inquiète
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Les inquiétudes pesant sur la croissance mondiale se sont répercutées sur les cours du pétrole, jeudi, qui ont cédé environ 1%, après avoir déjà plongé de plus de 4% mardi, puis rebondi de l'ordre de 1% mercredi.

Le baril de brut WTI a cédé jeudi 0,94% à 56,80$ sur le Nymex (contrat à terme d'août), tandis que le Brent de la Mer du Nord lâchait 0,8% à 63,30$ pour le contrat à terme de septembre au moment de la clôture du Nymex (fermé à midi à New York en raison d'Independence Day).

Malgré la décision de l'Opep+, lundi, de prolonger son accord de réduction de sa production jusqu'en mars 2020, les opérateurs s'inquiètent d'une baisse de la demande mondiale de brut, au vu des derniers indicateurs d'activité manufacturière dans le monde, publiés ces derniers jours. Aux Etats-Unis, l'indice Markit PMI manufacturier est ressorti à 50,6 en juin, après 50,5 en mai. Il reste ainsi très proche des 50, niveau d'équilibre entre contraction et expansion de l'activité.

En Chine, l'indice PMI calculé par le cabinet IHS Markit/Caixin, est tombé à 49,4 en juin, après 50,2 en mai, au plus bas depuis 4 mois. Dans la zone euro, le PMI manufacturier s'est replié à 47,6 après 47,7 en mai. En Allemagne, il est même tombé en franche contraction, à 45.

Un pétrolier iranien arraisonné au large de Gibraltar

L'annonce jeudi d'un nouvel incident impliquant l'Iran n'a pas permis de soutenir les cours du brut. Un navire iranien soupçonné de livrer du pétrole à la Syrie, en violation des sanctions contre Damas, a été arraisonné jeudi au large du territoire britannique de Gibraltar.

Selon le ministre espagnol des Affaires étrangères Josep Borrell, l'opération aurait eu lieu suite à une "demande adressée par les Etats-Unis au Royaume-Uni". Washington a déclaré jeudi soir que cette opération était une "excellente nouvelle". L'ambassadeur britannique à Téhéran a de son côté été convoqué par les autorités iraniennes.

Mercredi, les cours du brut avaient réagi positivement à la publication par le Département à l'énergie d'un repli de 1,1 million de barils des stocks de brut hebdomadaires. A noter cependant que cette baisse était moins forte que celle qui était attendue (-3 millions de barils).

©2019,

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