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Le baril de pétrole replonge, inquiétude sur la demande

Le baril de pétrole replonge, inquiétude sur la demande

Le baril de pétrole a subi un coup de tabac mardi, les craintes sur la demande prenant le dessus sur la prolongation de l'accord de réduction de la production.

Le baril de pétrole replonge, inquiétude sur la demande
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Le baril de pétrole a subi un coup de tabac mardi, les craintes sur la demande prenant le dessus sur la prolongation de l'accord de réduction de la production de l'Opep et ses alliés. Le 'light sweet crude' pour livraison août a chuté de 4,81% à 56,25$ sur le Nymex, alors que le baril de Brent de la mer du Nord échéance septembre reculait de 4,1% à 62,40$ au moment de la clôture du Nymex (contrat à terme de septembre).

La menace de droits de douane supplémentaires sur les importations depuis l'Union européenne aux Etats-Unis est venue rappeler aux opérateurs que la question du commerce mondial est loin d'être réglée malgré la nouvelle trêve commerciale conclue entre Washington et Pékin. D'autant que les derniers indicateurs manufacturiers en zone euro, en Chine et aux Etats-Unis ont ravivé les inquiétudes pesant sur la croissance mondiale. "Bien qu'une trêve ait été conclue entre les États-Unis et la Chine, le secteur manufacturier mondial est en très mauvais état", explique à 'Bloomberg', Tamas Varga, analyste chez PVM Oil Associates.

Les 14 pays membres du cartel et leurs alliés se sont donc mis d'accord pour prolonger de neuf mois leur accord d'encadrement de la production, jusqu'à la fin mars 2020. L'Opep+ a réduit sa production depuis 2017 pour empêcher une chute des cours favorisée par la forte augmentation de la production des Etats-Unis, non membres de l'Opep et devenus le premier producteur mondial de brut cette année, devant la Russie et l'Arabie saoudite. Cet accord, en vigueur depuis le 1er janvier, a expiré officiellement dimanche. L'Opep et ses dix alliés se sont par ailleurs entendus sur la mise en place d'une charte de coopération permanente afin de renforcer leur collaboration.

"L'Arabie saoudite fait de son mieux pour parvenir à un prix de 70 dollars le baril malgré les exigences de Trump. Mais elle n'y arrive pas même avec la chute des exportations vénézuéliennes et iraniennes; les causes en sont une demande faible et la croissance de la production américaine de schistes", explique Gary Ross chez Black Gold Investors.

Pour Goldman Sachs, cet accord laisse la porte ouverte aux producteurs américains de schistes pour qu'ils s'accaparent une plus grande part de marché, car le cartel devra réduire davantage ses stocks pour atteindre ses objectifs.

©2019,

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