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Le baril de pétrole rechute au plus bas depuis juin

Le baril de pétrole rechute au plus bas depuis juin

Sur la semaine, le WTI a plongé de 8% et le Brent de 7,4% dans la crainte d'une dégradation de la sanitaire et économique mondiale.

Le baril de pétrole rechute au plus bas depuis juin
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Fin de semaine très compliquée sur le marché pétrolier. Le baril de Brent de la mer du Nord (échéance décembre) a abandonné vendredi près de 4,1% à 39,27 dollars à Londres, au plus bas depuis le mois de juin. Le WTI échéance novembre a rendu de son côté 4,3% à 37,05$ sur le Nymex. Sur la semaine, le WTI a plongé de 8% et le Brent de 7,4%.

A l'image des places boursières, les cours de l'or noir sont plombés par l'annonce de la contamination de Donald Trump au COVID-19 et ce alors que les élus américains ont toujours autant de mal à se mettre d'accord sur un nouveau plan de relance au moment même où l'augmentation de la production mondiale de pétrole menace de submerger une faible reprise des prix.

"Les risques se cachent à la fois du côté de la demande et de l'offre. La nouvelle d'aujourd'hui selon laquelle le président américain Trump et la première dame ont contracté le COVID a donné plus de poids à l'ensemble de la situation et a fait chuter tous les actifs à risque, y compris les contrats à terme sur le pétrole", explique l'équipe de recherche de la Commerzbank.

"Le fait que Trump ait contracté le virus a attiré l'attention sur la façon dont l'issue des élections pourrait avoir un impact sur les marchés pétroliers", souligne pour sa part Bjarne Schieldrop, stratège matières premières chez SEB. "Une victoire du démocrate Joe Biden pourrait conduire à un nouvel accord nucléaire avec l'Iran et à des restrictions sur le fracturage", ce qui pourrait freiner la future production américaine de brut.

Du côté des fondamentaux, les approvisionnements en brut de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ont augmenté en septembre de 160.000 barils par jour par rapport au mois précédent, selon une enquête menée par Reuters. Cette hausse serait principalement due à l'augmentation des livraisons en provenance de Libye et d'Iran, membres de l'OPEP qui sont exemptés de l'accord conclu entre membres de l'OPEP+.

"La hausse du pétrole a toujours été susceptible d'être limitée, car les craintes concernant la consommation mondiale et l'augmentation de la production de l'OPEP+ augmentent", affirme enfin Jeffrey Halley, analyste de marché senior chez OANDA.

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