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La Banque de France revoit à la baisse ses prévisions de croissance

La Banque de France revoit à la baisse ses prévisions de croissance

La Banque de France revoit ses prévisions de croissance à la baisse...

La Banque de France revoit à la baisse ses prévisions de croissance
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — La Banque de France revoit ses prévisions de croissance à la baisse. Conséquence d'un " trou d'air " plus marqué qu'attendu au premier semestre 2018, l'Institution n'attend plus qu'une croissance de 1,6% cette année, contre une progression de 1,8% anticipée en juin.

Au-delà des éléments de court terme, l'élan est un peu moindre en 2019, du fait de l'environnement international moins porteur, avec en particulier une révision à la baisse de la demande adressée à la France. Celle-ci s'installerait ainsi sur un rythme un peu inférieur à 4%, plus faible que celui connu en 2017 (5,0%). En outre, l'appréciation du taux de change effectif de l'euro en moyenne annuelle entre 2017 et 2018 est importante et plus marquée que dans les hypothèses de juin. Il en résulte là aussi une révision à la baisse des prévisions de la BdF qui table désormais sur une croissance de 1,6% en 2019, contre 1,7% visé en juin.

Les anticipations d'inflation rehaussées

Après un pic à 2,6% en juillet et août 2018, qui tient pour beaucoup à la forte augmentation des prix de l'énergie ainsi qu'aux hausses de taxes sur le tabac et l'énergie, l'inflation, mesurée par le glissement annuel de l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), se replierait jusqu'à l'automne 2019 (1,6% attendu au troisième trimestre). Plus globalement, l'indice ICPH est désormais attendu à 2,1% cette année et à 1,7% en 2019, contre 2% et 1,5% anticipé précédemment. L'inflation devrait se raffermir ensuite progressivement pour se stabiliser autour de 1,8% en 2020, précise la BdF.

Le chômage devrait continuer à reculer

Sur le front de l'emploi, la BdF anticipe des créations nettes encore dynamiques en 2018 (245.000), un peu moins en 2019 (140.000), en retrait par rapport à 2017 (330.000) du fait du ralentissement de la croissance mais aussi de la baisse des emplois aidés. Quant au taux de chômage, il devrait continuer à décroître de 9,1% au deuxième trimestre 2018 à 8,3% fin 2020, son plus bas niveau depuis la fin de l'année 2008.

©2018,

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