Jerome Powell, emploi, PMI, pétrole et comptes courants

Jerome Powell, emploi, PMI, pétrole et comptes courants

Dans l'actualité économique américaine ce jeudi, les opérateurs suivront une nouvelle intervention de Jerome Powell devant la Chambre des...

Jerome Powell, emploi, PMI, pétrole et comptes courants
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Dans l'actualité économique américaine ce jeudi, les opérateurs suivront une nouvelle intervention de Jerome Powell devant la Chambre des représentants, ainsi que les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 18 juin (14h30, consensus FactSet 225.000), la balance des comptes courants du premier trimestre (même heure, consensus -270 Mds$), l'indice PMI composite flash du mois de juin (15h45, consensus 56,3 sur l'indice manufacturier, 53,6 pour les services et 52,7 pour le composite), le rapport hebdomadaire du Département à l'Energie sur les stocks pétroliers domestiques pour la semaine close au 17 juin (17h), ainsi que l'indice manufacturier de la Fed de Kansas City pour le mois de juin.

Jerome Powell, le président de la Fed, s'est exprimé hier mercredi devant la commission bancaire du Sénat américain, avant une audition similaire devant la Chambre des représentants demain jeudi. Il a bien évidemment été questionné sur la réponse apportée à la Fed face à l'inflation record. Rappelons que la Fed a procédé à une hausse de taux de 75 points de base la semaine dernière, portant son taux des fonds fédéraux entre 1,5 et 1,75% afin de contrer l'inflation. Les responsables de la Fed ont également établi une trajectoire agressive d'augmentations de taux pour le reste de l'année. De nouvelles projections économiques publiées après la réunion de deux jours de l'agence la semaine dernière ont montré que les décideurs s'attendaient à ce que les taux d'intérêt atteignent 3,4% d'ici la fin de 2022, ce qui serait le niveau le plus élevé depuis 2008.

Powell a affirmé que la banque centrale américaine poursuivra la hausse des taux afin de contenir l'inflation, après cette hausse de trois quarts de point, la plus forte en près de trois décennies. Il a ainsi réaffirmé sans surprise l'engagement de la Fed à lutter contre cette inflation (8,6% aux USA selon les derniers chiffres pour le mois de mai) au plus haut de 41 ans. Pressé par les questions des sénateurs, le patron de la Fed a admis qu'il est "possible" que la hausse des taux entraîne une récession "Ce n'est pas du tout l'effet recherché, mais c'est certainement une possibilité", a-t-il ajouté, admettant qu'un atterrissage en douceur allait être "très difficile".

Pour autant, il a assuré qu'il y avait encore "des voies pour faire tomber l'inflation à 2% sans provoquer de conséquences aussi problématiques", et s'est montré confiant concernant la résistance de l'économie américaine, alimentant les espoirs "d'atterrissage maîtrisé".

"Durant l'année passée, l'inflation a clairement surpris à la hausse, et des surprises supplémentaires pourraient être en vue", s'est inquiété le patron de la Fed. Il a cependant souligné la résistance de l'économie américaine face au durcissement monétaire, alimentant les espoirs d'atterrissage maîtrisé. Il a jugé l'économie américaine toujours très solide, et capable de faire face à une politique monétaire plus dure. "L'économie américaine est bien positionnée pour gérer des hausses de taux supplémentaires", a lancé ainsi Powell, évoquant une économique "très forte" malgré ce début de durcissement et une inflation pesante.

Ainsi, la Fed demeure "fortement déterminée" à faire reculer l'inflation. Le rythme des prochaines hausses de taux dépendra des indicateurs et de l'évolution des perspectives économiques. "Nous prendrons nos décisions réunion après réunion", a expliqué le leader de la banque centrale américaine, qui maintient donc le cap alors même que la marge de manoeuvre de l'institution monétaire US semble de plus en plus limitée.

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