Goldman Sachs abaisse ses prévisions concernant la croissance américaine

Goldman Sachs abaisse ses prévisions concernant la croissance américaine

Goldman Sachs a abaissé sa prévision de croissance du PIB américain pour 2021 à un taux annualisé de 5,6% contre une estimation précédente de 5,7%,...

Goldman Sachs abaisse ses prévisions concernant la croissance américaine
Crédit photo © Reuters

(Boursier.com) — Goldman Sachs a abaissé sa prévision de croissance du PIB américain pour 2021 à un taux annualisé de 5,6% contre une estimation précédente de 5,7%, selon Bloomberg. La banque d'investissement a également abaissé sa guidance 2022 concernant le PIB US à 4,0% contre 4,4%. Les spécialistes de la banque évoquent une reprise retardée des dépenses de consommation après avoir intégré un frein plus durable du coronavirus.

Alors que le variant Delta ralentit donc la croissance, le Wall Street Journal s'inquiète pour sa part de la dernière menace pour l'économie américaine, la flambée des coûts de l'énergie, qui représentent 7% des dépenses de consommation selon les données du département du Travail. Les prix de l'électricité ont enregistré en août leur plus forte augmentation depuis début 2014. Cependant, les analystes ont fait valoir que la crise énergétique pourrait être moins grave pour les États-Unis, où les prix du gaz naturel ont augmenté moins qu'en Europe compte tenu de l'offre plus importante. Les chèques de relance ont permis aux ménages de se constituer une épargne, les mettant dans une meilleure position pour absorber les coûts plus élevés des services publics.

La crise énergétique alimente les inquiétudes quant aux implications pour la croissance économique mondiale. Les prix du charbon et du gaz continuent d'atteindre des records, tandis que le brut se négocie proche de sommets de sept ans. La diminution des approvisionnements énergétiques oblige les usines d'Europe et d'Asie à réduire leur production, exacerbant les pressions sur la chaîne d'approvisionnement et suscitant des inquiétudes quant à un environnement de stagflation où l'inflation reste plus élevée plus longtemps dans un contexte de ralentissement de la croissance. Cela place les banques centrales dans une relative impasse, où une erreur de politique dans l'un ou l'autre sens pourrait nuire à la demande globale ou aggraver l'inflation. Ce phénomène intervient alors que la dynamique de croissance avait déjà ralenti avec le variant Delta et l'affaiblissement de la croissance en Chine entraîné en partie par sa répression réglementaire et les problèmes d'endettement d'Evergrande.

Quoi qu'il en soit, le mauvais rapport sur l'emploi américain publié vendredi (seulement 194 000 créations de postes en septembre, mais une baisse 'magique' à 4,8% du taux de chômage) n'a pas fait réellement évoluer les anticipations concernant le 'tapering', réduction des achats d'actifs de la Fed. Mary Daly de la Fed de San Francisco a estimé qu'il était encore trop tôt pour affirmer que le marché de l'emploi 'calait'. Le consensus pour le mois de septembre était pourtant bien plus élevé, à près de 480 000 créations de postes. Le taux de chômage a certes reculé à 4,8%, contre 5,1% de consensus et 5,2% un mois avant, mais le taux de participation à la force de travail a baissé à 61,6% contre 61,7% en août. Le salaire horaire moyen a quant à lui augmenté plus que prévu, progressant de 0,6% par rapport au mois précédent, contre 0,4% de consensus et 0,4% en août. Jerome Powell, patron de la Fed, avait déjà prévenu qu'il ne s'attendait pas à un rapport sur l'emploi extraordinaire en septembre. Les plans actuels de la banque, qui entend lever progressivement son soutien, semblent donc intacts malgré ce rapport très mitigé.

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